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Après Tomko, Seyi vise les JO de Tokyo

Le Camerounais mettra sa carrière pro sur pause

SPO-GALA-BOXE
Photo d'archives

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Après son combat de samedi contre Devin Tomko, Wildred Seyi mettra sa carrière professionnelle en veilleuse pour quelques mois. Et il a une bonne raison. Le Camerounais tentera de participer à nouveau aux Jeux olympiques.

Celui qui a pris part aux Jeux de Rio en 2016 participera aux qualifications du continent de l’Afrique, qui se tiendront du 20 au 29 février au Dakar.

« J’ai pris cette décision avant d’arriver à Montréal, a indiqué Seyi dans une entrevue avec Le Journal de Montréal. J’ai encore l’objectif de remporter une médaille olympique. Je crois que je peux le faire.

C’est un objectif que je m’étais fixé avec mon père dès mes débuts à la boxe. Personne de mon pays ne m’a influencé. C’est ma volonté à moi. Je suis conscient que c’est très risqué pour ma carrière pro et le reste. Qui ne risque rien n’a rien. »

Lorsqu’un boxeur accède au niveau professionnel, il est rare de le voir retourner chez les amateurs afin de participer aux Jeux olympiques pour la deuxième fois. C’est le cas de Seyi.

Pourquoi le faire ? On sent que le protégé de Stéphan Larouche souhaite avoir une expérience olympique plus positive qu’en 2016.

« J’avais eu quelques soucis pendant ma préparation. J’avais aussi été victime d’une allergie alimentaire après mon premier combat et je ne me sentais pas bien pour la suite », a souligné Seyi.

Un autre monde

Même s’il boxait pour GYM chez les pros, Seyi a continué de se battre chez les amateurs au cours des deux dernières années.

Le dernier duel de l’athlète de 21 ans remonte à août dernier. Il s’est incliné par décision partagée devant Abdelrahman Salah dans un duel présenté au Maroc.

« C’est sûr que mes adversaires m’attendent de pied ferme. Depuis mes débuts chez les pros, j’ai gagné en force physique et en puissance. Chez les amateurs, c’est très différent. Je dois tout déballer en trois rounds. »

Ses entraîneurs Stéphan Larouche et Pierre Bouchard ont été compréhensifs quant au choix de leur poulain. Toutefois, Bouchard n’est pas convaincu par la démarche du boxeur.

« Il y tient tellement, a mentionné l’entraîneur. Pour différentes raisons, on n’y croit pas. Pour l’AIBA, amener des pros aux JO, ce sont des trophées de chasse. Pour les boxeurs, ce n’est pas évident de revenir à des combats de trois rounds.

Les amateurs et les pros, c’est comme deux sports différents. Pour le reste, on n’a aucune crainte, pourvu que Wilfred soit confortable dans sa décision. »

Tomko avant

Seyi (7-0, 3 K.-O.) affrontera l’Ontarien Devin Tomko (7-0, 3 K.-O.) pour le titre WBC jeunesse des mi-lourds, samedi au Centre Vidéotron de Québec.

« C’est un combat très important pour moi, a souligné le Camerounais. Depuis mon dernier combat, j’ai peaufiné quelques points de ma technique. J’ai une bonne idée pour savoir comment je vais attaquer.

Tomko a un style fonceur, mais je suis très à l’aise en contre-attaque. Je sais que je vais devoir dicter le rythme. »