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Hommage au passé

Le public réserve un accueil poli aux anciens capitaines du Tricolore au Centre Bell

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 En cette période sombre d’une équipe en mal de victoires, les amateurs du Canadien, jeunes et moins jeunes, ont pu replonger dans le passé avant l’affrontement contre les Islanders de New York. 

 Pour souligner le 110e anniversaire de la formation la plus glorieuse de la LNH, le Tricolore a invité 11 de ses 12 derniers capitaines retraités à venir saluer le public avant de participer à la mise en jeu protocolaire. 

Photo Ben Pelosse

 L’accueil a été poli pour ces vedettes du passé, dont bon nombre ont contribué à la récolte record de 24 coupes Stanley de l’équipe montréalaise depuis sa fondation, le 4 décembre 1909. 

 On est certes loin de l’ovation mémorable réservée à Maurice Richard lors de la fermeture du Forum en 1996. Mais on retiendra que Saku Koivu a été le plus applaudi lors de la cérémonie qui s’est amorcée sous l’air de la chanson Je reviendrai à Montréal, de Robert Charlebois. 

Photo Ben Pelosse

 Palmarès extraordinaire 

Le plus ancien des capitaines présents, Yvan Cournoyer, âgé de 76 ans, a soulevé la coupe Stanley à dix reprises, ce qui le place à une conquête du record absolu détenu par Henri Richard, dont la santé précaire l’a empêché de participer aux célébrations. Cette marque du « Pocket Rocket » ne sera probablement jamais battue.

Le regretté Jean Béliveau ancien membre du Canadien, compte aussi 10 coupes à sa fiche. Il a été le 16e capitaine de l’histoire de l’équipe.

La fiche des capitaines honorés est certes impressionnante, comme en témoignent ces statistiques : ils ont notamment contribué à 45 conquêtes de la coupe Stanley tout en mettant la main sur sept trophées Selke, trois trophées Norris, trois trophées Conn-Smythe, deux trophées Masterton, un trophée Lady-Byng et un trophée King-Clancy. 

Photo Ben Pelosse

 Gloires du passé 

 Toujours dans le cadre des festivités entourant le 110e anniversaire du Canadien, les joueurs de l’édition actuelle ont eu l’immense privilège de porter un chandail des légendes du passé pendant la période d’échauffement du match de mardi. 

 Selon une sélection déterminée par l’ordre d’ancienneté, le gardien Carey Price a opté pour le maillot numéro 1 porté par la légende Jacques Plante, tandis que Phillip Danault a porté le non moins célèbre 4 de Jean Béliveau. La sélection des autres joueurs était la suivante : Max Domi (le 10 de Guy Lafleur), Brendan Gallagher (le 12 de Cournoyer), Joel Armia (le 26 de Mats Naslund), Ben Chiarot (le 18 de Serge Savard), Nick Cousins (le 21 de Guy Carbonneau), Cale Fleury (le 5 de Guy Lapointe), Christian Folin (le 79 d’Andreï Markov), Jesperi Kotkaniemi (le 11 de Kirk Muller), Brett Kulak (le 2 de Doug Harvey), Artturi Lehkonen (le 11 de Saku Koivu), Jeff Petry (le 24 de Chris Chelios), Mike Reilly (le 27 de Mathieu Schneider), Nick Suzuki (le 7 de Howie Morenz), Tomas Tatar (le 16 d’Henri Richard), Nate Thompson (le 23 de Bob Gainey), Jordan Weal (le 22 de Steve Shutt), Shea Weber (le 19 Larry Robinson), Matthew Peca (le 12 de Dickie Moore), Cayden Primeau (le 29 de Ken Dryden) et Gustav Olofsson (le 3 d’Émile Bouchard). 

 Même s’il a été rétrogradé à la formation de Laval quelques heures plus tôt, Charles Hudon était de la partie, et c’est avec le chandail numéro 9 de Maurice Richard qu’il a foulé la patinoire du Centre Bell, lors de la période d’échauffement d’avant-match. 

 11 des 12 derniers capitaines retraités du CH présents 

 Yvan Cournoyer (18e de l’histoire) 1975-1979 

Photo d'archives

 Serge Savard (19e) 1979-1981 

Photo d'archives

 Bob Gainey (20e) 1981-1989 

Photo d'archives

 Chris Chelios (21e) 1989-1990 

Photo d'archives

 Guy Carbonneau (22e) 1989-1994 

Photo d'archives

 Kirk Muller (23e) 1994-1995 

Photo d'archives

 Mike Keane (24e) 1995 

Photo d'archives

 Pierre Turgeon (25e) 1995-1996 

Photo d'archives

 Vincent Damphousse (26e) 1996-1999 

Photo d'archives

 Saku Koivu (27e) 1999-2009 

Photo d'archives

 Brian Gionta (28e) 2010-2014 

Photo Pierre-Paul Poulin

 Max Pacioretty (2018), membre des Golden Knights de Vegas, et Henri Richard (1971-1975), seul autre ancien capitaine vivant mais affligé par la maladie, n’ont pas participé à la cérémonie. Ces deux anciens joueurs ont été les 29e et 17e capitaines du Canadien respectivement. Quant à Shea Weber (30e), il est le capitaine actuel de l’équipe depuis l’an dernier. 

 Les échos des capitaines 

 « C’est non seulement un privilège d’avoir porté les couleurs de l’organisation du Canadien, mais aussi un honneur de représenter cette grande équipe quand j’en ai l’occasion. J’ai mal quand cette équipe connaît une mauvaise série. »  

 – Pierre Turgeon  

 « Il y a des moyens de se remettre sur les rails quand tu penses que tout va s’écrouler. L’équipe ne doit pas paniquer et [elle doit] se concentrer sur le travail qu’elle doit accomplir. » 

 – Vincent Damphousse  

 « Le Canadien a un bon capitaine pour se sortir de cette tempête. Shea Weber est calme et il a le respect des joueurs. Somme toute, il est capable d’en prendre. » 

 – Brian Gionta  

 « Personne ne s’ennuie d’une séquence de défaites. C’est ce qui rend Montréal unique : la passion, l’excitation. Mais évidemment, tout le monde veut se sortir du pétrin. C’est une saison de 82 matchs, il reste encore du temps pour se ressaisir. » 

 – Saku Koivu  

 « Le rôle d’un capitaine est important dans les bons et mauvais moments, mais Shea Weber a le leadership et le respect de ses coéquipiers dans le vestiaire. Le Canadien va s’en sortir. » 

 – Mike Keane  

 « Prenez l’exemple de St. Louis l’an dernier, qui a gagné la coupe Stanley après un mauvais début de saison. Je ne dis pas que ça va arriver pour le Canadien. Chaque équipe vit des moments difficiles dans une année. L’important, c’est que l’équipe reste soudée, et toutes divisions dans le vestiaire doivent être évitées. » 

 – Guy Carbonneau  

 « Je suis ici pour passer une belle soirée et je n’ai pas envie de reparler de cette histoire avec Mike Babcock. J’ai sorti la crotte que j’avais sur le cœur. » 

 – Chris Chelios  

 « Jamais un entraîneur en chef n’a franchi la ligne à mon endroit. Jamais personne ne m’a frappé. Ça peut arriver à l’occasion qu’un entraîneur en chef lève le ton, et s’il le fait, c’est qu’il a ses raisons. » 

 – Saku Koivu 

 – Propos recueillis par Louis Butcher, Jean-François Chaumont et Marc de Foy