/sports/hockey
Navigation

Le Phœnix se dévoile enfin

L’équipe a connu un départ canon et trône au sommet du classement général

Le capitaine Samuel Poulin et ses coéquipiers du Phœnix ont développé une belle chimie depuis le début de la saison, ce qui fait dire au directeur général et copropriétaire de l’équipe, Jocelyn Thibault, qu’il n’aura pas besoin de se montrer très actif lorsque s’ouvrira la période des transactions.
Photo courtoisie, Phœnix Le capitaine Samuel Poulin et ses coéquipiers du Phœnix ont développé une belle chimie depuis le début de la saison, ce qui fait dire au directeur général et copropriétaire de l’équipe, Jocelyn Thibault, qu’il n’aura pas besoin de se montrer très actif lorsque s’ouvrira la période des transactions.

Coup d'oeil sur cet article

Les partisans du Phœnix de Sherbrooke n’ont pas été gâtés depuis le retour d’une concession de la LHJMQ dans la région de l’Estrie à l’automne 2012. L’équipe a raté les séries à deux reprises et a atteint les quarts de finale seulement deux fois. Mais le printemps 2020 pourrait bien changer la donne dans une ville où les attentes sont élevées.

Si on savait que la troupe de Stéphane Julien serait l’équipe à battre dans la Conférence de l’Ouest, bien malin est celui qui aurait pu prédire un tel départ explosif, alors que le Phœnix s’est hissé au sommet du classement général. En 28 rencontres, les Sherbrookois n’ont subi que quatre revers en temps réglementaire, récoltant un total de 46 points. Ils sont aussi invaincus à domicile en 13 sorties.

La tenue exceptionnelle des gardiens Samuel Hlavaj (19 PJ – ,926) et Thomas Sigouin (10 PJ – ,926) a grandement contribué aux succès du Phœnix, estime Julien, qui a aussi pu compter sur son dangereux premier trio formé d’Alex-Olivier Voyer, Félix Robert et Samuel Poulin. À eux seuls, ils comptent 114 points.

« On a 20 joueurs sur 23 qu’on a repêchés ou qui proviennent de chez nous. Ça aide d’avoir eu des joueurs dans le même moule depuis que je suis arrivé il y a quatre ans. Je ne dis pas que c’est le meilleur moule au monde, mais quand tu élèves des gars chez vous, ça fait quand même une différence.

« On ne s’attendait pas à avoir une dynamique comme ça [...] Ce qu’ils (les joueurs) nous ont prouvé jusqu’à maintenant, c’est qu’ils peuvent faire de bonnes choses ensemble. Je ne verrais pas pourquoi, après les Fêtes, on ne pourrait avoir des attentes assez élevées envers nos gars », soulignait l’entraîneur-chef lors de son plus récent passage à Québec.

Jocelyn Thibault
Photo d'archives
Jocelyn Thibault

Un DG aux aguets...

Cet esprit de famille qui règne à l’intérieur du vestiaire fait d’ailleurs dire au directeur général Jocelyn Thibault – aussi copropriétaire – qu’il n’aura pas trop à chambouler les pièces du casse-tête lorsque la période des transactions s’ouvrira le 15 décembre prochain.

Il est toutefois bien conscient que des équipes comme Moncton, Chicoutimi et Rimouski, entre autres, tenteront de s’améliorer en prévision de la deuxième moitié du calendrier.

« On ne peut pas ignorer ça et faire abstraction de la position actuellement au classement. Le gâteau a bien levé cette année. On regarde les options pour améliorer notre équipe et on aimerait ça gagner le dernier match de l’année. Il y a d’autres bonnes équipes, mais ce sera à propos de nous. Puis, tu ne verras pas Jocelyn Thibault faire 12 transactions dans le temps des Fêtes » a-t-il lancé en entrevue téléphonique au Journal.

... mais pas à tout prix

Avec 10 patineurs de 18 ans au sein de l’alignement et le retour potentiel du capitaine Poulin la saison prochaine, le Phœnix risque d’être dans le coup aussi lors des séries 2021. Thibault ne mettra donc pas tous ses œufs dans le même panier pour soulever la coupe du Président uniquement cette saison.

« Ça fait partie de la réflexion parce qu’on pense qu’on aura encore une bonne équipe l’année prochaine. On ne veut pas hypothéquer l’an prochain. Il n’y a pas beaucoup de joueurs dominants de 19 ans cette année, c’est une année où une équipe composée de joueurs plus jeunes a plus de chances de gagner, et on veut faire attention », a expliqué l’ancien gardien du Canadien.

L’augmentation de l’achalandage au Palais des sports, qui est passé d’une moyenne de 2488 spectateurs par match en 2018-2019 à 2750 jusqu’ici, amène une certaine pression de réussir.

« Les projecteurs sont sur toi, mais on le savait, et on avait préparé les joueurs à l’interne durant l’été ainsi qu’au camp. Les entraîneurs mettent beaucoup d’emphase sur le fait de rester humble. On s’est créé une petite bulle et notre défi est de rester dans cette petite bulle le plus longtemps possible », a juré le DG.

► L’attaquant étoile du Phœnix, Xavier Parent (dos), poursuivra son séjour sur la liste des blessés pour une période indéterminée, a annoncé le Phœnix, mercredi soir.

Dans le calepin...

Au moment où les Olympiques croupissent dans les bas-fonds du classement en vertu d’une piètre fiche de 7-18-3, l’organisation a annoncé que son entraîneur adjoint Ron Choules s’absentera jusqu’au 27 décembre prochain pour des raisons médicales. L’homme de hockey en est à sa cinquième campagne derrière le banc de l’équipe de Gatineau. Il a été impossible d’en savoir plus. La troupe d’Éric Landry a subi la défaite à ses sept dernières parties.

Il y aura un peu de la LHJMQ au camp de sélection de l’équipe nationale junior russe, alors que les attaquants Alexander Khovanov (Moncton), Nikita Alexandrov (Charlottetown) et Egor Sokolov (Cap-Breton) ont chacun reçu une invitation dans le but de percer l’alignement régulier. L’espoir du Canadien Alexander Romanov, qui avait récolté huit points en sept matchs au tournoi de Vancouver, l’an passé, fait également partie de la liste des invités. Le gardien Yaroslav Askarov, l’un des plus beaux espoirs en vue du prochain repêchage, tentera aussi de mériter sa place.

Mauvaise nouvelle concernant le talentueux espoir des Mooseheads d’Halifax Justin Barron. Le défenseur sera absent pour une période indéterminée en raison d’un caillot de sang. Celui-ci s’est formé pendant le match de samedi dernier contre Boisbriand. Barron, 18 ans, est considéré comme un potentiel choix de première ronde selon le plus récent relevé de la Centrale de recrutement de la LNH. Il a récolté 17 points, dont quatre buts, en 27 rencontres. Pour la deuxième saison de suite, un caillot de sang est diagnostiqué chez un joueur des Mooseheads, après celui de Samuel Dubé, qui avait dû rater trois mois d’activités l’an passé.

Si on dit que les voyages sont parfois longs dans la LHJMQ, ce n’est rien comparativement à celui qu’ont amorcé les Rockets de Kelowna plus tôt cette semaine. Au total, ils parcourront plus de 4200 km en 11 jours en autocar en se rendant à Prince Albert, Saskatoon, Brandon, Winnipeg et Regina, avant de terminer cet éreintant périple à Moose Jaw. Les voyages forment la jeunesse...

Les Wildcats et leur secret

Les Wildcats disputent trois matchs en trois soirs au Québec, cette semaine. Ils ont toutefois fait le voyage sans leur entraîneur-chef John Torchetti.
Photo d’archives, Didier Debusschère
Les Wildcats disputent trois matchs en trois soirs au Québec, cette semaine. Ils ont toutefois fait le voyage sans leur entraîneur-chef John Torchetti.

Situation étrange que celle derrière le banc des Wildcats de Moncton depuis une semaine. Après avoir obtenu un congé pour s’absenter du match de dimanche dernier contre les Eagles, à Sydney, l’entraîneur-chef John Torchetti n’a pas accompagné l’équipe actuellement en déplacement sur les routes du Québec.

Torchetti, dont la troupe figure au troisième rang du classement général, n’était pas à son poste jeudi soir à Victoriaville et c’est l’adjoint Darryl Boyce qui assumait le rôle d’instructeur-chef. Moncton affrontera Sherbrooke ce soir et Drummondville samedi.

Les Wildcats ont publié l’information dans un laconique communiqué mercredi matin, se contentant de dire que les « détails de l’absence de M. Torchetti ne seront pas rendus publics ».

Conflit ?

Plus tôt cette semaine, le confrère de RDS, Stéphane Leroux, avait évoqué un possible conflit entre Torchetti, qui est aussi directeur des opérations hockey, et le propriétaire Robert Irving.

La loi du silence n’est jamais la meilleure stratégie à adopter pour une organisation, encore moins pour un club sportif qui a des comptes à rendre à ses joueurs, à ses partisans et aux médias.

Le dossier est délicat puisque les Wildcats ont une réputation enviable à travers le circuit Courteau, mais tôt ou tard, ils devront faire preuve de transparence pour éviter de perdre la face.

Imaginez un instant Claude Julien quitter le Canadien sans raison spécifique. Cela créerait un tollé. Il y a toutes sortes de manières de divulguer une information tout en demeurant vaste sur les circonstances exactes. Or, les Wildcats ont préféré garder le secret pour eux, ce qui ne fait qu’alimenter inutilement les rumeurs.

Et personne n’aime les rumeurs.

Le face à face

Egor Sokolov

Le capitaine Samuel Poulin et ses coéquipiers du Phœnix ont développé une belle chimie depuis le début de la saison, ce qui fait dire au directeur général et copropriétaire de l’équipe, Jocelyn Thibault, qu’il n’aura pas besoin de se montrer très actif lorsque s’ouvrira la période des transactions.
Photo courtoisie

 

Eagles | Ailier gauche

  • Parties jouées 28
  • Buts 21
  • Passes 26
  • Points 47
  • Différentiel +19

Raphaël Lavoie

Le capitaine Samuel Poulin et ses coéquipiers du Phœnix ont développé une belle chimie depuis le début de la saison, ce qui fait dire au directeur général et copropriétaire de l’équipe, Jocelyn Thibault, qu’il n’aura pas besoin de se montrer très actif lorsque s’ouvrira la période des transactions.
Photo courtoisie

 

Mooseheads | Ailier droit

  • Parties jouées 28
  • Buts 17
  • Passes 24
  • Points 41
  • Différentiel +4

8: Huit anciens de la LHJMQ porteront les couleurs de U Sports lors des matchs préparatoires contre Équipe Canada junior la semaine prochaine, dont Sébastien Auger, Nikolas Brouillard et Tristan Pomerleau.

49: En date de lundi, 49 rencontres avaient nécessité la tenue d’un bris d’égalité cette saison, soit 19,21 % de l’ensemble des rencontres du calendrier.

469: Yanick Jean (Saguenéens) est désormais seul au cinquième rang des entraîneurs les plus victorieux de l’histoire avec 469 gains après avoir dépassé Benoît Groulx, qui a célébré à 467 reprises en saison régulière derrière le banc des Olympiques de Hull/Gatineau.