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Plagiat à l’Université Laval: davantage d’étudiants s’en tirent sans échec

Plagiat à l’Université Laval: davantage d’étudiants s’en tirent sans échec
Photo d'archives

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À l’Université Laval, la moitié des étudiants qui ont été surpris à plagier ou tricher ont eu droit à une reprise plutôt qu’à une mention d’échec.  

Cette proportion est en «forte augmentation» depuis un an, constate l’administration universitaire, qui s’en réjouit (voir encadré).   

Au cours des dernières années, la direction a modifié son règlement relatif aux infractions aux études. Un étudiant qui se fait prendre à plagier ou tricher ne récolte plus automatiquement un échec. Un plus grand éventail de sanctions sont prévues, qui vont de la reprise d’un travail à la suspension de l'inscription à l’Université.   

«On a insisté sur le fait qu’on a un rôle de formation à faire, surtout auprès des étudiants de première année qui arrivent de partout dans le monde, avec des traditions différentes. Ils n’ont pas tous été formés également à ce que c’est précisément le plagiat», indique le vice-recteur aux études et aux affaires étudiantes, Robert Beauregard. 

La décision finale est prise en collaboration avec le professeur impliqué, selon le contexte, précise la commissaire aux infractions relatives aux études à l’Université Laval, Ève Chabot-Pettigrew. 

L’augmentation du nombre de reprises autorisées semble indiquer que les efforts de communication de l’administration universitaire à ce sujet portent fruit, souligne M. Beauregard. 

La reprise n’est autorisée qu’une seule fois dans le parcours de l’étudiant.   

Nombre d’infractions stable  

Les chiffres dévoilés mardi par l’administration universitaire permettent par ailleurs de constater que le nombre d’infractions est demeuré relativement stable ces dernières années.   

Le nombre de dénonciations liées à des travaux d’équipe est toutefois en baisse, étant passé de 135 à 84 en trois ans.   

La moitié des infractions sont des cas de plagiat – lorsqu'un étudiant, par exemple, omet de citer une source dans un travail universitaire – et 40% d'entre elles se rapportent à de la tricherie pendant un examen ou un travail.   

La majorité des étudiants qui se sont fait prendre à plagier ou tricher proviennent de la Faculté des sciences et de génie et de la Faculté des sciences de l’administration, où les travaux d’équipe sont fréquents, indique l’administration universitaire.   

L’Université Laval organise depuis deux ans une campagne de sensibilisation sur l’intégrité intellectuelle, afin de bien faire comprendre aux étudiants ce que sont le plagiat et les autres infractions reliées aux études. L’initiative se poursuivra l’an prochain, indique-t-on.   

La présentation de ces chiffres lors du conseil universitaire, mardi matin, n’a suscité ni question ni commentaire parmi les membres.   

Nombre de reprises autorisées      

  • 2018-2019: 95 sur 194 infractions reliées au plagiat et à la tricherie* (49%)   
  • 2017-2018: 19 sur 103 infractions reliées au plagiat (18%)   
  • 2016-2017: 20 sur 90 infractions reliées au plagiat (22%)      

* La reprise en cas de tricherie n'est permise que depuis l’automne 2018.  

Source: Université Laval