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Le «repérage en magasin» fait mal aux petits commerçants

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De plus en plus de consommateurs font du repérage en magasin avant d’acheter en ligne, un phénomène qui préoccupe la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI).

Ce repérage en magasin, aussi appelé «showrooming» pour les initiés, consiste à passer en magasin pour voir la marchandise, sans l’acheter, pour ensuite procéder à la transaction en ligne auprès d’un autre commerçant ou même d’une grande bannière.

Alors que l’on s’engage dans la très achalandée période des Fêtes – avec d’abord le Vendredi fou et le Cyberlundi –, la FCEI souhaite sensibiliser les gens afin qu’ils soutiennent mieux les commerces de proximité.

Ainsi, selon un sondage de la FCEI, jusqu’à 60 % des commerçants affirment avoir déjà été confrontés au phénomène du repérage en magasin. Aussi, jusqu’à 33 % d’entre eux affirment que cela a un impact sur leur chiffre d’affaires.

La FCEI indique par ailleurs que 55 % des consommateurs ont adopté cette pratique, notamment les 18-34 ans dans une plus large proportion. Un coup de sonde, mené auprès de 1510 membres du Forum Angus Reid, indique que 75 % des personnes interrogées dans cette tranche d’âge ont déjà fait du repérage en magasin pour acheter ensuite en ligne, et un jeune sur sept le fait même régulièrement.

«Quand les gens vont en magasin pour se renseigner sur un produit ou l'essayer, et qu'ils le prennent ensuite en photo ou notent son numéro de série pour l'acheter en ligne, ils ne se rendent peut-être pas compte que c'est non seulement une vente qui échappe au commerçant, mais aussi de l'argent qui sort de leur communauté», a dit mercredi Jasmin Guénette, vice-président des affaires nationales à la FCEI, par communiqué.