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Dicaire gagne un combat sans saveur

La Québécoise demeure championne du monde avec une victoire par décision unanime contre Suarez

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 QUÉBEC | Marie-Ève Dicaire n’a pas été inquiétée lors de la troisième défense de son titre mondial IBF des super mi-moyens présentée devant une foule de 2361 spectateurs samedi soir au Centre Vidéotron. 

 La Québécoise (17-0) a utilisé sa vitesse et son jeu de jambes pour dominer la Vénézuélienne Ogleidis Suarez (29-4-1, 13 KO) d’un bout à l’autre. Et les juges ont vu la même chose en remettant des cartes de 100-90, 100-90 et 99-91. 

 Dicaire a fait ce qu’elle avait à faire pour gagner. Toutefois, Suarez a offert une opposition décevante. On s’attendait à beaucoup mieux de sa part et le spectacle en a souffert. 

Photo Didier Debusschere

 «J’ai vécu un rêve du début à la fin, a souligné Marie-Ève Dicaire. Pour ma part, j’ai livré un très bon combat et je pense avoir démontré de nouvelles habiletés et des choses que je ne faisais pas dans le passé. 

 Par contre, je pense qu’on a encore des petites choses à travailler. Je n’ai pas été en mesure d’appliquer le plan de match à la lettre. Cette fois-ci, ce fut un peu plus difficile de le faire.» 

 Son entraîneur Stéphane Harnois abondait dans le même sens. 

 «Marie-Ève a bien boxé. Il y a des choses qui ont bien fonctionné et d’autres moins, a-t-il souligné. Parfois, on n’est pas toujours capable d’appliquer la stratégie qu’on veut. 

 «Je n’ai pas voulu changer parce que je pensais que Marie-Ève aurait été en mesure de l’appliquer comme il le faut. Ce n’est pas la fin du monde.» 

 Victoire pour Zewski  

 

Photo Didier Debusschere

 

 D’autre part, Mikaël Zewski avait besoin d’une victoire pour se donner une chance d’obtenir un combat d’envergure en 2020. Non seulement il a atteint son objectif, mais il l’a fait avec panache, hier soir.  

 

 Zewski (34-1, 23 K.-O.) a signé un gain par knock-out contre le Mexicain Alejandro Davila (19-1-2, 7 K.-O.) au 10e assaut.  

 

 Du même coup, il a mis la main sur le titre IBF nord-américain des 147 lb en plus de conserver sa ceinture NABO.  

 

 Zewski a été en contrôle du début à la fin même si Davila a tenté de l’amener dans une guerre. Après une bonne première moitié de combat, il est passé en deuxième vitesse pour réussir son knock-out au dernier round.  

 

 « Tu veux toujours finir ton combat avec un point d’exclamation et c’est ce qu’on a réussi, a mentionné Zewski. J’ai été en contrôle durant tout le combat. On s’attendait à plus de hargne de la part de Davila.  

 

 « En deuxième moitié de combat, j’ai laissé aller mes mains.»  

 

 Son entraîneur était très satisfait de la performance de son poulain.  

 

 « On voulait bâtir une victoire et c’est ce qu’on a fait, a souligné Jean Zewski. On l’a fait en bâtissant des combinaisons. »  

 

 Le boxeur de 30 ans est prêt pour un gros défi à son prochain combat, même s’il s’appelle Terence Crawford, le champion WBO des 147 lb.  

 

 Premier titre pour Seyi  

 

 Dans un combat de championnat du monde qui ne passera pas à l’histoire, l’Américaine Raquel Miller (10-0, 4 K.-O.) est devenue championne féminine WBA intérimaire des poids super mi-moyens.  

 

 Elle a vaincu la Mexicaine par décision unanime (98-92 x 2 et 99-91). Miller pourrait affronter Marie-Ève Dicaire dans une unification en mars prochain.  

 

 Avant les combats principaux, Wilfried Seyi (8-0, 4 KO) a remporté sa première ceinture chez les professionnels. Et il l’a fait avec panache. Le Camerounais l’a emporté par knock-out technique au huitième et dernier round contre l’Ontarien Devin Tomko (7-1, 3 KO) pour mettre la main sur le titre jeunesse WBC des mi-lourds.  

 

 Le protégé de Pierre Bouchard a bien préparé son attaque qui a mis fin à l’affrontement.  

 

 Il a servi une combinaison rapide au corps et à la tête. Tomko était gelé debout, mais l’arbitre l’a laissé continuer pendant quelques secondes. Seyi a fini le travail avec une solide droite.  

 

 « Cette ceinture représente beaucoup de travail dans le gymnase, a souligné Seyi. Ce fut un combat très difficile et Tomko était venu pour me casser. Ce fut une bonne expérience et j’ai été en mesure de gérer mes énergies. »  

 

 Une nulle pour Houle  

 

 Avant le combat de Seyi, Marie-Pierre Houle (2-0-1, 1 K.-O.) est demeurée invaincue, alors qu’elle a dû se contenter d’un verdict nul (38-38 x 2, 39-37) contre la Tchèque Linda Dostalkova (2-0-1).  

 

 Dans les autres combats de la soirée, il faut noter les victoires de Simon-Pierre Adde et Yan Pellerin.  

 

 Dans le calepin...  

 

 

 ♦ Quelques heures avant le gala de GYM, Lucian Bute a fait un saut au Bonne Entente. L’ancien champion du monde était tout sourire. Il ne s’ennuie aucunement de la boxe. Depuis le début de sa retraite, il a passé beaucoup de temps avec ses enfants.  

 

 ♦ Le prochain combat d’Erik Bazinyan (23-0, 17 K.-O.), prévu pour le milieu de décembre en Californie, est finalisé à 99 %, selon le promoteur Camille Estephan. On s’attend à ce que la confirmation vienne dans les prochains jours.  

 

 ♦ Stéphan Larouche n’était pas dans le coin de Wilfried Seyi. Comme on le sait, il est en plein milieu du camp d’entraînement de Jean Pascal à Porto Rico. Pascal montera sur le ring le 28 décembre prochain à Atlanta, alors qu’il affrontera le Suédois Badou Jack dans la première défense de son titre WBA régulier des mi-lourds.  

 

 ♦ Pour des raisons nébuleuses, Adonis Stevenson et sa conjointe Sisi God ne se sont pas présentés à Québec. C’est dommage parce que l’ancien champion du monde WBC devait être honoré par le Groupe GYM. Le scénario aurait été parfait.  

 

 ♦ Le Britannique John Ryder, celui qui devait affronter David Lemieux avant que le Québécois subisse une blessure, a livré toute une bataille au champion Callum Smith.  

 

 ♦ Lors du Championnat du monde WBA des super mi-moyens féminins, Raquel Miller et Alma Ibarra ont décidé de prendre des gants de dix onces au lieu de huit onces. Il est rare que deux pugilistes prennent une telle décision avant un combat.