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Saguenay: les pêcheurs récréatifs veulent à nouveau avoir droit au flétan de l’Atlantique

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SAGUENAY | Les amateurs de pêche blanche du Saguenay se mobilisent pour convaincre Ottawa d'autoriser la pêche récréative du flétan de l'Atlantique dans le fjord du Saguenay, comme c'était le cas il y a une vingtaine d'années. 

Il est de moins en moins rare de voir des pêcheurs sur glace capturer accidentellement cette espèce sur les glaces de la baie des Ha! Ha!. 

«Il y a quelques années, on disait que c'est un mythe, explique le président de Promotion Pêche, Rémi Aubin. Aujourd'hui, quand les gens nous disent qu'ils se sont fait casser leur ligne, on les croit. L'an passé, je me souviens d'un monsieur qui était arrivé ici les deux mains en sang parce qu'il avait monté une ligne avec un flétan.» 

Ce sont ces histoires qui prouvent, selon lui, que le poisson est de retour en abondance et qu'Ottawa n'a plus aucune raison d'interdire sa pêche récréative. 

Sa remise à l'eau est obligatoire depuis 1998. 

«Si on pouvait en garder un seul dans la journée ou même avoir une limite de grosseur, précise M. Aubin. On se vante toujours au Saguenay qu'on est le pays des géants. On a des monstres qui vivent dans le Saguenay, des poissons qui sont même plus gros que nous. Un flétan, ça peut atteindre 300 kilos.» 

L'organisme Promotion Pêche peut déjà compter sur des appuis de taille, dont celui de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, qui compte près de 160 000 membres. 

Quant au député conservateur Richard Martel, il s'engage à défendre le dossier à Ottawa. 

«On a rencontré l'ancien ministre des Pêches de l'époque et on va continuer les discussions avec la nouvelle ministre», a-t-il indiqué. 

Le problème, c'est qu'en permettant la pêche récréative du flétan de l'Atlantique au Saguenay, on doit aussi l'autoriser dans d'autres régions, comme la Gaspésie. Or, là-bas, les pêcheurs commerciaux craignent que cela ait un impact sur leurs ressources. 

«Si tu acceptes pour un, il faut que tu acceptes pour l'autre et les contextes sont très différents, même si nous sommes dans la même zone de pêche», précise Richard Martel. 

Rémi Aubin n'écarte pas la possibilité de lancer une pétition pour solliciter d'autres appuis et accentuer la pression sur Ottawa.