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Québec double le financement accordé aux cours d’école

Le montant maximum pour chaque projet passera de 25 000$ à 50 000$

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Québec double le financement accordé par projet pour la rénovation de cours d’école, ce qui représente un pas dans la bonne direction, même s’il reste encore beaucoup à faire, selon des acteurs du réseau de l’éducation.

La somme maximum pouvant être accordée passera de 25 000 $ à 50 000$ par cour d’école. L’enveloppe globale passera de 3 à 5 millions de dollars par année. 

Dans une enquête publiée en octobre, Le Journal révélait que le tiers des cours d’école primaire de cinq grandes villes du Québec n’atteignaient pas la note de passage en ce qui concerne la qualité de leurs installations. 

Plusieurs intervenants ont déploré le peu de financement accordé à la rénovation de cours d’école ces dernières années, des «miettes» selon certains. 

Les coûts associés à la rénovation d’une cour d’école peuvent facilement grimper jusqu’à 200 000$, surtout lorsque le projet comprend l’ajout d’équipements de jeu et des travaux d’asphaltage. 

L’augmentation du financement représente un pas dans la bonne direction, mais il reste encore beaucoup à faire, selon Éric Pronovost, président de la Fédération du personnel de soutien scolaire (CSQ). 

«C’est un bon début, mais il faudrait aller plus loin», lance-t-il. 

Dans bien des cas, un montant de 50 000 $ ne permet même pas de couvrir l’achat et l’installation d’un module de jeu, illustre-t-il. 

Écoles défavorisées 

Québec réduit par ailleurs la part du financement qui doit être amassée par la communauté pour chaque projet, cette part passant de 60% à 40%. 

Cette modification permettra à un plus grand nombre de commissions scolaires de déposer une demande de financement, indique-t-on au ministère de l’Éducation. 

Des changements étaient réclamés depuis longtemps. Sylvain Turcotte, professeur à la Faculté des sciences de l’éducation physique de l’Université de Sherbrooke, avait notamment dénoncé ce programme de financement «à deux vitesses», inéquitable pour les écoles en milieu défavorisé où il est beaucoup plus difficile d’obtenir l’implication des parents. 

Selon les nouvelles règles désormais en vigueur, les projets de rénovation issus des écoles les plus défavorisées seront priorisés. 

Éric Pronovost réclame quant à lui le retrait pur et simple de la contribution de la communauté comme condition pour obtenir du financement gouvernemental. 

Comme d’autres intervenants du réseau scolaire, M. Pronovost réclame aussi que de l’argent soit consacré à l’entretien des cours d’école. 

«C’est bien, d’augmenter les périodes de récréation, mais quand les cours d’école sont glacées en hiver, les enfants restent à l’intérieur», souligne-t-il.   

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