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Dossier Marc Crawford: Brent Sopel avait déjà dénoncé son comportement

Marc Crawford
Photo d'archives AFP Marc Crawford

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Où était la planète hockey quand Brent Sopel a témoigné de sa relation houleuse avec Marc Crawford en novembre 2018? 

Un an avant l’enquête des Blackhawks de Chicago sur leur entraîneur adjoint, provoquée lundi par les accusations d’abus physiques de la part de l’ancien joueur de la Ligue nationale de hockey (LNH) Sean Avery, Brent Sopel dénonçait déjà le comportement douteux de Crawford. 

Le 15 novembre 2018, via le podcast sportif Spittin’ Chiclets, l’ancien défenseur de la LNH racontait une histoire qui est difficile à entendre au sujet de ses débuts sur le circuit. Il évoluait alors avec les Canucks de Vancouver et Crawford était son entraîneur-chef. 

Les propos de Sopel, dont la carrière de 659 parties dans la LNH s’est terminée avec une douzaine de rencontres dans l’uniforme du Canadien de Montréal en 2011, corroborent ceux d’Avery, qui affirme que Crawford a déjà été violent à son endroit. 

Voici les déclarations de Sopel à ce sujet, qui ont été recueillies par le podcast sportif Spittin’ Chiclets et qui ont refait surface lundi sur les réseaux sociaux. 

«Je pense que c’était mon troisième ou quatrième camp d’entraînement. J’étais à Ottawa, nous avions joué un match préparatoire et Marc Crawford était notre entraîneur-chef. Il m’avait tiré et dit : "Sopes, on te renvoie dans les mineures. Tu es une moumoune, tu ne te bats pas, tu ne frappes pas, tu ne patines pas, tu ne prends pas de tirs. Tu es une moumoune, tu ne fais f*cking rien ici, alors on te renvoie dans les mineures (...). Tu n’as aucun espoir d’une carrière dans la LNH."

«Je croyais que je n’avais aucune chance dans la LNH après cette rencontre. Crow et moi avions une relation amour-haine. On s’envoyait foutre au banc et dans le vestiaire plus que ce que j’ai entendu dans toute ma vie. Il était après moi tout le temps.» 

«Il m’a frappé, étouffé, tiré par-derrière avec mon chandail. Il attaquait les joueurs de façon personnelle», a notamment raconté Sopel. 

«Un an plus tard, il me disait: "Sopes, tu dois travailler fort, tu dois prendre de 15 à 20 lb". Alors je suis parti à la maison, j’ai entamé un régime, poussé de la fonte et pris 20 lb de muscle. 

«Je suis revenu et il me criait après : "Est-ce que t’es f*cking Hercules ou quoi? Tu vas tourner au vert? Es-tu Hulk?" Il m’avait suspendu pendant quelque chose comme six semaines. Il ne me laissait pas jouer. À l’entraînement, il me faisait patiner et je devais monter sur le pèse-personne chaque jour pour voir quelle était ma perte de poids avant de me laisser jouer. 

«Pour une raison que j’ignore, il a continué de me faire jouer quand même. J’ai joué près de 500 matchs pour lui dans ma carrière; alors, autant je le détestais, il y avait quelque chose en moi qui lui plaisait.»