/world/pacificasia
Navigation

Révélations explosives: un espion chinois place son pays dans l’embarras

Révélations explosives: un espion chinois place son pays dans l’embarras
AFP

Coup d'oeil sur cet article

L’homme identifié samedi par les médias australiens comme un ex-espion chinois, auteur de révélations explosives sur certaines des méthodes d’infiltration et de manipulation de la Chine à Hong Kong, est en fait un fraudeur en fuite, a affirmé la police chinoise. 

Wang Liqiang, 26 ans, a été reconnu coupable d’une fraude à l’importation d’automobiles d’un montant de 653 000$ en 2016 et condamné à 15 mois de prison avec sursis par un tribunal de la province du Fujian (est), a déclaré la police de Shanghai dans un communiqué. 

Son passeport chinois et sa carte de résident à Hong Kong sont des «faux», selon la police. 

En revanche, selon le groupe de presse australien Nine, Wang Liqiang a fourni au contre-espionnage australien l’identité d’officiers supérieurs du renseignement militaire chinois basés à Hong Kong, et des détails sur la façon dont ils opèrent. 

Dans des entretiens avec plusieurs médias, dont le quotidien Sydney Morning Herald, le jeune homme affirme que Pékin contrôle secrètement des entreprises privées afin de financer de la collecte d’informations sur des dissidents ou encore l’infiltration de médias. 

Dans l’ancienne colonie britannique rendue à la Chine en 1997, Wang Liqiang dit également avoir participé à des cyberattaques visant des dissidents, et recruté des étudiants de Chine continentale afin de noyauter les organisations étudiantes. 

Wang Liqiang dit aussi avoir aidé à l’enlèvement en 2015 d’un des cinq libraires hongkongais dissidents qui avaient mystérieusement disparu avant de réapparaître en détention en Chine continentale. 

Parmi les puissants agents implantés à Hong Kong figurait un haut responsable d’une grande chaîne de télévision asiatique qui était en fait «un responsable militaire», affirme Wang Liqiang. 

L’article ne s’étend pas sur les opérations d’espionnage qui auraient été menées sur le sol australien. 

L’ex-espion chinois est actuellement à Sydney avec sa femme et son enfant, et a demandé l’asile politique à l’Australie, selon Nine.