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Tramway de Québec: des gains de temps et un réseau routier chamboulé

Les automobilistes devront changer leurs habitudes avec la venue du réseau structurant

En conférence de presse, lundi, le président du RTC, Rémy Normand, et le maire de Québec, Régis Labeaume, ont insisté sur le fait que les routes ne peuvent pas accueillir 19 500 déplacements en voiture de plus d’ici 2041. Le réseau structurant permettra d’atténuer de moitié cette hausse.
Photo Jean-François Desgagnés En conférence de presse, lundi, le président du RTC, Rémy Normand, et le maire de Québec, Régis Labeaume, ont insisté sur le fait que les routes ne peuvent pas accueillir 19 500 déplacements en voiture de plus d’ici 2041. Le réseau structurant permettra d’atténuer de moitié cette hausse.

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Les usagers du transport en commun gagneront 4 à 10 minutes dans leur temps de déplacement avec l’arrivée du réseau structurant, alors que la circulation automobile sera complètement chamboulée autour du tracé.

La Ville de Québec a présenté lundi les impacts du réseau structurant sur l’achalandage des déplacements.

Le temps de transport moyen pour les usagers du transport en commun sera réduit à l’heure de pointe de quatre minutes environ. L’étude prend cependant en compte l’ensemble du territoire de la région, y compris Lévis.

Selon Luc Samson, coordonnateur à la planification au RTC, 60 % des usagers auront un gain de temps de cinq minutes ou plus et au moins 20 %, un gain supérieur à 10 minutes. On estime que les usagers économiseront trois millions d’heures par année, en pointe du matin.

La circulation sera modifiée tout le long du tracé. En effet, avec la plateforme qui sera aménagée sur des axes majeurs comme René-Lévesque et Laurier, plusieurs intersections seront reconfigurées.

En tout, 148 carrefours se retrouveront avec une plateforme infranchissable pour les voitures. De plus, on empêchera le virage à gauche à 86 intersections.

« Trouver le bon équilibre »

« Les automobilistes vont devoir changer leurs habitudes », a soutenu le président du RTC, Rémy Normand. « Ils vont devoir modifier leurs itinéraires à cause des contraintes à certains carrefours. » Sur certains segments, il faudra compter quelques minutes de plus en voiture.

La Ville pourrait réduire la fréquence du tramway pour que les conséquences sur les automobilistes soient moins grandes, a-t-on appris.

« Il faut trouver le bon équilibre. Ce que vous voyez, c’est le pire scénario », a précisé M. Normand. « On va s’assurer que tout le monde trouve son profit dans tout ça. »

Ces changements amèneront inévitablement des détours dans les rues adjacentes, dont plusieurs sont résidentielles. La Ville assure qu’elle tentera de limiter les impacts et mettra en place « des mesures pour assurer une qualité de vie ».

Pour le maire, Régis Labeaume, cela ne nécessitera que « quelques jours d’ajustement » pour les conducteurs. Et les riverains vont « s’enrichir » grâce à la proximité du tramway.

Selon lui, les automobilistes sont « gagnants », car le réseau aidera à retrancher des voitures des routes.

« Guerre à l’automobile »

Pour le chef de l’opposition, Jean-François Gosselin, « l’administration Labeaume vient de déclarer la guerre à l’automobile ».

« On savait qu’il y aurait des problèmes de circulation majeurs à Québec pendant la construction. Là, ce qu’on sait, c’est qu’il y aura des problèmes majeurs après. »

Pour le conseiller de Démocratie Québec, Jean Rousseau, cette affirmation est « grossièrement exagérée ».

« La circulation va se réoptimiser. [...] Je vois là une opportunité pour les traversées piétonnes et cyclistes. [...] Je crois qu’on franchit une étape importante qui est positive. »

Avec la venue du réseau structurant

Achalandage accru

  • 38 500 passages en 2017* (situation actuelle)
  • 51 200 passages dès la première année du réseau structurant*
  • 53 400 passages 15 ans plus tard*

*En période de pointe

Proportion d’usagers qui choisissent le transport collectif

  • 8,5 % en 2017 (situation actuelle)
  • 10,9 % dès la première année du réseau structurant
  • 11,1 % 15 ans plus tard
  • Cela représente 13 millions de déplacements de plus par année

Moins de stationnements

  • 1241 places de stationnement retirées avec le réseau structurant
  • Dont 711 relocalisées
  • Perte nette de 530 espaces