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Tramway: enfin des réponses

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Il s’est dit et écrit tant d’idioties à propos du tramway à Québec qu’il était particulièrement intéressant d’écouter les résultats de véritables études visant à déterminer l’impact réel d’un tel mode de transport en termes de bruit et de vibrations.

Il n’y a qu’à voir des tramways récents en service pour constater que ce mode de transport n’est pas de ceux qui dérangent en termes de bruit et de vibrations.  

Sauf qu’au pays des théories du complot, des rumeurs et des supposées conspirations, il s’en fallait de peu pour croire que le passage du tramway allait faire sursauter les gens dans leur salon...  

Les études sérieuses, pourtant, démontrent le contraire : le tramway est en réalité plus silencieux que l’autobus ou la voiture. À Québec, il n’y a en fait pas d’enjeu sur ce plan, sauf pour des zones particulières, et il existe tout un éventail de méthodes correctrices. 

On a pu obtenir une excellente démonstration de ces faits jeudi, lors de la présentation des résultats d’études vibratoires et d’impact acoustique par Éric Augis, responsable de ce dossier chez Systra. 

On apprend dans cette étude qu’à Québec, le tramway améliorera même la situation en matière de bruit, une fois les méthodes d’atténuation classiques mises en place.  

Comme elle l’a fait pour de nombreuses villes depuis 60 ans, la firme Systra accompagne Québec pour le tramway. Firme qui a construit le plus de lignes de tramways dans le monde, elle a travaillé sur les projets de Nice, Washington et Bordeaux. 

Éviter les erreurs

Ce genre d’étude permettra par ailleurs de s’assurer que les mesures d’atténuation seront bel et bien mises en place à Québec. Elle présente également l’avantage d’éviter de répéter des erreurs commises dans certains projets, qu’on pense à celui de Tours, qu’évoquait jeudi un résident du secteur Pie-XII.  

Ce tramway grince dans certaines courbes, ce dont se plaignent avec raison des riverains. Toutefois, en s’y intéressant de plus près, on constate que ni le meulage ni le système de graissage embarqué sur des rails n’ont été mis en place lors de la conception, ce qui sera envisagé pour Québec, comme l’a exposé jeudi M. Augis. 

Secteur sensible

À propos du secteur Pie-XII, on peut très bien comprendre les citoyens de s’inquiéter et de suivre de près la situation. Considéré comme l’une des zones sensibles, ce secteur nécessite des mesures d’atténuation particulières qui ont été expliquées aux journalistes jeudi. 

M. Augis était formel : des cas compliqués où installer des tramways, l’entreprise en a vu, et celui de Québec en est loin. Voilà un autre bon argument à savoir que la Ville, dans ce dossier, n’a pas droit à l’erreur.