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CH: un retour à la réalité

Rangers c. Canadiens
Photo Martin Chevalier Max Domi

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Soudainement, c’est un retour à la réalité. Le Canadien a-t-il les ressources nécessaires à la ligne bleue pour atteindre le tournoi printanier? Le Tricolore a-t-il le talent requis à l’attaque pour atteindre les objectifs fixés? 

Une défaite comme celle de samedi contre les Rangers de New York soulève évidemment des interrogations. D’autant plus, pour ajouter à l’inquiétude, le Canadien n’avait pas été trop brillant lors des matchs précédents. 

On peut comprendre que l’absence de Jonathan Drouin laisse des traces. C’est évident. Mais, ce n’est pas une excuse parce que les Rangers ne pouvaient pas compter sur les services de Mika Zibanejad. 

Étrangement toutefois, Max Domi retrouve sa place au centre et il marque deux buts. Bizarre, parce que les positions sur la surface de jeu peuvent mener à bien des interprétations. Une fois que l’arbitre laisse tomber la rondelle, les positions ont-elles la même définition? 

Domi ne voulait pas jouer sur le flanc gauche. Était-ce une raison pour plonger dans une profonde léthargie et ne pas prendre les moyens pour s’en sortir? 

On peut se lancer dans plusieurs analyses. Cependant, il reste qu’une équipe qui se donne une priorité de 4-0, à domicile par surcroit, face à un rival qui, sur papier, est inférieur au niveau du talent, et qui loupe l’opportunité d’ajouter deux points à sa fiche, est inacceptable. 

Et, en bout de ligne, on ne peut pas faire autrement que de sauter à la conclusion que Carey Price, avec une priorité de 4 à 0, se devait de protéger le fort. 

C’est son boulot, on lui donne une fortune pour s’assurer qu’il fera la différence, surtout quand son équipe connaît une période difficile, une période où les ratés sont nombreux. Or, ça n’a pas été le cas. 

On revient rapidement à la réalité. Cette équipe se rendra jusqu’où en décidera Price. 

Dallas domine 

– Après un départ où l’on a remis en cause le boulot de l’entraîneur Jim Montgomery, voilà que les Stars occupent maintenant le deuxième rang de la division Centrale. Cette équipe joue avec beaucoup d’intensité, avec une grande cohésion, avec une brigade défensive efficace à tous les niveaux et avec deux gardiens qui se complètent parfaitement bien. En début de saison, on disait que les Stars, avec l’acquisition de deux vétérans, Corey Perry et Joe Pavelski, allaient se démarquer. C’est présentement le cas. 

– Avait-on prévu que les Sénateurs d’Ottawa ne seraient qu’à trois points des Leafs de Toronto, et qu’à quatre points du Canadien? Absolument pas. On voyait les Sénateurs dans les bas-fonds du classement de la Ligue nationale. Curieusement, l’un des grands responsables des succès des Sénateurs est l’ex-adjoint de Mike Babcock à Toronto, D.J. Smith. Pierre Dorion semble avoir fait le bon choix. Les jeunes joueurs de l’organisation progressent et les vétérans ont acheté la philosophie de l’entraîneur. 

Les ennuis de Johnny Hockey 

– Au cours des derniers jours, alors que les Flames plongeaient dans la médiocrité, le nom de Johnny Gaudreau a fait l’objet de quelques rumeurs soulignant que les Flames devraient peut-être l’échanger. À Philadelphie, on ne s’est pas caché pour affirmer qu’il y aurait sans doute un intérêt si Gaudreau était dans la vitrine. Samedi, les Flames étaient de passage à Philadelphie et ils ont mis un terme à leur séquence de six défaites. Et, ils n’ont aucune intention d’échanger leur joueur étoile. Et qu’auraient exigé les Flames pour Gaudreau? Sean Couturier, par exemple. 

– Kyle Dubas a été très clair dans ses propos au sujet du licenciement de Mike Babcock. «Nous n’avions pas la même philosophie.» Babcock n’a jamais réussi à gagner la confiance de Dubas. Il était impossible pour les deux hommes de parvenir à s’entendre sur la philosophie qui devrait être en place. Et, comme Dubas est le patron, malgré un contrat faramineux, Babcock a rapidement compris qu’il n’avait pas l’immunité des propriétaires.