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Décision payante

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Photo AFP

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NEW YORK | Probablement que plusieurs partisans se sont questionnés en voyant Nate Thompson sur la glace dans les derniers instants de la troisième période, quand le Canadien avait besoin d’un but pour la victoire. Claude Julien a gagné son pari.  

Il est facile de conclure que l’entraîneur-chef du Canadien l’a d’abord envoyé dans l’action dans une mission défensive plutôt que pour enfiler le but de la victoire. Julien n’a pas prétendu l’inverse, mais rien n’a été laissé au hasard dans sa prise de décision. 

« C’est l’un des centres sur lesquels on peut se fier si on a un dégagement refusé. Il fallait s’assurer d’avoir les bonnes personnes sur la glace à ce moment-là et c’est ce que j’ai fait avec Nate. En mettant Suzuki avec lui, on avait un centre et un droitier en même temps. Cousins a fait un bon jeu sur cette séquence. Ces gars-là n’étaient pas juste là pour protéger, mais pour aller gagner le match », a fait valoir Julien. 

Carey Price a aussi excellé en bloquant 29 tirs, dont quelques-uns peu commodes en deuxième période plus spécifiquement. Aux yeux du pilote, c’est non seulement le brio de Price, mais aussi le jeu défensif resserré devant lui qui a mené à la victoire. 

« C’est une bonne victoire sur la route quand tu ne donnes qu’un but. Le gardien a été bon, mais l’équipe devant lui aussi. En troisième période, on a fait du meilleur travail sur notre repli défensif. Ça nous a donné l’occasion de gagner un match serré. » 

Leadership salué 

Même dans la séquence noire du Canadien dans les dernières semaines, Claude Julien n’a jamais dévié de son discours. Il a toujours prétendu qu’il misait sur le leadership nécessaire dans le vestiaire pour redresser la situation et, vendredi, il estime que ce n’était qu’une autre preuve. 

Un bon exemple est survenu quand le jeune défenseur Otto Leskinen a mal paru à la ligne bleue en ratant une rondelle qui a permis à Brendan Smith d’aller marquer en échappée. Dans les instants suivants, Brendan Gallagher s’est chargé de remonter le moral de son coéquipier. 

« Ce n’était absolument pas de sa faute et c’était important qu’un vétéran lui dise de ne pas lâcher et qu’on allait se reprendre.  

«Ça fait longtemps que je le dis, même dans les moments difficiles, on a un bon groupe de joueurs. On a de bons leaders. C’est à cause du bon leadership que les gars sont prêts à se battre même si les résultats n’ont pas toujours été bons.» 

Commotion pour Kotkaniemi 

Avant la rencontre, Julien a par ailleurs confirmé l’information qui circulait déjà depuis quelques heures: Jesperi Kotkaniemi a bien subi une commotion cérébrale face à l’Avalanche, jeudi. 

«C’est les nouvelles qu’on a. On l’a envoyé à l’hôpital par précaution. Il est présentement retourné chez lui», s’est-il contenté de dire.