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Supervision des parents: la DPJ participe à «une forme d’aliénation», selon une avocate

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Une avocate en droit de la famille déplore qu’autant de parents soient supervisés par la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) «comme si c’étaient des criminels» lors des visites auprès de leurs enfants. 

«Je refuse de croire qu’il y a un problème systémique de mauvais parents au Québec. Je crois qu’il y a des parents qui ont besoin d’aide, qui ont besoin d’appui, qui ont besoin de ressources, mais je ne crois pas qu’il y a des parents, autant de parents, qui ont besoin d’être supervisés comme si c’étaient des criminels», a affirmé Me Valérie Assouline, à l’émission Les Effrontées à QUB radio, lundi. 

L’animatrice Geneviève Pettersen a cependant rappelé qu’il y a des cas où «l’on a restreint les droits d’accès à un parent» pour «de bonnes raisons». 

ÉCOUTEZ l’entrevue de Me Valérie Assouline, sur QUB radio:  

«Il y a des dossiers où l’on restreint le droit d’accès à des parents parce qu’il y a une violence, parce qu’il y a un parent qui est drogué. Absolument que c’est un outil clinique qui doit être utilisé dans certains dossiers», a reconnu l’avocate. 

Me Assouline n’en démord toutefois pas: certaines visites supervisées sont «une forme d’aliénation». 

«L’intervenante peut même interrompre le parent devant l’enfant et ça, ça constitue une forme d’aliénation», a poursuivi celle qui représente notamment la mère de l’enfant martyre de Granby. 

Un changement doit se faire d’ici la fin de la Commission spéciale sur les droits des enfants et la protection de la jeunesse, estime Me Assouline. Sous la présidence de Régine Laurent, la Commission doit soumettre son rapport et ses recommandations au gouvernement, au plus tard le 30 novembre 2020.

«Il faut que ça change et on ne peut pas attendre à la fin de la commission pour que ça change. Moi, ce que je demande à Mme Laurent et au ministre Carmant, c’est de regarder tous les dossiers où les parents sont supervisés. Je vous le dis qu’il y en a plusieurs parents qui n’ont jamais été violents, qui n’ont pas de problèmes psychologiques, qui n’ont pas de raison d’être supervisés», a-t-elle ajouté. 

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