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Cayden Primeau a répondu à l’appel

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Pour un premier départ en carrière dans la LNH et un 14e chez les professionnels en compilant sa fiche chez le Rocket de Laval, on peut affirmer sans se tromper que Cayden Primeau a accompli le boulot devant le filet du Canadien.  

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Le jeune gardien de 20 ans, produit des Howlin’ Huskies de l’Université Northeastern ayant obtenu son diplôme le printemps dernier, a accordé trois buts à la puissance offensive en règle de l’Association de l’Ouest.  

Ben Pelosse / JdeM

Pas mal pour un baptême de feu au Centre Bell alors que le Tricolore ne traverse pas ses meilleurs moments. Les effluves de la série de huit matchs sans victoires sont encore bien présents. La défensive est tout aussi poreuse.  

Entre ses poteaux, Primeau est resté de glace, calme et solide. Il est vrai que sur le premier but, il a éprouvé des difficultés à emprisonner la rondelle. Sur le deuxième, alors que les patineurs de l’Avalanche entraient facilement en territoire offensif, on ne peut lui jeter tout le blâme. Le capitaine Gabriel Landeskog n’a pas marqué 180 buts dans sa carrière par pur hasard. Il a habilement placé la rondelle dans le haut du filet en se moquant d’abord de Jeff Petry.  

Une bonne marche de plus 

« Les grosses différences entre la Ligue américaine et la LNH sont la rapidité et le gabarit des joueurs. Le premier trio de l’Avalanche est très rapide, comme l’équipe entière. J’ai dû m’ajuster, a raconté Primeau, épié par Carey Price qui se disait impressionné par sa performance.   

« J’ai essayé de donner la meilleure chance à l’équipe de gagner, a-t-il ajouté, motivé par cette première expérience de la LNH. Chaque jeu est critique. Un arrêt fait toute la différence. » 

Aucunement paniqué devant sa cage, même si les visiteurs étaient en contrôle. Il a monté la garde avec brio. En infériorité numérique en fin de deuxième, il a bloqué les rondelles tirées à bout portant de Valeri Nichushkin d’un côté et Mikko Rantanen de l’autre.  

Quand il a vu ses nouveaux coéquipiers prendre du poil de la bête en troisième période, il a fermé la porte une fois de plus à Rantanen, du bout de la jambière à plat ventre sur la glace, avec neuf minutes à jouer.  

« Cayden a bien fait. Il a trouvé son confort au fil du match en faisant des arrêts importants. Il était confiant. J’ai aimé qu’il nous ait donné la chance de revenir dans le match avec ses arrêts en deuxième et en troisième », a analysé Claude Julien qui a vu sa verte recrue bloquer 32 tirs.