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Poupée enfant érotique: la défense veut faire exclure de la preuve les 3700 sites web visités

Antoine Gagnon, accusé.
Photo Stevens Leblanc Antoine Gagnon, accusé.

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Une requête en exclusion de preuve a été présentée par la défense afin que le juge ne prenne pas en compte les 3700 sites visités par l’ex-avocat.

Accusé de possession et d’importation de pornographie juvénile, Antoine Gagnon aurait visité quelque 3700 sites internet de toutes sortes avant la livraison de la poupée érotique, en avril 2017.

De ces visites, l’enquêteur au dossier a indiqué que 3 % de celles-ci avaient un lien avec des poupées d’apparence adolescente et 0,5 % menaient vers des poupées d’apparence enfantine.

La défense a toutefois déposé une requête en non-divulgation de preuve pour mauvaise réputation afin que le juge Jean Asselin exclue cette preuve de son analyse.

Cette requête sera débattue jeudi.

Douanier

Entre-temps, un agent des services frontaliers qui a ouvert le colis après avoir établi qu’il s’agissait probablement d’une poupée juvénile en silicone a témoigné.

Dans son enquête, l’agent a fait des recherches qui lui ont permis d’établir que la poupée commandée par l’homme de 31 ans avait été achetée pour 359,10 $ US (480 $ CAN).

Après avoir fait entendre ce témoin, la Couronne a déclaré sa preuve close.

La défense fera savoir après l’audition de la requête en exclusion de preuve si elle entend faire témoigner l’accusé.