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Y l'ont-tu l'affaire les Américains!

Clifford Harris Jr.
Photo d'archives, WENN.com Clifford Harris Jr.

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Vantardise à propos de tests de virginité, restrictions d’accès à l’avortement... Ce qui se passe chez nos voisins du Sud donne froid dans le dos et provoque chez moi l’envie de crier haut et fort : «Y l’ont pas l’affaire, les Américains... en ce qui concerne les femmes!»   

Au cours des dernières heures, j’ai lu deux nouvelles en provenance des États-Unis qui me poussent à me questionner sur la prétendue «puissance» américaine. Ne serait-il pas plus juste de parler d’un sentiment d’impuissance profond de la part d’une partie des citoyens envers les femmes? Des citoyens d’un pays soi-disant évolué, qui osent jouer à la police sur toute la planète et qui ne trouvent rien de mieux à faire que d’utiliser des méthodes de contrôle envers la gent féminine dignes de pays arriérés en matière de droits de la personne?   

J’apprenais, en effet, cette semaine, que le rappeur Clifford Harris Jr. (surnommé T.I.) amène sa fille de 18 ans chez le gynécologue tous les ans afin de lui faire passer un test de virginité.  

Hey! Ce n’est pas un mollah obscur d’un pays tout aussi obscurantiste qui dit cela, mais bien une vedette du rap d’Atlanta, gagnant de trois Grammy et acteur!    

Heureusement, cette vantardise moyenâgeuse semble avoir dérangé aussi certains élus. L’État de New York devrait examiner dans les prochaines semaines un projet de loi interdisant les «tests de virginité».    

Restriction à l’avortement   

Cette semaine, on apprenait que 400 juristes américaines ont décidé de se prononcer publiquement dans l’explosif débat entourant l’avortement en osant avouer qu’elles avaient eu elles-mêmes recours à une interruption volontaire de grossesse (IGV), et ce, pour toutes sortes de raisons, qu’il s’agisse de causes médicales ou parce qu’elles étaient mineures, étudiantes, en début de leur carrière ou encore dans une relation toxique.   

Ces femmes, dont une ancienne juge de la Cour suprême de New York ou des professeures d’universités prestigieuses, font fi des représailles dont elles pourraient être victimes en dénonçant les restrictions entourant l’avortement.    

Entre le 1er janvier et le 5 juin 2019 seulement, 53 restrictions au droit à l’avortement ont été adoptées par différents États, selon l’Institut Guttmacher, un institut de recherche sur les droits reproductifs. C’est plus de 10 atteintes par mois!     

Si certains ont adopté l’idée que tout est tellement mieux aux États-Unis que chez nous, j’affirme haut et fort que sur le plan du respect des droits des femmes : «Y l’ont pas l’affaire, les Américains!»