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Glissade gênante mais saine

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On ne va pas se mentir en partant. Huit défaites de suite, dans la ligue nationale paritaire de Gary Bettman, c’est gênant.  

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Tout le monde bat tout le monde un soir donné... sauf le Canadien. Montréal a battu les Capitals à Washington, Ovechkin doit encore se gratter le caillou à essayer de comprendre comment cela a bien pu se produire. Et depuis... rien.  

Hier matin, fallait trouver une façon de faire diversion. Fallait orienter le débat. Quoi de plus simple que de soumettre l’adjoint de Price au ballottage.  

Kinkaid est carrément mauvais. Tout le monde le sait depuis avant sa signature avec le CH. Marc Bergevin a fini par le découvrir laborieusement, à coup de mauvais buts et de défaites. Qu’il soit demeuré avec l’équipe jusqu’à la Thanksgiving américaine est étonnant. Le sacrifier au lendemain d’une huitième défaite est simplet. Mais certains s’en contentent... Et le vice-président aux affaires publiques et communications du CH, Paul Wilson, le sait.  

Nouvelle philosophie  

Ce qui nous amène au cœur du problème. Le vrai électrochoc. Qui peut le donner ? Ou l’autoriser ?  

Claude Julien a fait saliver Goeff Molson lorsque remercié par les Bruins de Boston. Dans un geste de panique qui sent encore aujourd’hui l’appel du propriétaire, Marc Bergevin a limogé son ami Michel Therrien et a couvert d’or le coach qui venait à peine de quitter Boston dans la honte.   

Parallèlement, le directeur général changeait de philosophie de gestion. Impuissant à rivaliser avec les vrais grands marchés de la LNH, il adopta le « repêche et développe », une stratégie saluée presque unanimement.   

Or voilà : est-ce que Claude Julien représente le candidat de choix pour une philosophie de repêchage et développement ? Julien lui-même offre une réponse éloquente à mesure qu’il niaise tantôt Kotkaniemi, tantôt Suzuki, tantôt Fleury, tantôt Poehling...   

Pas le bon développeur  

La vérité est sans appel. Le Canadien n’a pas le bon développeur pour la direction qu’il souhaite emprunter. Mais est-ce que Bergevin a la légitimité pour congédier Julien ? Lui reste-t-il assez de confiance en son plan pour le faire ? Obtiendra-t-il la bénédiction de son propriétaire pour procéder ? Le propriétaire obtiendra-t-il la « permission » de ses actionnaires pour aller de l’avant ?   

Ne vaut-il pas mieux laisser couler jusqu’en avril, les profits étant assurés par un public qui demeure fidèle et une économie importante sous le plafond salarial ? Qui plus est, le repêchage de juin 2020 sera exceptionnel et présenté ici à Montréal.   

Je me répète, mais Bergevin travaille beaucoup mieux dans son deuxième plan quinquennal que dans son premier. Et ce n’est pas de sa faute si la ligne de communication écrite fut « reset sur le fly » et non « reconstruction ».   

Dans le même élan, connaissez-vous bien des organisations qui enrôlent les deux meilleures têtes de hockey junior au Canada et les confinent entraîneur en chef à Laval (Joël Bouchard) et deuxième adjoint à Montréal (Dominique Ducharme) ?   

Claude Julien mérite un club à son image, vieillissant et qui s’accroche. Les partisans méritent l’espoir de jours meilleurs. Cet espoir s’appelle Kotkaniemi, Suzuki, Poehling, Fleury, Primeau et bientôt Caufield. 

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