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«Le 422» à Télé-Québec : sombre quête dans la huitième dimension

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MONTRÉAL – Des jeunes qui disparaissent subitement, une huitième dimension, un trésor à retrouver, une organisation secrète vieille de 400 ans appelée Les Guerriers de l’ombre, des épreuves à surmonter: bienvenue au «422», l’adresse à retenir pour les amateurs de suspense et de fantastique, qui prendra racine à Télé-Québec pendant le temps des Fêtes.  

On poussera l’intrigante porte cadenassée du «422» à compter du 23 décembre. À la télévision, les épisodes seront diffusés tous les jours consécutivement à 18 h, juste avant l’immuable «Ciné-Cadeau». Sur le web (telequebec.tv), les 13 épisodes seront intégralement déposés pour visionnement en rafale, une option qui ravira les plus curieux, pressés et passionnés.  

Si vous consommez l’histoire trop rapidement et en redemandez, sachez qu’une deuxième saison est présentement en écriture, et que Télé-Québec croit énormément au concept.  

  

Photo Courtoisie, Télé-Québec

Ambiance glauque  

Ce dernier met en vedette des visages connus (Normand D’Amour, Mathieu Baron, Marc Beaupré, Mylène Mackay) et une panoplie de nouveaux jeunes talents remarquables (Lowik Drouin, Adam Moussamih, Alexandre Perreault, Élizabeth Tremblay Gagnon, Emma Bao Linh Tourné, etc).  

Le récit s’enclenche lorsque deux garçons, Lou et Sacha (et leur langage de polyvalente) se mettent en quête d’un endroit bien à eux pour «gamer» tranquilles, et se font conseiller d’aller jeter un œil au 422, rue Sauvé. L’endroit est réputé pour avoir vu disparaître une enfant jamais retracée par ses parents.  

Notre duo deviendra rapidement petit groupe et sera propulsé dans un passage secret, puis coincé dans une dimension inconnue, dont ils ne pourront s’extirper qu’en mettant la main sur un trésor. Évidemment, des ennemis leur barreront la route, comme Holka (Mylène Mackay), la reine de la huitième dimension, qui convoite elle aussi le butin, et la bande des Guerriers de l’ombre, soucieuse d’écarter la Terre du 422.  

Au sein même des Guerriers de l’ombre, la rivalité fraternelle entre Thomas (Mathieu Baron) et Raphaël (Marc Beaupré) constitue également un puissant enjeu.  

Glauque dès le départ, sans être morbide, «Le 422» se déploie dans une atmosphère lourde et sombre, portée par une musique pesante nous martelant à grandes notes qu’on doit s’inquiéter de ce qui approche. Les trois tranches présentées aux journalistes mardi matin ne laissent toutefois rien présager de sanglant.  

  

Photo Courtoisie, Télé-Québec

«Stranger Things»  

La série est le fruit du travail minutieux des auteurs et producteurs Benoît Lach et Vincent Lafortune, de Blachfilms, qui ont fourbi leurs armes avec des webséries comme «Marc-en-peluche», «Avec pas de parents» et «Juste nous deux».  

Les deux créateurs planchent sur leur thriller de science-fiction depuis 2015, alors que n’avait pas encore émergé le phénomène «Stranger Things». Lach et Lafortune ne cachent pas un certain agacement lorsqu’on compare leur «bébé» avec l’opus de Netflix, même si le rapprochement s’impose d’emblée à l’écoute de seulement quelques demi-heures du «422».  

Ils disent avoir remis en question quelques grandes lignes de leur idée de départ après l’explosion du succès de «Stranger Things», mais revendiquent l’unicité de leur univers, qu’ils considèrent plus aventureux et planté dans un tout autre territoire.  

  

Photo Courtoisie, Télé-Québec

Ceci dit, le tandem assume pleinement et fièrement les parallèles qui pourraient être tracés avec les «Harry Potter» et autres «X-Men» de ce monde, satisfait d’avoir bouclé une œuvre somme toute fort intéressante avec un budget équivalent à celui d’une série lourde de chez nous, et qui emprunte tous les codes généralement associés au style fantastique.  

Les effets spéciaux, notamment, ont été conçus par le Studio AA et amalgament réalisations à l’ordinateur et décors construits sur mesure.  

Benoît Lach et Vincent Lafortune se plaisent également à souligner que, bien que d’abord pensée pour un public préadolescent, leur fiction n’a rien de proprement juvénile, comme en font foi les fusils et autres éléments menaçants qui apportent leur couleur à la trame.