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Opération de sauvetage: la conjointe de l’explorateur Grégory Slogar va le rejoindre au Pérou

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MONTRÉAL | La conjointe de Grégory Slogar, ce Québécois qui tente de devenir le premier à traverser d’est en ouest le glacier Quelccaya, au Pérou, a décidé d’aller à son aide.

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M. Solgar doit être évacué d'un glacier où il se trouve, puisqu’il a presque perdu la vue.

Le vol de Marie-Josée Dubouilh en direction du Pérou devait quitter l’Aéroport international Pierre-Elliot-Trudeau en fin d’après-midi, samedi.


«Il aura besoin d’aide et ce sera moi qui irai à sa rencontre, a raconté Mme Dubouilh. Je suis en mission, il faut faire ce qu’il faut. Tout va bien aller. On contrôle ce qu’on contrôle, pis le reste il faut gérer.»


La tâche qui s’annonce déjà difficile en raison des conditions météorologiques pourrait se compliquer davantage dans ce secteur de la cordillère des Andes. La batterie du téléphone satellite de M. Slogar est presque vide.
Les soucis de santé de l’explorateur exigeront aussi des soins après son sauvetage, selon Mme Dubouilh.


«[Vendredi], en lui parlant, il m’a dit qu’une fois sortie d’ici que ce n’était pas finit pour lui, a-t-elle expliqué au bout du fil. Même si sa situation s’améliore, il aura besoin de soins.»


L’entrepreneur québécois a presque perdu la vue au matin de la quatrième journée d’une expédition qui devait s’allonger sur six jours.

Rayons ultraviolets

Selon l’alpiste québécois, Mario Dutil, interviewé par LCN, les conditions sont de plus en plus difficiles en montagne, ce qui peut affecter les yeux.

«Depuis quelques années, a-t-il expliqué, l’intensité des rayons ultraviolets du soleil augmente radicalement. En fait, ils augmentent de 10 % à tous les 1000 mètres d’altitude.»

Grégory Slogar et son guide de haute montagne Emanuel Rocha sont en attente en haut d’un glacier qui a une altitude moyenne de 5470 mètres. Les hélicoptères ne peuvent s’y rendre et les conditions météorologiques compliquent aussi une éventuelle évacuation.

Un plan devait être établi afin de les descendre à plus basse altitude, où un hélicoptère pourra ensuite les cueillir.


Il n’est pas exclu que les deux hommes décident de poursuivre leur périple jusqu’au bout s’il est possible de le faire sans risque.