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Welcome-bienvenue

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Ainsi donc malgré le tapage anti-Québec dans le reste du Canada au sujet de la loi 21, celui-ci migre vers la Laide Province comme jamais ces dernières années. Le nombre de départs du «p’tit Québec» a été plus que compensé par les nouveaux venus. Mais je ne suis pas certain que ce soit une bonne nouvelle. 

Dans le deuxième trimestre de 2019, notre territoire aurait compté plus d’arrivées du Rest of Canada que de départs, apprenais-je lundi dans les pages économiques de ce journal. Un modeste bilan, il est vrai : 72. 

Pourquoi ce retournement au moment même où le Canada diabolise le Québec comme jamais depuis 1995? Il y a beaucoup d’interprétations possibles, mais une chose est sûre : ça se fait au détriment du français. 

English, please! 

Dans quelle langue vient-on vivre au Québec lorsqu’on arrive de l’Alberta, vous pensez ? En anglais ! Dans quelle langue les ex-Ontariens exigent-ils d’être servis par nos fonctionnaires aux yeux morts et à l’épine dorsale voûtée ? En anglais ! 

Pensez-vous que les ex-Saskatchewanais reçoivent des «factures» d’Hydro-Québec. Que non! Ils reçoivent des «bills» ou des «invoices». 

Cheap 

Quelques braves Acadiens ou Franco-Ontariens viennent fréquenter l’UQAM ou l’Université de Montréal, mais presque tout le contingent étudiant du Rest of Canada débarque ici pour la fameuse McGill ou Concordia ou Bishop. 

Ils ne viennent pas pour nous connaître, mais parce que nous sommes cheap

En raison de nos loyers qui sont moins chers qu’ailleurs et de nos frais de scolarité moins élevés, on vient s’éduquer ici pour une somme modique dans une bulle américano-anglo-canadienne sourde et aveugle à la réalité québécoise. 

Il est donc urgent que le cœur même de Montréal, son centre-ville, soit refrancisé énergiquement, son visage du moins, sans quoi, au bonjour-hi, il faudra rajouter le welcome-bienvenue. Puisque la Ricaneuse ne fera rien à ce sujet, c’est à Québec de prendre les grands moyens.