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«Mon salaire n’est pas payé par Desjardins», dit José Fernandez

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L’expert en cybersécurité José Fernandez, qui a témoigné jeudi pendant la commission parlementaire sur les fuites de données chez Desjardins, a défendu son impartialité en soirée sur les ondes de LCN. 

La chaire de recherche industrielle en cybersécurité et intelligence artificielle (IA) de José Fernandez a conclu une entente de partenariat de 1,25 million $ sur cinq ans avec Desjardins.  

Néanmoins, M. Fernandez se défend d’être biaisé en faveur de la coopérative financière québécoise. «Mon salaire n’est pas payé par Desjardins. C’est normal que des intellectuels se prononcent sur ce genre de choses là», a-t-il insisté. 

M. Fernandez avance qu’on lui a demandé de témoigner sur le «phénomène général de la fuite de données», et non sur l’incident chez Desjardins en particulier. 

«Est-ce que Desjardins est meilleure que les autres? Ce n’est pas à moi de le commenter. Mais l’industrie financière canadienne est très consciente du problème et essaie de faire des efforts dans cette direction. Le fait qu’ils financent des chaires de recherche est la preuve qu’ils s’intéressent à la question. Je ne serais pas le seul à le dire.» 

Apparence de conflit d'intérêts 

En entrevue, l’expert en cybersécurité a reconnu l’apparence de conflit d’intérêts que sa présence à la commission parlementaire impliquait. Cependant, il estime qu’elle était nécessaire. «L’importance de mon message faisait en sorte que j’ai accepté de témoigner, en déclarant mon conflit d’intérêts», a-t-il dit. 

«Il faut comprendre que le problème n’est pas les fuites, mais le fait qu’on se base sur des informations personnelles pour s’authentifier. C’est ça qui fait en sorte qu’on est vulnérables», a-t-il tenu à souligner. 

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