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Les promoteurs d’un projet de 600 M$ se placent à l’abri de leurs créanciers

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En raison de difficultés financières et d’un conflit d’actionnaires, les deux entreprises responsables du développement résidentiel Square Candiac, estimé à plus de 600 millions $, se placent à l’abri de leurs créanciers.

Les deux compagnies à numéro, dont les actionnaires principaux sont Arthur H. Steckler, Israel Steckler et Marc-André Nadon, cumulaient des dettes de 23,8 millions $ au 31 octobre. 

C’est la firme KPMG qui a été mandatée pour piloter ce dossier à la demande des responsables des deux compagnies. L’objectif est «de résoudre d’urgents problèmes résultant d’un conflit» entre les actionnaires. 

En 2016, lors du dévoilement du projet à Candiac sur le terrain de 1,78 million de pieds carrés par le Groupe Stekmar, les promoteurs prévoyaient 1700 logements, dont une résidence pour retraités. Elle est aujourd’hui ouverte et une 2e phase est dans les plans. Précisons que plusieurs lopins du Square Candiac ont été vendus à des promoteurs au cours des dernières années et ils ne sont pas impliqués dans ce processus de restructuration. C’est entre autres le cas pour la résidence et les condos du Groupe Chartwell.

Proposition

Dans les documents de KPMG, on peut lire que le syndic souhaite proposer un plan d’arrangement en vertu de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies. Les deux entreprises sont actuellement à la recherche de financement. Des pourparlers seraient en cours.

«Bien que certains aspects du projet ont été achevés et que certains lots ont déjà été vendus, une partie importante du développement reste à être terminée», avance le syndic, ajoutant que les entreprises impliquées font face à «une crise de liquidités» et sont incapables d’honorer leurs obligations.

Les responsables du Groupe Stekmar n’ont pas donné suite à la demande d’entrevue du Journal, mardi. Le contrôleur au dossier pour KPMG, Dev Coossa, a toutefois tenu à préciser que l’évaluation des terrains est supérieure à la valeur des dettes. Il se dit optimiste que le projet puisse se poursuivre.