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Ville de Québec: le budget 2020 et le Plan d’investissement quinquennal largement adoptés

Le maire de Québec, Régis Labeaume
Photo Jean-François Desgagnés Le maire de Québec, Régis Labeaume

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Le budget 2020 et le Plan d’investissement quinquennal (PIQ) de la Ville de Québec ont été largement adoptés jeudi en fin de matinée, malgré l’opposition de cinq élus: les trois de Québec 21, l’unique conseiller de Démocratie Québec (DQ) et l’indépendant Raymond Dion.  

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Le vote a eu lieu à l’hôtel de ville de Québec lors d’une séance extraordinaire du conseil municipal.   

Forts de leur majorité, les élus d’Équipe Labeaume ont unanimement appuyé les documents budgétaires, ce qui a permis ce vote majoritaire. Le conseiller indépendant et doyen du conseil municipal Yvon Bussières a également avalisé le budget et le PIQ en rappelant qu’il participe à son 27e exercice budgétaire.  

Joute politique  

Plus tôt en matinée, Régis Labeaume est revenu sur les grandes lignes du budget 2020. Il a insisté sur le fait que la municipalité remplit sa promesse de «toujours taxer à l’inflation dans le résidentiel» et a répété qu'il «est faux de dire que les commerçants de Québec sont surtaxés».   

De son côté, Jean-François Gosselin, chef de Québec 21, a juré que «les vrais chiffres ne mentent pas» et que les taxes des commerçants ont «doublé, voire triplé» au fil des années.   

«Ça a causé une pression trop forte sur plusieurs commerçants, qui ont dû fermer boutique», a-t-il regretté. Ce dernier a conclu son allocution en estimant «impossible et irréaliste de voter pour le budget 2020».   

Rémy Normand, vice-président du comité exécutif, a alors dénoncé «l’ignorance crasse» de Québec 21, ce qui a conduit à des échanges houleux.     

Labeaume s’en prend à Rousseau  

Le maire de Québec s’en est par ailleurs fortement pris à Jean Rousseau, conseiller de DQ, en affirmant qu’il était «intellectuellement incohérent» de critiquer l’administration municipale sur les enjeux des taxes commerciales et du Centre de biométhanisation.   

M. Rousseau a évoqué ces deux dossiers en annonçant, dès mercredi, qu’il s’opposerait au budget 2020 et au PIQ.     

M. Labeaume a également affirmé que M. Rousseau est pour le réseau de transport structurant «quand c’est le temps de prendre des photos, mais [...] contre quand [il] peut faire des gains politiques». 

À la sortie de la séance extraordinaire du conseil municipal, le conseiller Rousseau s’est défendu en disant «assumer» parfaitement ses choix politiques. 

Pour sa part, le conseiller indépendant Raymond Dion s’est porté à la défense de M. Rousseau, allant même jusqu’à comparer le maire Labeaume au président américain.   

«Il était d’une agressivité à la Trump à l’égard de mon collègue, a regretté M. Dion. Il veut instaurer un climat de terreur à l’égard de mon collègue Rousseau. Il a essayé de stigmatiser M. Rousseau de façon cavalière.»