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Les produits laitiers maigres réduiraient les risques de cancer du sein

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La consommation de produits laitiers faibles en gras pourrait diminuer le risque de cancer du sein, selon une étude publiée par deux chercheuses de Québec.

Caroline Diorio, professeure à la Faculté de médecine de l’Université Laval et chercheuse au Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval (CRCHU), et Élisabeth Canitrot, doctorante en épidémiologie et également chercheuse au CRCHU, dévoilent les conclusions de leur étude dans la revue Anticancer Research

«Ce que l’on démontre dans notre étude, c’est que, chez les femmes préménopausées, la consommation de produits laitiers faibles en gras ou riches en gras influence différemment la densité mammaire», a expliqué Mme Canitrot, qui fait partie de l’équipe du professeur Diorio.

«Il faut savoir que la densité mammaire est l’un des principaux facteurs de risque de cancer du sein», ajoute-t-elle. 

Grosseur des seins

La densité mammaire est composée de tissus épithéliaux et glandulaires qui sont à risque de faire une mutation cancérigène. Elle n’a rien à voir avec la grosseur des seins, souligne la chercheuse. 

«Vous pouvez avoir une femme avec des petits seins, mais qui possède une densité mammaire élevée», a-t-elle indiqué. 

L’effet protecteur obtenu par la consommation quotidienne d’au moins deux produits laitiers maigres chez les femmes non ménopausées serait comparable à celui du tamoxifène, un médicament qui réduit de 50 % le risque de cancer du sein chez les femmes susceptibles de développer cette maladie. 

Habitudes alimentaires 

Les chercheuses ont recruté 1546 femmes, dont 775 qui n’avaient pas encore atteint la ménopause. Les participantes ont rempli un questionnaire de fréquence alimentaire portant sur leurs habitudes de consommation de boissons et d’aliments au cours de la dernière année. 

«Nos résultats suggèrent que la consommation régulière de produits laitiers maigres pourrait réduire le risque de cancer du sein chez les femmes non ménopausées. Il est toutefois encore trop tôt pour en tirer une conclusion définitive. Nous comptons réaliser sous peu une étude prospective de plus grande envergure qui permettra de tirer la question au clair», a poursuivi Caroline Diorio, responsable de l’étude.