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Fuite de données: la commission ne s'est pas concentré sur les «bonnes choses», selon un expert

Eric Parent, expert en cybersécurité, PDG de Eva technologies
PHOTO COURTOISIE Eric Parent, expert en cybersécurité, PDG de Eva technologies

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Un expert en cybersécurité est d'avis que la commission parlementaire sur la fuite des données chez Desjardins ne s'est pas attaquée pas aux «bonnes choses» et aux «vrais problèmes».  

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«Depuis deux mois, c'est mon cheval de guerre», a dit Éric Parent, en parlant d'une réforme du système financier qui permettrait de mieux protéger l'identité numérique des gens.  

Le PDG de Éva technologies, une entreprise de protection contre les cyberattaques, estime qu'une réforme est nécessaire, et «que l'évaluation des cotes de crédit devrait être remise entre les mains des gouvernements ou d'une coopérative gérées par les banques».  

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Il rappelle que les entreprises comme Equifax et TransUnion sont «cotées en bourse. Il y'a un problème en partant» et qu'elles sont là «pour le profit». «Si tu es là pour le profit, tu vas accepter des risques, ce n'est pas ça qu'on veut.»  

Il recommande de mettre un «gros trait» sur ces deux compagnies. «[Elles] ne donnent rien», a-t-il tranché, dimanche, à l'émission Avocats à la barre à QUB radio.        

  • ÉCOUTEZ Éric Parent à l'émission Avocats à la barre de QUB radio:              

«Le vrai problème, à la base, c'est la gestion de l'identité numérique et la refonte du système financier pour ne pas qu'on donne du crédit à n'importe qui sans qu'on soit imputable», a-t-il expliqué.     

Les gestes de base ne sont pas posés pour protéger nos données.  

«Desjardins, dans les commissions, parle toujours des mauvaises affaires», a-t-il ajouté.  

«Ils sont toujours en train de gueuler: "Ah mon dieu, c'est vrai, il faudrait protéger les numéros d'assurance sociale", Oubliez ça le numéro s'assurance sociale, ça fait longtemps qu'il est exposé», a lancé Éric Parent.  

Il est d'ailleurs convaincu «qu'on a vu que la pointe de l'iceberg en ce qui concerne la fraude».  

«Ça va continuer, et ça va aller de pire en pire, si rien n'est fait», a-t-il ajouté.