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«Amazon détruit plus d’emplois qu’elle n’en crée», dit un élu français

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L’ex-secrétaire français du numérique a lâché une bombe dans l’Hexagone jeudi dernier en publiant une étude accusant Amazon de détruire l’emploi dans son pays.

Dans son document explosif, le député de Paris 19e, Mounir Mahjoubi, a voulu démontrer qu’Amazon faisait mal aux petits commerçants français, chiffres à l’appui.

« Pour 1 emploi créé chez Amazon France Logistique, 2,2 sont potentiellement perdus dans nos commerces de proximité », est allé jusqu’à écrire sur Twitter l’élu français.

Selon les calculs du politicien, Amazon aurait détruit pas moins de 7900 emplois en France l’an dernier. « Le #blackfriday ne doit pas devenir un vendredi noir pour nos PME », a martelé l’élu pour pousser les Français à magasiner ailleurs.

Conditions de travail

Dans son document incendiaire, le politicien français a aussi dénoncé les conditions de travail des employés d’Amazon pressés comme des citrons dans les entrepôts.

« Par la répétition minutée de gestes simples et mécaniques, les préparateurs de commandes s’épuisent physiquement et psychologiquement », a-t-il soutenu.

Côté productivité, Mounir Mahjoubi avance même qu’un seul salarié de la branche logistique d’Amazon amène un chiffre d’affaires de 880 000 $ alors que ce chiffre fond à 396 000 $ dans un magasin briques et mortier.

M. Mahjoubi admet que le modèle économique d’Amazon est bien huilé et permet d’engranger de juteux profits, mais il estime que ce sont les travailleurs qui en payent le prix... au péril de leur santé.

À l’entrepôt d’Amazon de Montélimar, par exemple, plus de 44 % des travailleurs interrogés dans une enquête disent avoir eu besoin de consulter leur médecin pour un problème lié au travail, rapporte Mounir Mahjoubi, citant le cabinet Syndex.

« En 2017, l’entrepôt aurait enregistré un taux d’abstention pour cause de maladie, d’accident du travail ou de maladie professionnelle compris entre 6,1 et 9,8 %, soit bien au-dessus du taux d’alerte habituel (4,5 %) », conclut-il.