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Baribeau prêt à faire sa niche

L’ex-gardien de but des Diables rouges évolue avec les Americans d’Allen dans la ECHL

Auteur d’une première victoire mardi soir, Dereck Baribeau, 20 ans, affiche une moyenne de buts alloués de 2,78 et un pourcentage d’arrêts de ,914 dans la ECHL. 
Photo courtoisie, Americans Allen Auteur d’une première victoire mardi soir, Dereck Baribeau, 20 ans, affiche une moyenne de buts alloués de 2,78 et un pourcentage d’arrêts de ,914 dans la ECHL. 

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Victime d’une blessure à l’aine qui a retardé ses débuts professionnels dans l’organisation du Wild du Minnesota, le gardien Dereck Baribeau a renoué avec un sentiment qu’il n’avait pas vécu depuis longtemps à son retour au jeu, mardi soir. Et il est maintenant plus affamé que jamais.

Baribeau a enregistré sa première victoire chez les professionnels dans un match de la ECHL en stoppant 29 lancers dans l’uniforme des Americans d’Allen, qui l’ont emporté 4-2 contre les Mavericks, à Kansas City.

La dernière fois que l’ancien portier des Remparts avait mis un crochet dans la colonne des victoires, c’était aussi loin que le 4 janvier dernier à Victoriaville, alors qu’il en était à un quatrième match avec le Drakkar de Baie-Comeau. Baribeau s’était alors blessé à la hanche en toute fin de rencontre.

Résultat : il avait été contraint de passer sous le bistouri et de mettre une croix sur le reste de la campagne. Et à son premier départ avec les Americans cette saison, la guigne s’est acharnée sur lui quand il s’est blessé à l’aine après seulement trois minutes de jeu.

« Je me mettais un peu de pression parce que les deux autres gardiens [de l’équipe] sont excellents [...] J’avais hâte d’en gagner une, il commençait à être temps. Ça faisait quasiment un an ! J’étais vraiment content après le match et les gars m’ont donné la rondelle après le match. Je vais la donner à mes parents », a raconté le principal intéressé en entrevue téléphonique avec Le Journal depuis Allen, au Texas, au lendemain de sa réussite.

Nouvelle vie

Si son mois d’absence lui a permis de se familiariser davantage avec le calibre de jeu de la ECHL, troisième ligue en importance en Amérique du Nord, le grand gardien de 6 pi 6 po s’est rapidement acclimaté à la vie de hockeyeur professionnel.

À Allen, ville située à une quarantaine de kilomètres au nord de Dallas, Baribeau vit sous le même toit que Gabriel Gagné et Alex Breton, deux autres Québécois membres du club affilié au Wild. Cette cohabitation, combinée à la température clémente au pays des cowboys, a grandement facilité son intégration à son nouvel environnement.

« Ça m’aide beaucoup de vivre avec eux. Puis, je n’ai pas de misère à être seul, je suis quand même assez débrouillard dans la vie. D’aller à l’aréna en gougounes, c’est différent.

C’est le fun de ne pas avoir de neige le matin sur mon char. On est partis sur la route à Cincinnati et il a commencé à neiger un peu, on dirait que je m’ennuyais quasiment de la neige. Je n’aurais pas pensé dire ça un jour », a lancé en riant le natif de L’Ancienne-Lorette.

Une étape à la fois

Sous contrat pour trois ans avec le Wild, Baribeau veut profiter des prochains mois pour prouver à ses patrons qu’ils ont eu raison de lui faire confiance. Il ne dirait pas non à un appel dans la Ligue américaine.

« Je dois gagner des matchs dans la ECHL et être constant. C’est à moi de faire ma place. Le développement d’un gardien, c’est plus long, et je ne dois pas me mettre trop de pression avec ça. Je ne dois pas brûler les étapes.

Je travaille encore avec Frédéric Chabot [responsable du développement des gardiens] et on se parle quasiment tous les jours. Je ne pense pas être hors des plans du Wild parce que je suis dans la ECHL. J’ai trois ans pour faire ma place et j’espère montrer que je suis un gardien d’avenir. »

Nicolas Savoie en a marre d’être blessé

Nicolas Savoie commence à en avoir ras le bol de voir son nom sur la liste des blessés.

Blessé au genou en début de saison, le défenseur des Remparts s’est de nouveau retrouvé sur la touche la semaine passée à la suite d’une mauvaise chute à l’entraînement, se blessant au dos et ratant les trois dernières rencontres.

Le Néo-Brunswickois a tenté un retour lors de la rencontre à Chicoutimi de dimanche, mais il ne se sentait pas suffisamment confortable pour poursuivre l’expérience.

« C’est frustrant. Je pense que je me sens mieux [...] Je pense que je jouais bien. Ça arrête là, mais quand je vais revenir, je vais reprendre ma confiance et ça va bien aller. C’est sûr que c’est plate que les blessures viennent stopper ma progression, et j’espère que c’est la dernière. Cela dit, quand je vais revenir, je vais être à 100 % et je vais m’assurer de continuer à bien jouer », confiait Savoie mercredi après une séance en gymnase. Il a participé à 14 des 23 rencontres des siens jusqu’ici.

Savoie se dit confiant de pouvoir être en uniforme demain lors du passage des Cataractes de Shawinigan. Son aide serait précieuse puisque les Remparts traversent actuellement leur pire séquence de la saison avec cinq défaites de suite (0-4-0-1), ayant notamment accordé 21 buts dans les trois derniers matchs.

Une liste secondaire

S’il est flatté d’avoir reçu la cote C sur la dernière liste de la Centrale de recrutement de la LNH en vue du prochain repêchage, ce qui signifie qu’il est considéré comme un espoir potentiel pour les rondes quatre à six, Savoie ne s’en formalise pas trop.

« Je ne regarde pas trop ça. J’ai des amis qui me textent pour me dire félicitations, et je les remercie, mais ce n’est pas quelque chose qui me passe par la tête souvent. Oui, je suis sur la liste, mais ça ne me dérange pas trop. Le but est d’être repêché à la fin de l’année, mais je ne pense pas que les listes et tout ça, ça vaut grand-chose », a assuré l’arrière de 17 ans.