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Coupe Vanier: des ex-joueurs tout aussi excités

Les membres du personnel entraîneur Byron Archambault et Gabriel Cousineau vivent la fébrilité de la finale d’une manière différente

Le coordonnateur des unités spéciales et responsable des secondeurs Byron Archambault porte fièrement sa belle moustache.
Photo Didier Debusschère Le coordonnateur des unités spéciales et responsable des secondeurs Byron Archambault porte fièrement sa belle moustache.

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Si les Carabins de l’Université de Montréal ne misent que sur quatre joueurs qui comptent une participation à la Coupe Vanier à leur actif, ils peuvent toutefois se tourner vers deux membres du programme qui ont joué un rôle clé dans la victoire ultime en 2014.

Le coordonnateur des unités spéciales Byron Archambault et l’entraîneur des receveurs Gabriel Cousineau étaient des acteurs importants dans la dramatique victoire de 20-19 face aux Marauders de McMaster au stade Percival Molson.

Les anciens secondeur et quart-arrière sont tout aussi excités que lorsqu’ils enfilaient les épaulettes. «C’est complètement différent, mais je suis autant excité, a mentionné Archambault. Comme coach, tu te concentres à la préparation mentale et à placer les joueurs dans de bonnes situations. C’est une partie d’échecs avec l’autre coordonnateur et c’est ce que je trouve intéressant.»

Cousineau abonde dans le même sens. «C’est différent parce que la journée du match, l’issue se retrouve entre les mains des joueurs. Après le match, tu as moins mal physiquement, mais tu as plus mal à la tête. Notre expérience peut aider. Tout le monde a hâte au match, mais tu dois profiter de ta semaine de préparation et ne pas te projeter trop loin. C’est la plus grosse partie de ta vie et tu dois profiter du moment. C’est une semaine vraiment différente mais, à la fin de la journée, tu ne dois pas oublier de t’amuser.»

Meilleurs souvenirs

Si les souvenirs de l’euphorie de la victoire ont disparu, Archambault se souvient très bien des petits moments qui ont jalonné la route vers le premier titre de l’histoire du programme. «Parce que tu es euphorique, les célébrations et le moment où tu soulèves le trophée m’échappent, mais je me souviens très bien de petits gestes qui ont fait une différence. Avant la tentative de placement en fin de match contre McMaster, moi, Mathieu Girard et Olivier Daoust-

Pichette, on s’est regardé dans les yeux sans dire un mot et on savait qu’on avait besoin d’un gros jeu.»

Avec 51 s 7 à égrainer au cadran, Girard a réalisé ce gros jeu en bloquant la tentative de placement de Tyler Crapigna pour sceller la victoire. À la Coupe Uteck une semaine plus tôt, Archambault s’était de nouveau retrouvé au cœur de l’action en fin de match. Après une belle série offensive des Bisons du Manitoba qui menaçaient sérieusement, il a recouvert un échappé provoqué par le maraudeur Anthony Coady pour freiner la remontée des champions de l’Ouest qui se sont inclinés au pointage de 29-26.

Archambault s’était aussi illustré à la Coupe Dunsmore. Son sac en prolongation avait forcé le Rouge et Or de l’Université Laval à tenter un long placement qui avait raté et confirmé la victoire des Bleus au pointage de 12-9.

La moustache de 2019

Si les joueurs de l’édition actuelle portent la moustache, ceux de 2014 s’étaient fait raser le coco. «Ce n’est pas la moustache qui nous permettra de réussir un jeu, mais c’est un geste unificateur, a indiqué Archambault. Quand tu dois te serrer les coudes, tu réagis mieux dans les moments difficiles. En 2014, nous étions un peu extrêmes et nous avions opté pour le rasage. Les gars de 2014, nous sommes encore très unis.»

À la poursuite d’une 3e Coupe Vanier

Le coordonnateur offensif des Dinos, Pat Sheahan (à droite), en compagnie de l’entraîneur-chef Wayne Harris.
Photo courtoisie, dinos de calgary
Le coordonnateur offensif des Dinos, Pat Sheahan (à droite), en compagnie de l’entraîneur-chef Wayne Harris.

La dernière année a été fertile en émotions pour Pat Sheahan.

Poussé vers la sortie après 19 ans à la barre des Gaels de Queen’s au terme de la dernière saison, le vétéran entraîneur qui a vécu 25 ans à Montréal devait se joindre aux Dinos de Calgary comme coach à temps partiel, avant que le départ de son fils Ryan vers Guelph, où il a accepté le poste d’entraîneur-chef des Gryphons, lui ouvre toutes grandes les portes avec les champions de l’Ouest qui lui ont offert un pacte de trois ans comme coordonnateur offensif.

«Dans une carrière d’entraîneur, des changements se produisent et tu dois t’adapter, a raconté Sheahan. J’ai été très, très chanceux d’obtenir une opportunité à Calgary. Je vis une expérience extraordinaire. Mon fils m’avait bien préparé la table.»

Québec au cœur

À sa dernière visite au PEPS en 2009, Sheahan et son fils avaient soulevé la coupe Vanier alors que les Gaels avaient effectué une remontée pour disposer des Dinos au pointage de 33-31, après avoir tiré de l’arrière 25-7 à la demie. «On ne parle pas beaucoup de ce match dans l’entourage de l’équipe, a-t-il souligné avec le sourire. Le Québec occupe une place importante dans mon cœur puisque j’y ai vécu 25 ans et que mes enfants y sont nés. C’est très, très spécial d’avoir l’opportunité de prendre part à une autre Coupe Vanier à Québec.»

Natif de l’Ontario, Sheahan a déménagé à Montréal pour ses études universitaires à McGill. Coordonnateur offensif de McGill lors de la conquête de la coupe Vanier en 1987, il a par la suite dirigé les Stingers de Concordia de 1988 à 1999, les menant à une participation à la rencontre ultime en 1998, avant d’accepter le poste à Queen’s en 2000.

À la Coupe Vanier, Sheahan croisera le fer directement avec son bon ami Danny Maciocia, qui dirige les Carabins, mais aussi qui est le coordonnateur défensif. «Quand j’étais à Concordia, je me souviens de Danny qui jouait quart-arrière dans les rangs midget à Saint-Léonard. Nous avons également travaillé ensemble avec l’équipe canadienne junior au championnat mondial de 2005, 2006 et 2007, et nous avions remporté deux titres en trois ans.»

Maciocia est très heureux que son ami ait pu retomber sur ses pattes. «Après 19 ans à Queen’s, il méritait mieux que ça. Je suis tellement content pour lui et j’ai énormément de respect. On va se voir au banquet de la Coupe Vanier et il va me faire des blagues en me demandant ce que je vais faire en défensive. Quand Bob Price a quitté les Alouettes pour la NCAA, je n’avais plus d’emploi et j’avais travaillé avec Pat à Concordia deux ou trois semaines avant que Dave Ritchie me ramène comme entraîneur des porteurs.»

La vitesse contre les gros gabarits

Le front défensif des Carabins sera confronté à une ligne offensive immense.

«Physiquement, c’est la plus grosse ligne offensive que nous allons affronter cette année, a mentionné l’ailier défensif des Carabins, Philippe Lemieux-Cardinal. Ce n’est pas la plus mobile, mais c’est la plus grosse. Comme ce fut le cas pendant la saison, nous devrons utiliser notre vitesse, notre agilité et notre poursuite. On respecte leur quart-arrière (Adam Sinagra) et on devra le garder dans la pochette afin de l’empêcher d’étirer le jeu.»

«Ils ont aussi de bons receveurs et un porteur de ballon (Robinson Rodrigues) assez physique, très agile, mais qui n’est pas le plus vite qu’on a vu cette saison, de poursuivre Lemieux-Cardinal. C’est l’une des équipes les plus complètes que nous allons affronter et il s’agira d’un bon défi. Comme nous l’a dit Danny [Maciocia], on doit profiter du moment parce que nous aurons un groupe complètement différent en 2020.»

Danny Maciocia abonde dans le même sens que son ailier défensif au sujet du gabarit imposant des joueurs de ligne offensive des Dinos. «Leur ligne est énorme, a mentionné l’entraîneur-chef des Carabins, et plus grande que certaines équipes dans la LCF.»

Sauf le bloqueur à gauche Logan Bandy, tous les autres partants pèsent 300 livres et plus. Les plus petits mesurent 6 pi 2 po.

Qui sera le quart?

Maciocia n’a pas tranché sur l’identité de son quart-arrière partant. «Il y a de fortes possibilités qu’on prenne notre décision seulement vendredi [demain], a-t-il indiqué. Même s’il était limité un peu, Frédéric (Paquette-Perrault) a pratiqué, lundi. À l’entraînement, nous étions loin de l’aspect physique que nous allons rencontrer lors du match. On va miser sur le quart-arrière qui sera en mesure de faire tout ce qu’on lui demande. Le plan de match est à 80 pour cent pareil peu importe l’identité du partant. Je suis à l’aise que les deux jouent.»

En relève lors de la Coupe Uteck à Acadia, samedi dernier, Dimitri Morand a bien fait.

Les Carabins pourraient très bien compter sur le retour au jeu du porteur de ballon Ryth-Jean Giraud. «Ryth-Jean a pratiqué, lundi, et ça s’annonce bien, mais on doit attendre le feu vert de l’équipe médicale, vendredi.»