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[PHOTOS] Voici 6 comédiens et 4 écrivains originaires de Lévis

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Voici les principaux personnages de Lévis qui ont fait leur marque dans les domaines artistique et littéraire à l'échelle régionale, provinciale et internationale.   

Andrée «Doudouche» Vien (1916-2005)       

Photo BanQ - Fonds Antoine Desilets cote: P697.

Elle est née à Lauzon dans la paroisse Sainte-Bernadette-Soubirous le 9 mai 1916. Andrée fut une comédienne très populaire dans les années 1940-1950. Elle portait le surnom «Doudouche» depuis son enfance.        

Son père, le lieutenant Louis-Stanislas Vien (1883-1918) du 22e Bataillon de l’Infanterie canadienne, fut tué à la bataille de Chérisy lors de la Première Guerre mondiale.        

Sa mère était Yvonne Arsenault et son frère Yves (1914-1968) était membre de la direction de Radio-Canada (1953-1968). Il était marié avec la comédienne Thérèse Cadorette (1925-2007).        

Andrée est la marraine de la comédienne Mireille Deyglun. Elle travaillait au service de publicité de Radio-Canada lorsqu'elle a rencontré Félix Leclerc, qui lui a été présenté par Guy Mauffette. Le 1er juillet 1942, elle a épousé Félix à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde de Montréal. Leur fils Martin, né le 13 juillet 1945, a été directeur photo de l’ONF et réalisateur. Andrée et Félix ont résidé à Outremont puis à Vaudreuil de 1946 à 1968. Ils ont divorcé en 1968 et Félix s’est remarié avec Gaëtane Morin en 1969. Andrée est morte d'un cancer de l’œsophage le 27 février 2005 à Vaudreuil-Dorion, à l’âge de 88 ans. Elle était aussi atteinte de la maladie d'Alzheimer. Elle est inhumée au cimetière Saint-Michel de Vaudreuil.       

Raymond Bouchard (1945-)       

Photo d'archives, Agence QMI

Il est né le 7 mars 1945 à Lauzon, dans la paroisse Sainte-Bernadette-Soubirous, où il a résidé jusqu’à l’âge de 6 mois. La famille Bouchard s’est ensuite installée dans la paroisse Saint-Antoine-de-Bienville, rue Fagot, jusqu’à ses 11 ans, avant de déménager à Québec. La maison n’existe plus. Raymond est diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Montréal depuis 1970.        

Son premier film fut Stop, paru en 1971. Il a fait sa première apparition à la télévision en 1978, dans le téléroman Race de monde. À la télévision, il a joué notamment dans Peau de banane, Des dames de cœur, L’Or et le papier, Scoop, Blanche, Virginie et Lance et compte. Au cinéma, il a joué notamment dans Cordélia, Ding et Dong le film, L’assassin jouait du trombone, La Florida, Laura Cadieux... la suite et La grande séduction.       

Céline Bonnier (1965-)       

Photo d'archives, AGENCE QMI

Elle est née le 31 août 1965 dans une famille de huit enfants, dans l’ancienne municipalité de Saint-David-de-l’Auberivière, sur la falaise qui donne vue sur Québec. Son père Irénée fut notamment député libéral de la circonscription de Taschereau (1973-1976). Céline a fait ses études secondaires au Couvent de Lévis (actuellement l’École Marcelle-Mallet). Elle y a appris le piano, la contrebasse et la flûte traversière.        

Elle a poursuivi ses études au Conservatoire d’art dramatique de Québec, puis s’est installée à Montréal. Elle a joué au théâtre.        

À la télévision, elle a joué notamment dans Félix et Ciboulette, Blanche, Les jumelles Dionne, Omerta II, Unité 9 et L’heure bleue. Au cinéma, elle a joué dans Le vent du Wyoming, Séraphin: un homme et son péché, La face cachée de la Lune, Monica la mitraille, Pour toujours, les Canadiens!, La passion d’Augustine et, récemment, dans À tous ceux qui ne me lisent pas.       

Marcel Lebœuf (1954-)       

Photo d'archives, Agence QMI

Il est né dans le Vieux-Lévis le 15 juillet 1954. Marcel a grandi jusqu’à l’âge de 14 ans au 22-A, rue Fraser, tout près de la résidence du célèbre capitaine Joseph-Elzéar Bernier (1852-1934). Le contenu de cette résidence, qu’il considérait comme un trésor, l’a fasciné, et c’est ce qui a développé son imaginaire et son désir de devenir comédien.        

À l’âge de 10 ans, il s’amusait dans l’ancienne église anglicane Holy Trinity, qui était désaffectée. Il était ami avec la famille de la peintre Louise Carrier (1925-1976), dont la résidence était située derrière cette église. Marcel fut aussi enfant de chœur à l’église Notre-Dame.        

Il a joué dans plusieurs pièces de théâtre, téléromans et films. On l'a notamment vu à la télévision dans Les Moineau et les Pinson, Minibus, Chop Suey, Virginie et Les Simone. Au cinéma, il a joué dans Bach et Bottine, L’assassin jouait du trombone, Louis 19, le roi des ondes et, récemment, dans Les barbares de La Malbaie.       

Richard Fréchette (1955-)       

Photo courtoisie, Fontaine De Lamirande Agents artistiques

Il est né à Drummondville le 3 septembre 1955, mais il a grandi sur la rue Saint-Antoine, dans le quartier Christ-Roi de Lévis. Richard est diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Québec depuis 1978. Il a joué dans une quarantaine de pièces de théâtre à Québec, notamment au Théâtre Repère. Il a joué sous la direction du metteur en scène Robert Lepage dans La Trilogie des dragons, Les plaques tectoniques et Les sept branches de la rivière Ota. Il a également joué en Europe, au Japon et en Australie. Il a pris part à plusieurs productions de théâtre d’été en tant que metteur en scène ou acteur et il enseigne à l’École nationale de l’humour.        

Au cinéma, il a joué pour Robert Lepage dans Le confessionnal, Le polygraphe, , Maurice et Une formalité. Il a récemment tenu le rôle de Henri Rollin dans le film La Bolduc. À la télévision, il a été cascadeur pour Les insolences d’une caméra et médecin dans La Petite Vie. On a aussi pu le voir dans Bunker, le cirque. Il a fait plusieurs commerciaux et a joué dans la série web L’âge adulte.       

Stéphane Breton (1969-)        

Photo d'archives, AGENCE QMI

Il est né à Lauzon le 7 juin 1969. Il a passé une partie de sa jeunesse rue Saint-Joseph, dans la paroisse Sainte-Bernadette-Soubirous, et rue Hypolite-Bernier, près de la rue Caron. Stéphane a fait ses études secondaires à la Polyvalente de Lévis et a obtenu son diplôme en 1985. En 1996, il est sorti du Conservatoire d’art dramatique de Montréal. Il a joué dans plus d’une vingtaine de pièces de théâtre.        

On a pu le voir à la télévision dans plusieurs séries, dont Smash, 2 frères, Mon meilleur ennemi, Le négociateur, 19-2 et Les Simone. Au cinéma, il a tourné notamment dans Le petit ciel, Québec-Montréal, Nez rouge, Le bonheur des autres, Camion et La garde. En 2005, il a remporté le prix Gémeaux de la catégorie «Meilleure interprétation, rôle de soutien masculin dramatique» pour la série Le négociateur.        

Louis-Honoré Fréchette (1839-1908)       

Photo BanQ – Cote P1000,S4,D83,PF27.

Il est né à Pointe-Lévis le 16 novembre 1839. Il fut poète, écrivain, dramaturge et politicien. Il a fait ses études au Petit Séminaire de Québec, au Collège Sainte-Anne-de-la-Pocatière et au Séminaire de Québec.       

En 1851, à l’âge de 11 ans, Louis a été témoin de l’exhumation de la cage de Marie-Josephte Corriveau au cimetière Saint-Joseph-de-la-Pointe-Lévy. En 1864, il a été admis au Barreau du Bas-Canada et a ouvert un cabinet à Lévis. Il a été journaliste pour Le Drapeau de Lévis et Le Journal de Lévis. De 1866 à 1870, il a résidé à Chicago pour collaborer avec des Canadiens français en tant qu’écrivain et journaliste, puis secrétaire d’administration au département des terres de l’Illinois Central Railroad.       

Élu député libéral fédéral en 1874, il est resté en poste jusqu’en 1878. Il a publié de nombreux ouvrages et a eu la chance de rencontrer son idole Victor Hugo lorsqu’il a remporté un prix Montyon de l’Académie française, en 1880. En 1884-1885, il a été rédacteur en chef du journal La Patrie. En 1889, le premier ministre du Canada, Sir Wilfrid Laurier, l’a nommé greffier du Conseil législatif du Québec. Le 30 mai 1908, Louis est victime d’une crise d’apoplexie. Il agonise pendant 24 heures puis s'éteint le 31 mai à l’âge de 68 ans. Il a été inhumé au cimetière Notre-Dame-des-Neiges de Montréal.       

Sa production littéraire se résume à 11 ouvrages poétiques, 11 contes et nouvelles, 4 pièces de théâtre, 3 pamphlets éducatifs et politiques, 3 chroniques historiques et un mémoire. Il a notamment écrit La Noël au Canada et Les contes de Jos Violon.       

Joseph-Edmond Roy (1858-1913)     

Photo BANQ Collection Centre d’archives de Québec – P1000,S4,D83,PR55-2.

Il est né à Lévis le 7 décembre 1958 et il est le frère du célèbre historien Pierre-Georges Roy (1870-1953). Joseph-Edmond était également historien, en plus d’être notaire, rédacteur en chef, politicien, directeur de revue et fonctionnaire.    

De 1879 à 1885, il fut rédacteur en chef du journal Le Quotidien de Lévis, ainsi que secrétaire de divers organismes lévisiens. En particulier du comité du monument consacré à Mgr Joseph-David Déziel en 1885, la Commission scolaire de Lévis (1886–1895) et la Société de construction permanente de Lévis. En 1891, il est devenu membre de la Société royale du Canada et il a obtenu plusieurs postes, dont la présidence en 1908-1909. Membre de la Commission de législation de la Chambre des notaires de 1891 à 1913 et rédacteur de la Revue du notariat de 1898 à 1913. Il a joué un rôle majeure dans le développement de la profession de notaire en ayant la présidence de la Chambre des notaires de la province de Québec de 1909 à 1912. Il a tenté sa chance en politique provinciale au Parti conservateur du Québec, mais fut battu en 1883 et en 1886. Il fut conseiller municipal du quartier Saint-Laurent de Lévis de 1896 à 1903, puis maire de 1896 à 1900.    

Joseph-Edmond a rédigé une trentaine d’ouvrages sur l’histoire du Canada. Notamment Guillaume Couture - Premier colon de la Pointe-Lévy en 1884. De 1899 à 1902, il a publié l’Histoire du notariat au Canada depuis la fondation de la colonie jusqu’à nos jours, en quatre volumes. Il est également l’auteur de l’Histoire de la seigneurie de Lauzon publié en cinq volumes entre 1897 et 1904. Sa passion pour les archives a contribué à la mise à jour des archives du Canada en Europe.    

En 1896, il a reçu le diplôme d’officier d’académie par le gouvernement français et il reçu un doctorat honoris causa de l’Université Laval en 1899. Il a contribué à la connaissance des archives relatives au Canada en Europe. Il est décédé le 8 mai 1913 à l'âge de 54 ans à l'Hôtel-Dieu de Lévis.    

Pierre Morency (1942-)       

Photo courtoisie, Pierre Morency

Il est né à Lauzon le 8 mai 1942. Il a grandi rue Sainte-Marie dans le faubourg proche de la rue Caron. M. Morency est poète, romancier, animateur de radio et ornithologue. Il a écrit des recueils de poèmes, dont Effets personnels, Quand nous serons et Les paroles qui marchent dans la nuit.       

À la fin des années 1960, il a été chroniqueur à la radio de Radio-Canada pour une série sur la nature. Il a enseigné la littérature au Couvent de Lévis. Il a adapté la pièce Charbonneau et le chef pour le théâtre en 1974. Il est l’auteur du roman À l’heure du loup, publié en 2005. M. Morency a écrit 11 recueils de poésie. Il a également adapté 4 pièces de théâtre et 5 ouvrages variés sur l’ornithologie. De 1968 à 2005, il a remporté de nombreux prix prestigieux. Il a été fait chevalier de l’Ordre des arts et des lettres de France en 1993, officier de l'Ordre du Canada en 2003 et chevalier de l'Ordre national du Québec en 2005.       

Gaëtan Brulotte (1945-)       

Photo courtoisie, L’île – L’infocentre littéraire des écrivains québécois

Il est né à Lauzon le 8 avril 1945 dans la paroisse Sainte-Bernadette-Soubirous. Romancier, nouvelliste, dramaturge et essayiste. Il a fait ses études à l’École Saint-Dominique de Bienville. Il a fait son secondaire au Collège Jean-de-Brébeuf de Québec et il a poursuivi ses études à l’École Normale Laval. Il a fait ses études universitaires en lettre à l’Université Laval puis il a obtenu un doctorat en littérature française à l’École des Hautes Études en Sciences sociales de Paris. Il est reconnu pour ses oeuvres L’Emprise, Le Surveillant, Oeuvres de chair et La contagion du réel. Il a écrit 5 recueils de nouvelles, 13 recueils collectifs ou anthologies, 6 essais et une pièce de théâtre.      

En 1979, Monsieur Brulotte a remporté le Prix Robert-Cliche pour son premier roman L’Emprise qui sera adapté pour la télévision et le cinéma. De 1979 à 2015, il a remporté de nombreux prix. Notamment le Prix littéraire Adrienne-Choquette en 1981, le Prix Jean-Hamelin en 1983 et le Prix Odyssée du meilleur texte de fiction en périodique en 2002. Il fut nommé Chevalier dans l’Ordre des Palmes Académiques de la France en 2013 et le Prix de littérature Gérald-Godin en 2015. Il est enseignant émérite à l’Université de la Louisiane à Lafayette.       

Un texte de Vincent Couture, historien-archiviste   

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