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Un ex-collaborateur nazi perd la bataille pour sa citoyenneté canadienne

Helmut Oberlander
Photo courtoisie

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OTTAWA | Le plus haut tribunal du pays n’a pas voulu entendre la cause de Helmut Oberlander, accusé par le gouvernement d’avoir caché son passé nazi lorsqu’il est devenu citoyen canadien.

Résident de Waterloo, en Ontario, il a obtenu la citoyenneté canadienne en 1960. Mais depuis 1995, le gouvernement a déjà tenté à plusieurs reprises de révoquer sa citoyenneté. Il est toutefois parvenu à la conserver à chaque occasion en recourant aux tribunaux.

La dernière fois, le 20 juin 2017, Ottawa a révoqué par décret la citoyenneté de M. Oberlander pour la quatrième fois, au motif qu’il avait été complice de crimes contre l’humanité.

Le fédéral soutient qu'il a obtenu sa citoyenneté en dissimulant intentionnellement des informations concernant son passé, notamment sa collaboration avec un groupe d’extermination nazi lors de la Deuxième Guerre mondiale.

Maintenant âgé de 95 ans, Helmut Oberlander prétend n’avoir jamais épousé l’idéologie nazie et avoir été forcé de servir. Il a présenté son dossier à la Cour fédérale et celui-ci a été rejeté, le 7 novembre 2018, le tribunal concluant qu’il n’y avait aucune question grave de portée générale à certifier.

En avril dernier, la Cour d’appel fédérale a ordonné que l’avis d’appel de M. Oberlander soit retiré du dossier de la cour et que le dossier soit fermé.

Puis, jeudi, la Cour suprême a refusé d’entendre son dossier.

Selon le Simon Wiesenthal Centre, un groupe juif de défense des droits de l'Homme basé à Los Angeles, Helmut Oberlander aurait fait partie de l’unité Einsatzkommando 10a, qui serait responsable de la mort d’environ 23 000 civils, en majorité des juifs.