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Mauvaise séquence des Remparts: Patrick Roy est fâché contre lui

L’entraîneur prend le blâme pour les difficultés que rencontre actuellement sa formation

Mauvaise séquence des Remparts: Patrick Roy est fâché contre lui
Photo d'archives, Stevens LeBlanc

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Les entraîneurs n’hésitent pas à mettre le blâme sur leurs joueurs lorsque l’équipe qu’ils dirigent traverse une zone de turbulence. Patrick Roy a fait le contraire en se jetant lui-même la pierre au moment où les Remparts ont subi 15 défaites à leurs 19 dernières rencontres.

Le visage long, le grand patron des opérations hockey des Diables rouges a interrompu l’entraînement à quelques reprises mardi matin sur la patinoire du Pavillon de la jeunesse.

Non pas pour blâmer ses ouailles, mais plutôt pour faire un mea culpa envers sa jeune bande, qui est à égalité avec les Sea Dogs de Saint John au huitième rang de la Conférence de l’Est en vertu d’une récolte de 25 points.

« Je suis fâché et je suis fâché contre moi. Je n’ai pas fait ma job. Des fois, après des défaites, on réfléchit, et c’est moi qui dois faire ma job. C’est moi qui dois me tenir debout [...] La culture des Remparts, c’est une culture où chaque jour on embarque sur la glace et on travaille. Moi, je les ai laissés aller. Ce n’est pas de leur faute, c’est de la mienne.

« C’est moi qui suis responsable de m’assurer que ces gars-là travaillent et suivent ce que je recherche. Je me suis excusé auprès d’eux autres parce que, quelque part, je n’ai pas joué le rôle que j’aurais dû jouer dans cette séquence-là », a commencé à dire le « 33 » dans un long laïus devant les journalistes.

Le travail en priorité

À la deuxième année de son deuxième séjour à la barre du club junior de Québec – après une pause précédée de trois années aux commandes de l’Avalanche du Colorado –, Roy a misé sur la jeunesse (moyenne d’âge de 17,87 ans), en optant pour cinq patineurs de 16 ans dans le but de viser les grands honneurs dans quelques saisons.

Or, une multitude de blessures a freiné l’élan de huit victoires en dix matchs en début de campagne.

Pour Roy, ses joueurs ont trop délaissé leurs bottes de travail au cours des dernières semaines.

L’équipe en arrache particulièrement devant ses partisans au Centre Vidéotron en ne jouant que pour .300 (4-10-1).

« Je pense que j’ai laissé les choses glisser au niveau de l’éthique de travail pis au niveau de la culture qu’on a. C’est normal, ce sont des jeunes de 16 à 20 ans. Ils vont prendre ce que je vais leur donner, mais à un moment donné, il faut mettre le pied à terre [...]

« Il n’y a pas d’avantage à ne pas travailler dans une séquence d’entraînement. Quand on commence à laisser les mauvaises habitudes embarquer, qu’est-ce que tu penses qu’il va arriver ? La prochaine étape, ce sera dans les matchs, et c’est un peu le reflet de ce qui se passe pour nous. On a mieux fait dans les derniers matchs à ce niveau, mais j’ai une part de responsabilité là-dedans et moi aussi, il faut que je me regarde dans le miroir », a assuré le gagnant du trophée Jack Adams en tant qu’entraîneur de l’année dans la LNH, en 2014.

Sur la route

Les Remparts tenteront maintenant de freiner leur série de trois défaites en rendant visite aux surprenants Voltigeurs de Drummondville, ce soir au centre Marcel-Dionne.

Emerik Despatie a eu droit à une vraie discussion de gardien

Patrick Roy a pris le temps de s’asseoir avec son gardien recrue Emerik Despatie après avoir affirmé dimanche qu’il songeait à le céder dans les rangs midget AAA.

Questionné sur ce dont il avait discuté pendant sa rencontre avec son jeune portier, Roy a répondu instantanément.

Despatie, qui a cédé quatre fois sur 17 tirs contre Sherbrooke, présente une moyenne de 4,32 et une efficacité de ,844 en 11 rencontres.

« J’ai toujours pensé que le deuxième gardien, son rôle, c’est de challenger le premier. Quand le premier a une mauvaise période, sa job, c’est de forcer l’autre à être meilleur.

« Les gens disent que [Keith] Kinkaid n’est pas le problème du Canadien. Non, ce n’est pas le problème, mais il peut faire partie de la solution. S’il ne challenge pas [Carey] Price et [que], quand il embarque dans les buts, il n’est pas capable de gagner un match, il ne fait pas sa job. C’est ça, la job d’un auxiliaire. Et c’est ce que j’ai dit à Emerik », a expliqué l’instructeur-chef.

Confiance ébranlée

Le choix de deuxième ronde au dernier repêchage, qui a fait le saut dans la LHJMQ depuis le midget espoir, avoue que sa confiance a été fragilisée depuis qu’il a accordé neuf buts sur 34 tirs le 16 novembre à Baie-Comeau.

« Il faut que je montre que je peux jouer à ce niveau, et ça commence par les entraînements. Ça n’a pas très bien été à Baie-Comeau, et depuis, je me sens un peu découragé. Je me suis bien adapté, mais ma confiance a baissé un peu », a-t-il reconnu.

Pendant l’entrevue le capitaine Félix Bibeau se trouvait tout près de lui et d’autres vétérans écoutaient attentivement, un peu comme s’ils voulaient protéger leur « petit frère ».

Test

Roy a demandé à Despatie de lui prouver d’ici la période des Fêtes qu’il peut toujours camper ce rôle aux côtés du titulaire Carmine-Anthony Pagliarulo.