/finance/opinion/columnists
Navigation

Coderre vs Plante: qui dépense le plus?

Coup d'oeil sur cet article

 Si on la compare à l’ancienne administration Coderre, l’administration Plante est vraiment dépensière. 

 En l’espace de trois budgets, la mairesse Valérie Plante a fait bondir jusqu’à présent les dépenses de la Ville de Montréal de 14,74 %. Ce qui se traduit par une augmentation des dépenses de 792 millions de dollars par rapport à 2017, la dernière année budgétaire de l’ancien maire Denis Coderre. 

 Cette hausse des dépenses municipales de 14,74 % en seulement trois budgets d’administration Plante dépasse nettement l’augmentation des dépenses enregistrée durant le règne de quatre ans de Denis Coderre. 

 Sous le maire Coderre, la hausse des dépenses a été limitée à 8,7 %. En chiffres concrets, on parle d’une hausse de dépenses en quatre ans de pouvoir de quelque 431 millions $ par rapport à la dernière année budgétaire de l’ancienne administration de Gérald Tremblay. 

 Autre façon de comparer les deux administrations Plante et Coderre. En trois budgets, la hausse des dépenses sous Valérie Plante surpasse déjà de 83,7 % la hausse des dépenses survenue en quatre budgets sous Denis Coderre ! 

 Les dépenses vont grimper en 2020 de 462,9 millions de dollars. C’est plus en une seule année que la hausse totale des dépenses municipales enregistrée sous le règne de quatre ans de Denis Coderre. 

 À elles seules, les dépenses de financement (service de la dette, paiement des immobilisations) augmentent en 2020 de quelque 240 millions $, accaparant plus de la moitié de la hausse totale des dépenses en 2020. 

 Sous la mairesse Plante, les dépenses de financement ont augmenté de 36 % par rapport à 2017, la dernière année de Denis Coderre. Elles s’élèveront en 2020 à 1,47 milliard $, à comparer à 1,08 milliard $ en 2017. 

 SURPRISE 

 Les dépenses sous l’administration de Valérie Plante ont beau augmenter significativement, quelle ne fut pas ma surprise de constater que ce n’est pas le cas avec la rémunération globale des employés et des élus de la Ville. 

 À preuve, les dépenses de la rémunération (salaires, régime de retraite, avantages sociaux, cotisations sociales) atteindront en 2020 la somme totale de 2,38 milliards de dollars. Aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est 34 millions $ de moins qu’en 2017. 

 Et qui plus est, la Ville compte dans ses rangs en 2020 l’équivalent de 1277 personnes à temps plein de plus qu’en 2017, soit un total de 23 630. 

 Comment explique-t-on qu’il en coûte aujourd’hui moins cher à la Ville de Montréal de rémunérer un personnel plus nombreux qu’il y a trois ans ? 

 L’économie est tout simplement attribuable au fait que les cotisations de la Ville versées aux régimes de retraite sont inférieures à celles que la Ville devait verser en 2017 et lors des années précédentes. 

 Mais la rémunération globale du personnel de la Ville demeure tout de même alléchante. En voici la « moyenne » par tête :  

  •  Élus : 156 227 $ 
  •  Cadres : 162 555 $ 
  •  Contremaîtres : 123 654 $ 
  •  Professionnels : 124 693 $ 
  •  Cols blancs : 78 686 $ 
  •  Cols bleus : 91 170 $ 
  •  Policiers : 108 766 $ 
  •  Pompiers : 125 443 $  

 Les contribuables montréalais doivent trouver que l’administration de Valérie Plante rémunère quand même bien son monde !