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François Arnaud joue dans «The Moodys», une nouvelle comédie sur Fox

François Arnaud joue dans «The Moodys», une nouvelle comédie sur Fox
Photo courtoisie, Jonathan Wenk/FOX

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Dans The Moodys, François Arnaud explore – avec succès – un genre qu’il avait peu exploité jusqu’ici : la comédie. « Au début, c’était intimidant », confie l’acteur au Journal. 

Présenté sur Fox, The Moodys brosse le portrait d’une famille (légèrement dysfonctionnelle) de Chicago à l’approche de Noël. François Arnaud y incarne Dan, un photographe qui revient chez ses parents (campés par Denis Leary et Elizabeth Perkins) pour passer cette période de l’année traditionnellement riche en soupers, partys et autres rassemblements qui peuvent rapidement dégénérer. 

Jay Baruchel (Goon, This is the End) interprète son frère Sean, un Tanguy incapable de garder un emploi, tandis que Chelsea Frei campe sa sœur Bridget, une avocate en pleine tourmente matrimoniale. Diffusé mercredi, le premier épisode d’une heure a rallié près de trois millions de téléspectateurs, selon les données préliminaires de Nielsen. 

« C’est vraiment mon genre d’humour, souligne François Arnaud en entrevue. Le ton est réaliste. Les confrontations, les vérités cachées... Les réunions de famille, c’est un terreau fertile pour tout ça... surtout quand on ajoute de l’alcool ! » 

Un peu nerveux 

Mieux connu pour ses rôles dans Midnight, Texas (surnaturel), The Borgias (historique), Blindspot (action) ou encore J’ai tué ma mère (drame), François Arnaud était quelque peu nerveux au début du tournage des Moodys, d’autant plus qu’il était entouré d’acteurs dotés d’une expérience de stand-up

« La comédie, c’est un registre auquel j’ai un peu moins touché », reconnaît le Québécois de 34 ans, soulignant au passage Les grandes chaleurs, ce film de Sophie Lorain qu’il avait tourné en 2008, fraîchement sorti du Conservatoire d’art dramatique de Montréal. 

« Avec The Moodys, je devais avoir envie d’un peu de légèreté ! poursuit celui qui habite à New York depuis quelques années. J’aimais l’intelligence du scénario, qui vient beaucoup de l’attention aux détails. Les personnages représentent des archétypes, mais on y croit. On peut s’identifier à eux. » 

François Arnaud décrit d’ailleurs Dan comme un jeune homme ambitieux qui peine à atteindre ses buts par manque de confiance en soi. 

« Il doute constamment. Il est toujours en train de s’autosaboter. C’est le plus intellectuel. Il dégage quelque chose d’un peu Woody-Allenien. Il tombe vite et fort en amour. Mais est-ce que c’est quelqu’un sur qui on peut compter ? Je ne sais pas. Ça reste à prouver. » 

Tournage à Montréal 

Fait à souligner, François Arnaud a tourné The Moodys à Montréal cet automne. La série, une adaptation d’une comédie australienne intitulée A Moody Christmas, pourrait connaître une suite, en fonction de l’accueil que recevront ses deux autres épisodes, qui seront présentés en rafale lundi et mardi à 21 h. 

« Le temps des Fêtes est utilisé comme prétexte, précise Arnaud. C’est plus une minisérie qui parle d’une rencontre de famille qu’une minisérie qui parle de Noël. On pourrait retrouver les Moodys en vacances ou dans n’importe quel autre cadre. Il y a du potentiel. » 

L’acteur tournera en français 

François Arnaud tournera de nouveau en français l’an prochain. Il jouera dans La switch, un film canadien du réalisateur d’origine polonaise Michel Kandinsky. 

Le long métrage raconte l’histoire d’un tireur d’élite de l’armée canadienne qui tente de retrouver une vie normale au nord de l’Ontario, dans son patelin d’enfance. La tâche s’avérera toutefois plus complexe que prévu. Pas facile de reprendre son travail de fermier une fois qu’on a été formé pour devenir une machine à tuer. 

« Il essaie de réintégrer sa communauté avec une bonne dose de stress post-traumatique », résume l’acteur. 

 Au travail en février 

La switch, qui sera tourné en février, marquera un retour au jeu en français pour François Arnaud, qui n’est apparu qu’au générique de deux films francophones depuis ses débuts dans Les grandes chaleurs et J’ai tué ma mère en 2009. 

Plus récemment, en 2016, il avait tenu l’affiche d’Origami du cinéaste québécois Patrick Demers, soit un an après avoir tenu un rôle dans Enragés, un thriller du réalisateur français Éric Hannezo.