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Keefe a l’ADN d’un champion

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Photo AFP Sheldon Keefe maintenant à la barre des Maple Leafs.

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Depuis qu’ils ont changé d’entraîneur, les Maple Leafs de Toronto n’ont pas encore subi la défaite. Bien sûr, l’échantillon est mince. Toutefois, c’est un bon départ pour Sheldon Keefe qui en est à ses premiers pas dans la LNH.   

Je n’ai pas été surpris d’apprendre la nomination de Keefe au poste d’entraîneur-chef des Maple Leafs la semaine dernière. À première vue, on peut penser que c’est une décision qui a été prise avec un sentiment d’urgence. Je ne suis pas sûr.  

Le directeur général Kyle Dubas jonglait avec cette possibilité depuis un certain temps surtout qu’il était à couteaux tirés avec Mike Babcock. Il savait qu’il avait un candidat potentiel très solide derrière le banc de sa filiale dans la Ligue américaine.   

J’ai eu le privilège de côtoyer Keefe pendant la semaine de la Coupe Fred-Page (championnat junior A de l’Est du Canada) en 2011. Avec ses Lumber Kings de Pembroke, équipe dont il était le propriétaire, il avait remporté les grands honneurs du tournoi qui se déroulait à Terrebonne.   

Durant les célébrations, son attitude m’avait frappé. Keefe souriait, mais ses élans de joie étaient contrôlés. Il était sobre dans ses réponses comme s’il n’avait rien gagné.   

Le prochain niveau  

Keefe était déjà en train de penser à la prochaine étape : la préparation de son équipe pour le championnat canadien.   

Pour ceux qui ne connaissent pas beaucoup ce tournoi, le niveau de jeu est assez relevé. Les équipes de l’Est canadien rivalisent avec des équipes de l’Ouest qui sont souvent plus puissantes qu’elles. Gagner la Coupe Banque Royale, c’est un défi énorme. 131 équipes veulent mettre la main sur ce précieux trophée chaque année.    

Les Lumber Kings de Keefe y sont parvenus en battant une formation qui comptait une dizaine de joueurs de 20 ans. Tout un tour de force.   

Un an plus tard, l’entraîneur s’est retrouvé dans la Ligue junior de l’Ontario avec les Greyhounds de Sault-Sainte-Marie pour deux saisons et demie. Malgré de bonnes fiches en saison régulière, Keefe n’a pas été en mesure de les amener jusqu’au bout.   

En 2015, il a pris les rênes des Marlies de Toronto, la filiale des Leafs dans la Ligue américaine. Pendant ses quatre premières campagnes, la formation torontoise n’a pas raté les séries une fois en plus de développer plusieurs jeunes espoirs qui sont maintenant avec le grand club.   

De la pression  

Keefe remplace donc Mike Babcock après avoir amorcé sa carrière d’entraîneur en 2006. Un parcours qui peut être rapide pour certains, mais pas pour Keefe. Ce qui est rassurant pour les partisans des Leafs, c’est qu’il n’a pas brûlé les étapes.   

Est-ce qu’il sera en mesure d’amener les Leafs à la terre promise dès cette année ? Je ne le sais pas. Il doit commencer par relancer les gros canons de son équipe et gagner des matchs.   

Puis, il doit tenter d’obtenir une place en séries. C’est dans le domaine du possible. Keefe n’a jamais raté les séries depuis qu’il est entraîneur. Ce n’est pas banal dans le hockey d’aujourd’hui.   

Il doit trouver les bons mots pour regrouper ses nouveaux joueurs et le bon système pour les relancer sur la glace. Encore là, je ne suis pas inquiet pour l’entraîneur de 39 ans.   

Tout ce qu’il touche se transforme en or. C’est ça avoir l’ADN d’un champion.   

Coupe Davis : l’expérience a eu le dernier mot  

  

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Photo AFP

J’ai suivi avec intérêt le parcours de l’équipe canadienne jusqu’à la finale de la Coupe Davis. Sans Milos Raonic, le Canada a prouvé qu’il avait sa place avec les grandes nations. Le nouveau format du tournoi a favorisé les représentants de l’unifolié. En finale, c’est l’expérience des Espagnols qui a fait la différence dans le résultat. Denis Shapovalov et Félix Auger-Aliassime ont acquis une expérience qui n’a pas de prix. Pour le tennis canadien, c’est un autre grand pas en avant.   

La pierre à la défensive du CH  

  

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Photo Ben Pelosse

Le Canadien a subi une défaite dont on entendra parler longtemps. Avec une bonne avance, les hommes de Claude Julien ont décidé de lever le pied. Une erreur à ne pas commettre dans la LNH en 2019. La défensive du CH a été bafouée sur toute la ligne. Et l’homme de 10 M$ ? Ordinaire. Ce qui me dérange chez Price, c’est son langage non verbal après les buts de l’adversaire. Il semble souvent démoralisé. Comme leader, il doit éviter de s’écraser alors que ses coéquipiers regardent dans sa direction durant les moments difficiles.    

Les Carabins ont été trop audacieux  

  

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Photo Ben Pelosse

Les Carabins n’ont pas été déclassés à la Coupe Vanier. Ils ont tenu leur bout pendant la majorité du match. Toutefois, je crois qu’ils ont été trop agressifs surtout sur les unités spéciales. Un jeu truqué dans une finale, c’est une bonne idée. En tenter deux ? C’est audacieux même si tu penses que ça peut faire tourner l’avantage de ton côté. Les Carabins n’ont pas à rougir de leur saison. Du beau boulot. La question que tout le monde se pose : est-ce que Danny Maciocia retournera dans la LCF ? Le Rouge et Noir d’Ottawa pourrait lui faire de l’œil.   

Bédard n’a pas volé son prix  

  

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Photo Chantal Poirier

Martin Bédard a remporté un prix lors du gala de la Ligue canadienne qui donne une idée de l’homme qu’il est. Le spécialiste des longues remises des Alouettes a vu ses nombreuses heures d’engagement dans la communauté être récompensées. Ça ne pouvait pas arriver à une meilleure personne. Bédard refuse rarement une demande pour aller donner une conférence dans les écoles, prendre une photo avec les amateurs ou une séance de signatures. Il est un digne remplaçant de Luc Brodeur-Jourdain et il a le logo des Alouettes tatoué sur le cœur.