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Alaska: du go-kart au beau milieu des glaciers

ÉVA 1130 Dossier Alaska
Photo Sébastien Ménard

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Une piste de go-kart, un jeu de type « défi laser », un impressionnant observatoire permettant d’apprécier les glaciers à leur juste valeur et des spectacles dignes de Broadway. Avec son navire Bliss, Norwegian Cruise Line relève d’un cran l’expérience inoubliable que constitue une croisière en Alaska.  

Inauguré il y a un peu plus d’un an, le Norwegian Bliss est un mastodonte de 168 000 tonnes qui relie en huit jours et sept nuits Seattle, dans l’État de Washington, à plusieurs communautés côtières de l’Alaska, ainsi qu’à Victoria, en Colombie-Britannique.   

Observatoire   

Le navire s’approche très près de ces impressionnantes montagnes de glace, qui forment ce parc national de 13 300 kilomètres carrés.
Photos Sébastien Ménard
Le navire s’approche très près de ces impressionnantes montagnes de glace, qui forment ce parc national de 13 300 kilomètres carrés.

Le clou de cette croisière est sans contredit la journée en mer consacrée à l’observation des majestueux glaciers formant la Réserve de parc national de Glacier Bay, un site du Patrimoine mondial de l’UNESCO.   

À chaque instant de cette incursion au cœur de cette baie de 13 300 kilomètres carrés, le panorama révèle de nouveaux glaciers aux formats et couleurs variés.   

Et c’est là que l’on constate que le Norwegian Bliss a été conçu pour apprécier le paysage unique de l’Alaska : on y retrouve, au 15e pont, un observatoire aménagé expressément pour profiter pleinement des splendeurs de ces merveilles naturelles.   

Qu’il fasse beau ou pas, froid ou chaud, les passagers peuvent y admirer et photographier les glaciers sans même devoir s’aventurer sur les ponts extérieurs dans le confort de cette aire commune baptisée tout simplement « Observation Lounge ».  

Innovations et bouffe  

Outre cet observatoire dont il existe peu de comparables dans les navires de même taille, le Norwegian Bliss propose plusieurs innovations qui rendent l’expérience d’une croisière en Alaska plus distrayante que jamais.  

Les passagers peuvent participer à une course de go-kart au sommet du <i>Norwegian Bliss</i>, au beau milieu de l’océan ou encore face aux glaciers de l’Alaska, à tout moment de la journée.
Photo courtoisie, Norwegian Cruise Line
Les passagers peuvent participer à une course de go-kart au sommet du Norwegian Bliss, au beau milieu de l’océan ou encore face aux glaciers de l’Alaska, à tout moment de la journée.

En plus des habituelles piscines, glissades d’eau, allées de quilles, arcades et mini-golf, on y retrouve rien de moins qu’une piste de go-kart (!), ainsi qu’un jeu de type « défi laser », de la même envergure que ceux qui ont pignon sur rue à Montréal ou à Québec, par exemple.  

Côté bouffe, le Norwegian Bliss offre un vaste éventail d’options qui raviront jusqu’aux palais les plus fins. Il faut toutefois prévoir un supplément pour profiter de plusieurs des options les plus gastronomiques.  

Fait à signaler : le navire est l’un des rares à opérer à son bord un café de la chaîne Starbucks, ainsi qu’un restaurant de la chaîne Jimmy Buffett’s Margaritaville.  

Autre élément digne de mention : l’attention particulière portée au divertissement sur le Norwegian Bliss.   

Comédie musicale  

Au-delà des prestations musicales, encans d’art et autres activités auxquelles on est en droit de s’attendre sur une croisière, le navire propose une comédie musicale digne de Broadway, Prohibition, qui nous replonge en humour et en musique au cœur d’un bordel de la Nouvelle-Orléans du siècle dernier.   

Une prestation du groupe The Jersey Boys ainsi que différentes fêtes, dont des soirées de disco silencieuses fort populaires auprès des passagers, sont aussi proposées.   

Le Norwegian Bliss en chiffres  

ÉVA 1130 Dossier Alaska
Photo courtoisie, Norwegian Cruise Line
  • 168 000 tonnes  
  • 4004 passagers  
  • 1716 membres d’équipage  
  • 20 ponts  
  • En service depuis juin 2018    

L’itinéraire de Seattle jusqu’aux glaciers   

  • Jour 1 : Départ de Seattle  
  • Jour 2 : Journée dans l’océan Pacifique  
  • Jour 3 : Juneau, capitale de l’Alaska  
  • Jour 4 : Skagway, ville historique de la ruée vers l’or  
  • Jour 5 : Réserve de parc national de Glacier Bay, croisière panoramique  
  • Jour 6 : Ketchikan, surnommée la « capitale mondiale du saumon »  
  • Jour 7 : Victoria, Colombie-Britannique  
  • Jour 8 : Retour à Seattle    

Des idées pour sortir des excursions proposées par les compagnies de croisière  

1. JUNEAU   

  • Capitale de l’Alaska, Juneau est une ville côtière qui ne peut être jointe que par avion ou bateau.  
  • Le centre-ville revêt peu d’intérêt, si ce n’est pour acheter des souvenirs, manger dans un resto ou prendre un verre de bière locale dans un pub.    

Suggestions :    

  • Prendre un taxi jusqu’au glacier Mendenhall. On a rarement l’occasion de marcher aussi près d’un géant de glace qui, dans ce cas-ci, se trouve tout près de la ville.     
Le détour jusqu’au glacier Mendenhall vaut la peine pendant l’escale à Juneau.
Photo Sébastien Ménard
Le détour jusqu’au glacier Mendenhall vaut la peine pendant l’escale à Juneau.
  • Aller visiter le capitole de l’Alaska, où on reconnaîtra une photo de l’ex-gouverneure Sarah Palin, sans doute la politicienne locale la plus connue au monde.  
  • Monter à bord de la gondole qui mène au sommet du Mount Roberts et permet d’avoir une vue imprenable sur la région.    

2. SKAGWAY   

  • Des quatre escales de cette croisière, celle-ci est la plus intéressante pour les amateurs d’histoire.  
  • Le village de Skagway est le site du Parc national de la ruée vers l’or. Les trottoirs en bois et les bâtiments d’époque bien préservés nous replongent au cœur de cette belle époque où les bandits et chercheurs d’or faisaient la loi.    
Une balade dans les rues de Skagway, ville au riche passé historique, nous rappelle aussi qu’on y a longtemps retrouvé des bordels, comme le rappelle cette inscription qui laisse peu de place à l’interprétation…
Photo Sébastien Ménard
Une balade dans les rues de Skagway, ville au riche passé historique, nous rappelle aussi qu’on y a longtemps retrouvé des bordels, comme le rappelle cette inscription qui laisse peu de place à l’interprétation…

Suggestions :    

  • Arpenter les rues du village, s’arrêter pour prendre une bouchée ou un verre (ou les deux !), en particulier au Red Onion Saloon, qui fut longtemps un bordel.  
  • Aller s’acheter un délice sucré de l’Alaska Fudge Company, sur Broadway.  
  • Faire un arrêt au centre d’interprétation du Parc national de la ruée vers l’or, afin de comprendre toute la valeur historique de l’endroit.    

3. KETCHIKAN   

  • Village de pêcheurs, Ketchikan se targue d’être « la capitale mondiale du saumon »    

Suggestions :    

  • Aller marcher dans les rues du village, en particulier dans le secteur de Creek Street, où l’on retrouvait jadis de nombreux bordels    
Creek Street, le secteur le plus intéressant de Ketchikan, vaut assurément le détour.
Photo Sébastien Ménard
Creek Street, le secteur le plus intéressant de Ketchikan, vaut assurément le détour.
  • S’acheter du saumon fumé dans l’un des nombreux stands de pêcheurs installés dans le village (ça vaut la peine de magasiner ; les prix sont très différents d’un commerce à l’autre).  
  • Emprunter le funiculaire menant à l’hôtel Cape Fox Lodge, où l’on peut admirer d’authentiques totems des peuples autochtones de la côte ouest  
  • Prendre une bouchée chez Alaska Crepe Company, paradis des crêpes sur le pouce.  
  • Prendre un taxi et aller se balader dans la Forêt nationale Tongass, à quelques minutes du centre-ville.  
  • Visiter le Tongass Museum, qui raconte l’histoire locale et permet d’observer l’énorme squelette d’un ours qui a déjà terrifié le secteur.  
  • Aller savourer des tacos de fruits de mer locaux chez Annabelle’s, non loin du quai de croisière.    

4. VICTORIA  

Victoria, capitale de la Colombie-Britannique.
Photo Adobe Stock
Victoria, capitale de la Colombie-Britannique.
  • Capitale de la Colombie-Britannique, Victoria, est une ville pittoresque où l’escale est cependant très courte.  
  • Afin de profiter au maximum de ce bref arrêt en sol canadien, il peut être avantageux de profiter d’une excursion offerte par le croisiériste, la plus populaire étant la visite des Jardins Butchart.     

Suggestions :    

  • Emprunter un taxi et aller prendre un verre en ville  
  • Sortir sur le quai et profiter des installations portuaires.    

Informations pratiques  

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Photo Sébastien Ménard

COMMENT S’Y RENDRE ?    

  • Par avion jusqu’à Vancouver ou Seattle, à partir de Montréal ou de Québec. De nombreuses options existent.   
  • Par train, à bord d’Amtrak, de Vancouver jusqu’à Seattle, ou encore par autobus (le coût d’une voiture de location peut être prohibitif entre les deux villes).  
  • Le terminal de croisière de Seattle est en plein centre-ville.    

BOIRE À BORD   

  • Norwegian Cruise Line propose plusieurs forfaits permettant de consommer des boissons gazeuses et alcoolisées à volonté. Ces forfaits, malgré leur coût élevé, sont souvent beaucoup plus avantageux que de payer ses consommations à l’unité une fois à bord.    

MANGER À BORD   

  • Si l’on souhaite profiter des offres de repas gastronomiques à bord, il vaut mieux surveiller les promotions offertes par le croisiériste avant l’embarquement, afin de profiter de prix plus avantageux. Autrement, ceux-ci sont offerts à bord, mais à un coût parfois plus élevé.    

POURBOIRES   

  • Pour des raisons pratiques et pour éviter de se retrouver avec une facture imprévue une fois à bord, il vaut mieux acheter un forfait de pourboires prépayés avant d’amorcer la croisière. Cela évitera des soucis et une facture additionnelle que les vacances risquent de vous avoir fait oublier...    

CABINES   

  • Le Norwegian Bliss offre une grande variété de cabines, dont certaines pour les voyageurs célibataires.   
  • Il peut être intéressant de choisir une cabine avec balcon, afin de bien profiter du panorama loin de la frénésie des aires communes.    

VÊTEMENTS   

  • Les croisières en Alaska ont beau se dérouler surtout entre le printemps et l’automne, il faut prévoir une grande variété de vêtements (et de bons souliers de marche) pour faire face à tous les caprices de dame Nature. En effet, alors qu’il peut faire très chaud dans l’océan Pacifique ainsi qu’à Victoria et Seattle, le temps est beaucoup plus incertain en Alaska, en particulier lors de la journée d’excursion au cœur des glaciers, où il serait sage de porter un manteau d’hiver et une tuque... même en mai ou en juin !