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«Jusqu’au déclin» doublé en anglais avec l'accent québécois

Les acteurs du film assureront eux-mêmes leur doublage

Jusqu'au déclin
Courtoisie Bertrand Calmeau

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L’accent anglais québécois voyagera à travers le monde en 2020 grâce à Netflix. Le géant du streaming a retenu les services des acteurs du film Jusqu’au déclin pour assurer eux-mêmes leur doublage dans la langue de Shakespeare, a appris Le Journal.  

Premier long métrage québécois financé par Netflix, Jusqu’au déclin devrait sortir en 2020. Réalisé par Patrice Laliberté, ce thriller nordique réunit Réal Bossé, Marc-André Grondin, Guillaume Cyr, Marilyne Castonguay, Marc Beaupré, Marie-Evelyne Lessard et Guillaume Laurin. À la suite du tournage, qui s’est déroulé l’hiver dernier dans les Laurentides, tous ces acteurs ont été réengagés pour doubler leurs personnages respectifs en anglais, qu’ils aient un accent ou non.  

«Ils ont pris le même cast pour faire nos voix», nous confirme Marc-André Grondin.  

Pas dénaturé  

Selon le comédien, il s’agit d’une bonne nouvelle puisque le long métrage gardera sa couleur foncièrement québécoise, peu importe la langue dans laquelle les gens choisissent de l’apprécier.  

«S’ils décident de regarder le film en anglais, ce n’est pas une version dénaturée ou américanisée qu’ils vont avoir, déclare Grondin. Ça va être nous avec nos accents. Pour moi, c’est une belle façon d’introduire la culture québécoise francophone à l’extérieur. Du côté de Netflix, ça montre une belle ouverture.»  

Un beau risque  

Peu de détails ont coulé par rapport au scénario du film Jusqu’au déclin. On parle d’une histoire de survivalisme qui tourne au vinaigre.  

Ce long métrage produit par Couronne Nord, une boîte québécoise derrière plusieurs courts métrages, fait partie d’une entente somme toute controversée du gouvernement fédéral de Justin Trudeau avec Netflix, en vertu de laquelle le géant mondial s’est engagé, en 2017, à investir 500 millions $ sur 5 ans dans des productions canadiennes.  

Bien qu’il regarde d’un mauvais œil les « grosses compagnies » qui évitent de payer des impôts au Canada, Marc-André Grondin est fier d’avoir participé au tournage de Jusqu’au déclin. «Netflix a produit Jusqu’au déclin, un film de genre d’un gars de 32 ans qui n’avait jamais fait de long métrage. Ils ont pris un risque. Ça lance un message très intéressant aux diffuseurs, aux décideurs, comme la SODEC et Téléfilm : on peut peut-être prendre une chance de temps en temps avec des jeunes cinéastes.»