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Coupe Davis: l’Espagne renverse le Canada en finale

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Après avoir déjoué les pronostics tout au long de la semaine en Coupe Davis, le Canada s’est finalement incliné 2 à 0 en grande finale contre l’Espagne, dimanche, à Madrid. C’est nul autre que Rafael Nadal qui a confirmé la victoire des favoris de la foule en défaisant Denis Shapovalov en deux manches de 6-3 et 7-6 (7) dans le deuxième match de simple. 

Précédemment, Roberto Bautista Agut avait donné l’avance aux siens en s’imposant en deux manches de 7-6 (3) et 6-3 devant le Québécois Félix Auger-Aliassime, qui en était à son premier match du tournoi. 

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Toute la pression reposait donc sur les épaules de Shapovalov, qui devait remporter son affrontement contre Nadal pour créer l’égalité et forcer la tenue d’un match de double décisif. Le défi était énorme pour le Canadien de 20 ans, d’autant plus que le numéro 1 mondial présentait une fiche de 28-1 en simple en Coupe Davis avant leur duel. Sa seule défaite en simple dans le cadre de ce tournoi, il l’a subie en 2004. 

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Nadal a su profiter de ses chances au premier set, au cours duquel il a obtenu l’unique bris de service. Shapovalov n’a pas baissé les bras. La 15e raquette mondiale a entrepris la deuxième manche avec beaucoup d’aplomb. Elle s’est même offert une balle de bris au sixième jeu, qui aurait pu lui permettre de prendre les devants 4-2. Mais l’Espagnol a réussi à se sortir d’embarras. 

Malgré la ténacité et le jeu inspiré de Shapovalov, qui a même obtenu un point de manche, Nadal a finalement eu le dernier mot au bris d’égalité. Il a ainsi procuré un sixième titre à l’Espagne en Coupe Davis, un premier depuis 2011. 

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«Dans la deuxième manche, honnêtement, je sentais que j’étais le meilleur joueur, a dit Shapovalov en conférence d’après-match. Je servais bien et il a fait du bon travail pour s’accrocher. Il a joué vraiment bien dans le bris d’égalité et mentalement, il s’est remis rapidement des deux balles de match échappées.» 

«C’était un dur match, mais l’ambiance était vraiment le fun. C’est assez spécial de jouer dans des circonstances pareilles contre le numéro un au monde, devant sa foule. Bien sûr, c’est plate de perdre, mais c’est une belle expérience d’apprentissage pour moi.» 

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Pas le retour espéré pour Auger-Aliassime 

De retour au jeu après avoir été ennuyé par une blessure à une cheville, Auger-Aliassime a goûté à la médecine de Bautista Agut, neuvième joueur mondial. De retour au sein de l’équipe espagnole après s’être absenté pendant la semaine en raison du décès de son père, Bautista Agut a été solide comme le roc et a laissé bien peu de chances à son jeune adversaire. 

Détenteur du 21e rang mondial, Auger-Aliassime a tenu tête à son rival au cours de la première manche. Les deux joueurs ont conservé leur service jusqu’au bris d’égalité, dont l’Espagnol de 31 ans a rapidement pris le contrôle. 

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Le Québécois de 19 ans n’a pas réussi à se replacer dans le match par la suite et s’est souvent montré erratique. Bautista Agut n’a d’ailleurs pas tardé à se forger une avance de 3-0. Il a terminé le travail en gagnant les quatre points du jeu final. 

«Dans le premier set, je servais bien, je me donnais des chances de briser. Plus la manche avançait, mieux je retournais. Mais je n’ai pas joué un bon bris d’égalité et au deuxième set, mon service m’a laissé tomber. De son côté, il était de plus en plus solide, il frappait ses cibles. En fait, je pense qu’il les a frappées tout au long du match», a dit Auger-Aliassime, qui jouait un premier match depuis le 9 octobre. 

«C’est décevant de finir sur cette note, surtout après tous les efforts qu’ont fait Vasek (Pospisil) et Denis cette semaine. On je vais apprendre et revenir.» 

Le Canada en était à une première présence au tour ultime de la Coupe Davis. Il a terminé en tête de son groupe devant l’Italie et les États-Unis au tour préliminaire, avant de défaire l’Australie et la Russie en ronde éliminatoire.