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PLQ: c’est parti!

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C’est samedi que débutera la course à la chefferie du Parti libéral du Québec.

Je le sais, nombreux sont ceux qui se disent «ouin, pis?», en lisant cette phrase. Il est vrai que le PLQ ne génère que peu ou pas de passion dans une grande partie de l’électorat francophone.

Histoire riche

Pourtant, ce parti a grandement contribué à dessiner les contours du Québec que nous aimons. Qu’il s’agisse du droit de vote aux femmes sous la gouverne d’Adélard Godbout, de la nationalisation de l’électricité avec Jean Lesage, de l’instauration de l’assurance-maladie et la mise sur pied du chantier de la Baie-James avec Robert Bourassa ou la création du Régime québécois d’assurance parentale sous Jean Charest, il faut être têtu comme une mule pour ne pas reconnaître le rôle de ce grand parti dans notre histoire.

C’est pourquoi il sera grandement intéressant de voir de quelle manière la course à la succession de Philippe Couillard saura constituer le début d’un repositionnement salvateur pour les rouges.

Débat d’idées

Car il n’est pas uniquement question de donner un bon spectacle pour les observateurs aguerris et pour les électeurs. C’est certes divertissant de voir quelques bons jabs s’échanger entre adversaires, mais ce n’est pas tout. Les militants libéraux ont soif d’un débat d’idées nouvelles. Ils veulent voir leur parti oser, proposer, se démarquer.

Il sera assurément intéressant de voir Dominique Anglade et Alexandre Cusson effectuer des démonstrations de force à Sherbrooke, en fin de semaine. Et de voir si d’autres choisiront de se lancer. Mais plus que tout, le temps est maintenant venu d’entendre ce que ces femmes et ces hommes ont à dire.

Avant d’espérer obtenir la confiance des Québécois, ils devront d’abord gagner celle du parti d’ici le printemps prochain. En ce sens, j’ai hâte de longer les corridors du Conseil général pour prendre le pouls des militants libéraux.