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CHSLD privés: Plus d’indépendance pour les plaintes

La ministre responsable des Aînés Marguerite Blais.
Photo Simon Clark La ministre responsable des Aînés Marguerite Blais.

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Les plaintes des personnes âgées en CHSLD privés seront désormais traitées par le CISSS ou CIUSSS local afin d’assurer une plus grande indépendance. 

La ministre responsable des Aînés, Marguerite Blais, a déposé un projet de loi en ce sens mardi à l’Assemblée nationale. «Ce projet de loi fait suite à certaines situations préoccupantes qui ont été portées à notre attention et qui ont, notamment, été communiquées dans les médias. Je souhaite, par ailleurs, dire merci aux gens qui signalent les situations de maltraitance», a-t-elle souligné en conférence de presse. 

En ce moment, chaque CHSLD privé doit avoir son propre commissaire aux plaintes. Désormais, celles-ci seront traitées par le responsable au sein du CISSS ou CIUSSS de son territoire. 

De plus, les dossiers devront obligatoirement être versés dans le système informatique de l’établissement, «en vue de dresser un portrait complet du traitement des plaintes effectuées», a expliqué la ministre Blais. 

Financement supplémentaire 

Du même souffle, Mme Blais a annoncé la création d'une fonction de Commissaire-conseil au ministère de la Santé et des Services sociaux. Son rôle sera notamment d’assurer un lien entre le ministère de la Santé et les commissaires aux plaintes, en plus de «s'assurer que les mesures recommandées seront mises en place». 

La ministre précise qu’une somme récurrente de 1,2 M$ annuellement sera allouée pour permettre aux CISSS et CIUSSS d’assumer ces nouvelles responsabilités. «À cette somme s'ajoute un financement non récurrent de 1,2 million pour permettre la modernisation de l'actif informationnel dont l'utilisation serait rendue obligatoire dans la gestion des dossiers de plaintes», dit Mme Blais. 

Commissaires débordés  

Pour le critique péquiste, Harold Lebel, ces nouvelles responsabilités risquent de surcharger les commissaires déjà en place dans les établissements publics. «Je suis loin d'être certain que les aînés vont gagner là-dedans, parce que ce qu'on entend, c'est que les commissaires sont déjà débordés, c'est déjà difficile à traiter des plaintes», a-t-il souligné en point de presse. 

«Ils n'auront pas plus de responsabilités, on va embaucher 12 personnes pour faire en sorte que nous puissions répartir le travail pour être en mesure, justement, de combler les postes dans les CHSLD privés», a répliqué la ministre Blais.