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Un nouveau président engagé à la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec

Motoneige
Photo courtoisie, Karl Tremblay

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Élu au poste de président, lors du congrès de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec en septembre dernier, Réal Camiré ne s’est pas présenté les mains vides. Il a des idées sur ce qu’il veut réaliser pour faire avancer la cause des motoneigistes.

La motoneige, il connaît bien. Il a été 13 ans président du club Alléghanish des Bois-Francs à Victoriaville.

Au cours des six dernières années, il agissait à titre d’administrateur de la région Mauricie/Centre-du-Québec, pour la Fédération.

Il a été membre de nombreux comités au sein de la Fédération, dont ceux des sentiers et de l’assistance financière.

«Je n’ai pas l’intention de réinventer la roue, mais je dois dire que je me suis fixé certains défis qui sont importants pour moi», explique le nouveau président.

«Nous vivons présentement des changements importants dans le monde de la motoneige au Québec. Il faut changer certains systèmes, arriver à mettre en place des outils qui permettront de répondre à la réalité de ce que vivent nos bénévoles de clubs et les motoneigistes membres.»

«Si nous voulons que notre sport se poursuive dans sa forme actuelle, avec son réseau de sentiers sécuritaires et l’interconnexion entre nos 13 régions administratives du Québec, il faut apporter des changements», soutient-il

C’est dans cet esprit qu’il veut poursuivre le projet 2020 mis de l’avant sous l’ancien président Mario Gagnon.

Ce projet est simple. Il consiste à mieux répartir les sommes d’argent disponibles pour l’entretien des sentiers, entre les différents clubs du Québec.

«Nous devons arriver à traiter le dossier motoneige au Québec dans son ensemble, avec une seule structure au lieu de faire du cas par cas», estime-t-il.

«Le projet pilote qui sera mis en marche cette saison dans les régions Mauricie/Centre-du-Québec et de la Gaspésie nous permettra de bien évaluer notre vision de la formule que nous voulons mettre de l’avant, poursuit-il. Il n’est pas question d’imposer des choses aux gens. Nous allons poursuivre nos tournées et rencontrer les bénévoles pour discuter du sujet. Ce sont eux qui vont nous donner la réponse. Personnellement, je crois qu’il faudra plus d’une saison pour arriver à mettre en place ce que nous voulons faire. Un nouveau modèle équitable pour tous les clubs est nécessaire pour la survie de notre sport.»

RENCONTRER LES CLUBS

Pour le nouveau président, un dossier en particulier lui tient à cœur, soit celui de renouer des liens solides entre les clubs et leur fédération.

«Avec les années, il semble que dans certaines régions, un fossé s’est installé entre des clubs de motoneige et leur fédération. Notre organisation doit appliquer les lois et règles des instances gouvernementales qui, occasionnellement, ne sont pas très populaires au sein de la communauté des clubs. Malheureusement, certains d’entre eux tirent à tort sur le messager. Ils considèrent que ces décisions sont prises à la Fédération, ce qui est totalement faux», avance M. Camiré.

Dans l’esprit du président, le rôle de la Fédération est très clair, soit de placer au centre de ses actions les motoneigistes.

«La Fédération est là pour défendre les intérêts des clubs et de leurs membres motoneigistes. Elle le fait en tout temps. Toutes les représentations et démarches entreprises par la Fédération au sein des instances gouvernementales ne sont pas publiques. Les motoneigistes doivent savoir qu’elles sont le quotidien des employés de la Fédération et des administrateurs régionaux.»

Lors du congrès, après son élection, le président a pris un engagement audacieux.

«J’ai dit que je voulais faire le tour du Québec pour rencontrer, en petits groupes, tous les clubs de motoneigistes afin de répondre à leurs questions. Cela nous permettra d’éclaircir certains points et de ramener la relation clubs-fédération au niveau où elle devrait être, partenaires pour le bien-être et la pérennité de notre sport, la motoneige».

LES TRAVAUX MAJEURS

Il est loin le temps où on faisait une collecte de fonds pour la construction d’un pont ou d’une passerelle et qu’on s’exécutait tout simplement.

«De plus en plus, les règles du jeu pour la construction d’infrastructures changent. À tort ou à raison, ce n’est pas aux clubs ou à la fédération d’en décider. Nous devons les appliquer. Souvent ces règles nous imposent de travailler de plus en plus avec des professionnels de la construction, avec le résultat que les coûts sont devenus astronomiques», dit Réal Camiré.

Conscient de cette situation souvent trop difficile à gérer pour certains clubs, le président a émis ce commentaire :

«La Fédération doit se pencher sur la gestion des projets à coûts élevés. L’objectif est de trouver la formule idéale de partenariat avec le club local pour réaliser ces types de projets. Nous devons les aider à partir du moment où ils déposent une demande d’aide financière jusqu’à l’accomplissement des travaux», conclut-il.

En attendant de mettre en marche la machine, le président rêve, comme tous les autres motoneigistes, du moment où Dame Nature déposera assez de neige pour que la saison débute officiellement.