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Pour vivre un début de saison de motoneige en sécurité

Motoneige
Photo courtoisie, Karl Tremblay En 2020, Polaris a décidé d’offrir aux motoneigistes une nouvelle version de son modèle XC 850 qui a la faveur des amateurs. Il se présente maintenant avec une chenille de 137 pouces.

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Chaque début de saison de motoneige, il se produit des accidents qui pourraient être évités si les motoneigistes se comportaient de façon responsable alors que les conditions ne sont pas à leur meilleur.  

«À la base, les gens oublient trop souvent qu’ils sont en motoneige et non pas en moto marine», lance René Cyr de Pro Performance Boischatel.  

«Il faut donc qu’ils respectent les consignes et s’éloignent des cours d’eau, pas seulement les rivières et les lacs, mais aussi les ruisseaux et ponceaux qui peuvent se trouver sur le territoire où ils désirent faire leur première randonnée», explique-t-il.  

«Les bénévoles qui s’occupent des sentiers sont très sévères à ce sujet. Ils savent pertinemment à quel moment on peut circuler à un endroit donné où il y a de l’eau. Ils installent des balises au besoin pour indiquer aux motoneigistes qu’il ne faut pas fréquenter tel ou tel secteur. Un motoneigiste responsable se doit de respecter ces balises.»  

«Aussi, il faut se rappeler que lorsque le tracé d’un sentier emprunte la surface glacée d’un lac, le club responsable définit le corridor du sentier. Il ne faut pas en sortir parce que là où il se trouve, des tests de glace ont été faits. À l’extérieur, personne ne sait ce qu’il y a», ajoute-t-il.  

En début de saison, dans les sentiers, les conditions de neige ne sont pas souvent les meilleures.  

«Très souvent, des obstacles comme des roches ou des branches peuvent ressortir au travers de la mince couche de neige du début. Une roche qui se pointe et que l’on frappe avec un patin peut entraîner de gros dégâts. Ça peut casser un ski ou briser la conduite. C’est pourquoi il faut faire très attention en début de saison parce qu’il y a toujours de ces petits pièges», met-il en garde.  

HORS-PISTE  

Avant de vous lancer à l’assaut de sites qui peuvent vous paraître invitants, en hors-piste, rappelez-vous toujours que la neige peut cacher bien des pièges.  

«À ce moment-là, les gens s’exposent à frapper des souches d’arbre ou des roches qui peuvent avoir une bonne hauteur sous la neige. Lorsque l’on utilise une motoneige de montagne, il faut se rappeler qu’elle peut creuser plusieurs pieds en profondeur. Même à des endroits où il y a beaucoup de neige, lorsque l’on écrase l’accélérateur d’une de ces motoneiges, on touche carrément le fond. Donc, si on n’est pas prudent et que l’on frappe une roche ou une souche, c’est fini pour la chenille», précise le spécialiste.  

Aujourd’hui, les motoneiges sont devenues très performantes et permettent de rouler à de bonnes vitesses.  

«Ce sont des machines de plus en plus performantes. Elles peuvent rouler vite. Parfois, à 70 km/h dans un sentier, tu n’as pas toujours le temps de voir le bout de la roche qui dépasse. Le mot qu’il faut toujours utiliser pour résumer la situation, c’est prudence. Il faut toujours se le marteler en tête lorsque l’on roule, surtout en début de saison.»  

Il ne faut surtout pas céder à la fièvre, mais plutôt garder en tête que cette première neige peut être très hypocrite. 

RESPECTER LES BÉNÉVOLES  

Les bénévoles des clubs bâtissent annuellement un réseau de plus de 30 000 kilomètres de sentiers. Ils sont des experts en la matière et savent comment éviter les obstacles qui pourraient mettre en danger les motoneigistes qui fréquentent les sentiers.   

«Sur un sentier balisé, les chances de bris majeurs sont moindres que dans le hors-piste. En demeurant à l’intérieur des balises, le motoneigiste s’assure de pouvoir pratiquer son loisir longtemps parce que dans bien des cas, les sentiers se trouvent sur des territoires privés, où des droits de passage ont été accordés. Les droits de passage sont très fragiles. Chaque année, les motoneigistes perdent l’accès à des sentiers parce que certaines personnes sans scrupule sont allées jouer un peu partout. Il faut que tout le monde comprenne la problématique et se tienne dans toute cette aventure. Pour moi, ça fait partie de la prudence qu’il faut exercer en tout temps lorsque l’on est motoneigiste», estime M. Cyr.  

Les ententes se font entre les propriétaires et les bénévoles des clubs. Lorsque l’on passe dans un champ immense, si le sentier est à un endroit précis, c’est parce qu’il doit être là.  

Ceux qui décident d’en sortir et d’aller jouer dans le champ risquent de briser et de causer des dommages qui feront en sorte que le propriétaire décidera d’enlever le droit de passage.  

Le réseau de sentiers de motoneige du Québec sert d’exemple dans le monde entier. Plusieurs viennent au Québec pour le découvrir. Il sert de moteur économique de premier plan pour plusieurs régions du Québec. La motoneige est un véhicule de loisirs qui peut vous procurer beaucoup de satisfaction au travers des randonnées que vous pouvez faire tout l’hiver. Elle peut vous faire découvrir des endroits qui ne seraient jamais accessibles autrement. Alors, la conduite responsable et respectueuse est toujours de mise.