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Vibrations du tramway: l’INRS, le CHU et le Grand Théâtre ne s’inquiètent pas trop

L’étude de Systra sur les vibrations du tramway ne suscite pas de craintes majeures

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L’INRS, l’Hôpital Saint-François d’Assise et le Grand Théâtre, qui sont considérés comme les sites les plus à risque pour les vibrations du tramway, ne s’inquiètent pas outre mesure même si des études d’impacts plus poussées devront être effectuées.

Ces trois institutions, qui sont situées tout près de la future ligne de tramway, font partie de la liste des «bâtiments à sensibilité particulière» identifiés par la firme Systra dans son étude vibratoire dévoilée jeudi.

Le risque d’impact, dans leur cas, a été jugé «fort» en raison de la nature de leur mission et de la présence d’équipements sensibles aux vibrations.

Équipements de pointe

À l’Hôpital Saint-François d’Assise, par exemple, on note la présence d’un spectromètre à rayon X, d’une balance de précision, de divers microscopes et de cabines d’examens d’audiologie.

À l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), sur la rue de la Couronne, des équipements de pointe sont notamment disposés sur des tables anti-vibratiles.

«C’est certain qu’on a du matériel particulier, ici, destiné à la recherche, mais le processus actuel fait en sorte qu’on est quand même rassurés», observe la directrice des communications à l’INRS, Geneviève Chacon.

«Systra est venu prendre des mesures chez nous il y a quelques semaines et on a quand même confiance dans le processus, dans la mesure où une des recommandations qui nous concerne, c’est une étude approfondie avec modélisation.»

Même constat à l’Hôpital Saint-François d’Assise, qui relève du CHU, lequel collabore avec la Ville de Québec depuis le printemps dans le dossier du tramway. «Des rencontres de suivi se tiennent aux six à huit semaines. Pour l’instant, notre partenariat est exemplaire. En raison de cette collaboration, le CHU ne ressent actuellement aucune inquiétude quant aux enjeux de vibration évoqués dans le document», a commenté le conseiller aux communications du CHU de Québec, Mathieu Boivin.

Quant au Grand Théâtre, sur le boulevard René-Lévesque, Systra souligne dans son étude vibratoire que les spectacles à la salle Louis-Fréchette et les enregistrements dans les studios du Conservatoire sont les activités «les plus susceptibles d’être perturbées par l’opération du tramway, en tunnel dans le secteur».

Le risque de dommages à la fresque de Jordi Bonet est cependant jugé «négligeable».

«Préoccupations»

«On avait eu des communications avec le bureau de projet pour leur manifester nos préoccupations et quand Systra est venu faire des études préliminaires ici, on a compris que nos préoccupations avaient été prises en compte. Déjà là, c’était satisfaisant», a réagi le porte-parole du Grand Théâtre, Jean-François Ermel.

«Ceci dit, on doit rester vigilants et s’assurer qu’il y a d’autres salles du Grand Théâtre qui seront considérées comme étant sensibles [...] Ils veulent faire des études de modélisation, c’est bien, mais ce n’est pas suffisant. Ça va prendre des vrais tests ici, localement, avec des bons protocoles et pas juste en surface, mais en souterrain aussi», a-t-il ajouté.