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Sur les traces de son frère Vincent

L’ailier défensif Charles-Lee Alarie-Tardif a eu un coup de cœur pour le programme de l’Université Laval

Parmi les meilleurs ailiers défensifs à sortir des rangs collégiaux, Charles-Lee Alarie-Tardif poursuivra sa carrière avec le Rouge et Or. On le voit ici dans l’uniforme des Cougars du Collège Champlain.
Photo courtoisie, Footbal SMB Parmi les meilleurs ailiers défensifs à sortir des rangs collégiaux, Charles-Lee Alarie-Tardif poursuivra sa carrière avec le Rouge et Or. On le voit ici dans l’uniforme des Cougars du Collège Champlain.

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À l’instar de son frère Vincent qui a évolué à Laval de 2014 à 2017 comme porteur de ballon, Charles-Lee Alarie-Tardif portera lui aussi les couleurs du Rouge et Or.

Au terme de sa deuxième visite, vendredi dernier, l’ailier défensif des Cougars du Collège Champlain a fait connaître sa décision dans les derniers jours.

« Je suis un gars de feeling et je me suis senti à ma place lors de ma visite », a expliqué Alarie-Tardif.

« J’ai eu un coup de cœur. J’adore la ville et les entraîneurs, et on ne peut pas demander mieux pour les installations. Marc [Fortier] m’a coaché avec l’équipe canadienne, et nous avions développé une bonne relation. Au final, mon choix s’est fait entre Laval et Montréal. J’ai aussi visité Sherbrooke et reçu de l’intérêt d’équipes des trois autres Conférences. [York, Ottawa, Acadia et UBC]. »

Vincent a-t-il influencé Charles-Lee dans sa décision ?

« Vincent est content de ma décision, mais il n’a pas tenté de m’influencer. Je n’ai jamais voulu faire comme mon frère. J’ai pris une décision pour moi et non pour lui. Je n’étais pas obligé de le suivre. Plus jeune, j’assistais à des parties du Rouge et Or quand je venais voir mon frère. »

Congestion sur la ligne

La venue de plusieurs joueurs sur la ligne défensive lors de la cuvée de recrutement de 2019 n’a pas influencé le choix d’Alarie-Tardif.

« Même s’il y a plusieurs vétérans, je suis capable de faire ma place, a-t-il souligné. Je suis très compétitif, je n’aime pas perdre et je me bats jusqu’à la fin. C’est un défi de plus pour mériter un poste, et j’aime beaucoup cet aspect. Ça va être une victoire si je suis habillé. À Lennoxville, il y avait deux gars de 3e année et deux gars de 2e année devant moi quand je suis arrivé. »

« Contrairement à plusieurs, ma polyvalence représente un avantage », de poursuivre celui qui a été élu sur l’équipe d’étoiles à ses trois saisons collégiales et qui a remporté deux Bols d’Or.

« Je peux jouer comme ailier défensif et aussi comme technique 3, selon les fronts utilisés. Je le fais depuis le collégial. Je n’ai aucun problème à évoluer comme ailier défensif pour mettre de la pression sur le quart-arrière ou à l’intérieur pour arrêter la course. Dans les rangs universitaires, je devrai perdre un peu de poids. Je vise de jouer à 250 lb, alors que j’ai débuté la dernière saison à 270 lb. »

Deuxième opération

Pour une deuxième année consécutive, Alarie-Tardif devra passer sous le bistouri pendant la saison morte. Opéré à une hanche l’hiver dernier, il le sera à nouveau pour une épaule cette fois-ci.

« Je serai six mois sans contact, a-t-il indiqué, mais je serai prêt pour le début de l’été pour l’entraînement avec les gars à Laval. Je serai opéré à Québec. Mon épaule a disloqué cinq fois en 2018, mais je ne voulais pas subir deux opérations la même année. C’est pourquoi j’ai attendu. Le kinésiologue David Simard, des Saguenéens, a fait des miracles en peu de temps, et mon épaule a tenu le coup cette année. »

Les chemins de Cyssé et de Bernier se séparent

Coéquipiers au cours des trois dernières années avec les Élans de Garneau, les joueurs de ligne défensive Ayman Cyssé et Mikael Bernier ont opté pour des chemins différents pour la suite de leur carrière.

Cyssé s’alignera avec les Carabins de l’Université de Montréal, alors que Bernier a fait le choix du Rouge et Or de l’Université Laval.

« Après un parcours à Québec dans les rangs scolaires et collégiaux, mes parents m’encourageaient à aller voir ailleurs au Canada pour découvrir quelque chose de différent », a raconté Cyssé, qui évolue à la position de plaqueur.

« Montréal est l’équipe qui m’a approché le plus tôt, et mon style de jeu cadre bien avec le style de leur défensive. J’ai opté pour l’équipe qui me voulait le plus et qui avait le plus de projets pour moi. »

Une promesse

De son côté, Bernier a fait d’une pierre deux coups.

« Même si j’ai visité ailleurs parce que j’étais curieux de voir ce qu’on avait à m’offrir, mon cœur a toujours appartenu à Laval, et je réalise un rêve en me joignant à eux », a exprimé l’ailier défensif.

« Il y a aussi une symbolique derrière ma décision de me joindre au Rouge et Or. J’avais promis à mon grand-père avant son décès, il y a trois ans et demi, que j’allais tout faire pour jouer dans les rangs universitaires et si possible à Laval. Mon grand-père, qui a aussi joué un rôle de père, était présent à mes débuts avec le mini Rouge et Or et avec les Athlétiques de L’Ancienne-Lorette. Ça me motive encore plus. »

Utilisé comme plaqueur, mais aussi comme bloqueur lors des six premières parties des Élans en raison des blessures sur la ligne offensive, Cyssé tenait à évoluer sur la ligne défensive.

« Ce fut une décision difficile et j’ai changé de position pour le bien de l’équipe, mais je voulais jouer sur la ligne défensive dans les rangs universitaires. À Laval, que je devais visiter, on me voyait aux deux positions. Si je m’étais engagé avec le Rouge et Or, j’aurais voulu obtenir l’assurance de me retrouver sur la ligne défensive. »