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SQDC: un projet-pilote permettra de recevoir son pot le jour même

GEN-OUVERTURE D'UNE BOUTIQUE DE LA SQDC
Photo d'archives, Agence QMI

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La Société québécoise du cannabis (SQDC) va lancer prochainement un projet-pilote de livraison de cannabis à domicile le jour même à Montréal.  

« Nous avons le mandat de migrer les consommateurs du marché noir vers le marché légal. C’est une mesure supplémentaire pour permettre d’accomplir ce mandat parce que la proximité et l’instantanéité sont deux choses qui sont recherchées », explique le porte-parole de la SQDC, Fabrice Giguère.  

La Société d’État a lancé un appel d’offres le 20 novembre dernier pour trouver une entreprise qui serait prête à faire le travail.  

Six à neuf mois  

Le porte-parole a indiqué au Journal que le projet-pilote devrait durer de six à neuf mois et qu’il serait élargi à toute la région métropolitaine si l’expérience s’avérait concluante.  

La compagnie de livraison devra venir chercher les commandes au centre de gestion de colis de la SQDC comme Postes Canada le fait déjà pour les livraisons moins rapides.  

Cette situation ne nécessiterait donc pas de personnel supplémentaire au sein de la Société d’État, selon le porte-parole.

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Ce dernier ne pouvait pas donner une idée de tarif sur la livraison ou mentionner si l’expérience serait rentable puisqu’ils n’ont pas encore mené le projet-pilote.  

L’initiative a été bien reçue par des gens de l’industrie qui croient qu’il s’agit d’un pas dans la bonne direction pour encourager les gens à se tourner vers le marché légal.  

« Le “pusher”, il est partout en ville et il livre 24 h/24 h. C’est bien de pousser plus loin pour se mettre au diapason avec ce qui se passe sur le terrain », souligne Michel Timperio de l’Association québécoise de l’industrie du cannabis.  

Frais de livraison  

Daniel Blackburn de VertMédic considère cependant qu’il s’agit d’une « belle nouvelle, mais dans un ensemble de mauvaises nouvelles ».  

Il considère que cette initiative prise seule n’est pas suffisante pour contrer le marché noir si on laisse l’âge minimal pour consommer du cannabis légal à 21 ans et qu’on interdit de nombreux produits comestibles à base de cannabis.  

« Le ministre Carmant dit qu’il veut protéger les enfants, mais il vient d’abandonner les 18-20 ans », soupire-t-il.  

M. Blackburn espère aussi que les frais de livraison ne seront pas trop élevés pour ne pas décourager les consommateurs de se tourner vers le marché légal.  

« Notre fameux Steve qui vend dans la rue. Il peut te livrer gratuitement que ce soit 1 gramme ou 1 once. Il faut que les prix puissent compétitionner le marché noir », insiste celui qui est également consultant en cannabis médical.