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Brady n’a pas dit son dernier mot

Tom Brady a déjà tenté 486 passes cette saison et n’a complété des touchés que sur 3,7 % d’entre elles, son plus bas pourcentage à cet effet en carrière.
Photo d'archives, AFP Tom Brady a déjà tenté 486 passes cette saison et n’a complété des touchés que sur 3,7 % d’entre elles, son plus bas pourcentage à cet effet en carrière.

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Aussi bien brûler le punch tout de suite. Personne ne lira, dans ces pages, que Tom Brady est fini et qu’il joue son année de trop. Mieux vaut se « planter » à ne pas déceler sa fin au bon moment que de se « planter » comme tant d’autres l’ont fait dans le passé en proclamant hâtivement que le quart-arrière des Patriots avait atteint sa date de péremption.

Ceci n’est donc pas une autre de ces chroniques apocalyptiques qui annoncent que Brady est, sans le savoir, dans les derniers pas de la longue marche vers son inévitable statut de mortel. Ça fait maintenant cinq ans que des observateurs se brûlent à ce jeu. Pas ici.

Non, Brady n’a pas dit son dernier mot. Oui, Brady peut encore rebondir et jouer comme lui seul sait le faire depuis deux décennies, surtout en décembre et en janvier.

Sauf qu’il y a une marge entre continuer de croire que Brady va retrouver ses moyens et affirmer qu’il n’a montré aucun signe de déclin. Le numéro 12 mérite le bénéfice du doute, mais cette saison, il ne joue plus comme la locomotive qui tire le train.

Des chiffres frappants

Si Brady a débuté la saison rondement à ses trois premiers matchs, c’est autre chose maintenant. Depuis la semaine 4, le maestro des Patriots se classe 30e au chapitre du pourcentage de passes complétées, lui qui a toujours été régulier comme un métronome à cet effet.

Il est également 30e chez les quarts-arrières pour les verges par tentative de passe et 29e pour le coefficient d’efficacité (rating). Le voilà d’ailleurs au cœur de sept matchs consécutifs avec un coefficient inférieur à 100, lui qui n’avait jamais connu une telle séquence au préalable.

Toujours depuis la semaine 4, selon ESPN, l’offensive qu’il dirige ne produit que 1,69 point par possession. Autrement dit, dans les 10 dernières semaines, l’attaque des Patriots produit moins de points par possession que celle des Dolphins (1,73) et se classe au 24e rang dans la NFL.

Certains diront que Brady et l’offensive des Patriots ne traversent qu’un mauvais moment et que ça arrive dans les meilleures familles. Mais quand la mauvaise passe dure 10 semaines, c’est troublant.

Une équipe différente

Les Patriots étant les Patriots, les attentes des partisans devenus gâtés et des observateurs devenus habitués sont parfois démesurées. Ils ont beau pavaner avec une fiche de 10-2, plusieurs les reluquent actuellement avec dégoût comme s’ils avaient la lèpre.

Les problèmes de Brady peuvent être attribuables à divers facteurs. Les blessures sur la ligne offensive des Patriots en sont un, eux qui en sont notamment à leur troisième centre.

Brady s’accroche aussi plus longuement qu’à son habitude au ballon parce que ses receveurs peinent à se défaire de leur couverture. En dehors de Julian Edelman, la confiance ne règne pas pour tenter des passes contestées en pleine circulation.

Le départ à la retraite de Rob Gronkowski a privé Brady d’une cible de choix et le jeu au sol d’un bloqueur hors pair. Ce même jeu au sol ne génère que 3,5 verges par portée (29e rang) et souffre aussi de la perte du centre-arrière James Develin.

Cela étant dit, il faut cesser de sanctifier Brady. La qualité de son jeu n’est pas la même que dans les dernières années et il s’agit aussi d’un facteur important dans les problèmes offensifs des Patriots.

Cependant, un quart-arrière vraiment fini, érodé par le poids des années, ce n’est pas Tom Brady et ses 18 passes de touchés contre six interceptions. Un quart fini, c’est Peyton Manning en 2015, avec ses neuf touchés et 17 interceptions.

Les Broncos, il y a quatre ans, avaient été jusqu’au bout malgré Manning. Les Patriots sont encore des prétendants logiques aux grands honneurs avec Brady et non malgré lui. Il montre peut-être ses premiers signes de ralentissement, mais le réservoir n’est pas à sec.

SEMAINE 14

*Jeudi* 

Dallas à Chicago Mon choix: COWBOYS

*Dimanche* 

Caroline à Atlanta (13 h) Mon choix: FALCONS

Indianapolis à Tampa Bay (13 h) Mon choix: COLTS

Miami à NY Jets (13 h) Mon choix: JETS

San Francisco à La N.-Orléans (13 h) Mon choix: 49ERS

Detroit au Minnesota (13 h) Mon choix: VIKINGS

Denver à Houston (13 h) Mon choix: TEXANS

Baltimore à Buffalo (13 h) Mon choix: RAVENS

Cincinnati à Cleveland (13 h) Mon choix: BROWNS

Washington à Green Bay (13 h) Mon choix: PACKERS

LA Chargers à Jacksonville (16 h 50) Mon choix: JAGUARS

Pittsburgh en Arizona (16 h 25) Mon choix: STEELERS

Tennessee à Oakland (16 h 25) Mon choix: RAIDERS

Kansas City en N.-Angleterre (16 h 25) Mon choix: CHIEFS

Seattle à LA Rams (20 h 20) Mon choix: SEAHAWKS


*Lundi*

NY Giants à Philadelphie (20 h 15) Mon choix: EAGLES


*Résultats*

La semaine dernière : 10 en 16 (62,5 %)

Total cette saison : 116 en 192 (60,4 %)

 

Panthers de la Caroline (5-7) vs Falcons d’Atlanta (3-9)

EN MODE TRANSITION

Les Panthers ont surpris la NFL en remerciant leur entraîneur Ron Rivera cette semaine. C’est le coordonnateur défensif Perry Fewell qui assure la transition et la philosophie ne sera pas différente avec une défensive qui attaque le quart-arrière à outrance. Et justement, les Falcons n’arrivent pas à solutionner leurs lacunes en protection avec 40 sacs concédés. Le receveur Julio Jones sera de toutefois de retour pour les Falcons et facilitera la tâche de Matt Ryan sous pression. Atlanta par 5

Colts d’Indianapolis (6-6) vs Buccaneers de Tampa Bay (5-7)

MINUIT MOINS UNE

Les Colts doivent vite retrouver le droit chemin, au risque de voir leurs espoirs de faire les séries s’envoler. Face aux Bucs, il n’y a pas de grand secret. Ces derniers, en défensive, sont deuxièmes contre le jeu au sol, mais 31e contre la passe. Selon toute vraisemblance, le quart Jacoby Brissett aura donc le match entre les mains. Pas rassurant vu ses dernières performances, mais il a pourtant connu un bon début de campagne. C’est le moment de se relever. Indianapolis par 3

Dolphins de Miami (3-9) vs Jets de New York (4-8)

INSAISISSABLES JETS

Pour bien comprendre les Jets, il faut être titulaire d’un post doctorat en médecine nucléaire. Et encore... Il est devenu désespérant d’essayer, par le biais de recherches et d’analyses, de tenter de prédire leur rendement d’une désolante instabilité. L’attaque, qui semblait prendre du mieux récemment, a été catastrophique face aux pauvres Bengals dimanche. Les Jets ont perdu leur duel face aux Dolphins en début de saison et ne revivront pas le même affront. Peut-être... New York par 6

49ers de San Francisco (10-2) vs Saints de La Nouvelle-Orléans (10-2)

ENCORE UNE GROSSE COMMANDE

Après des duels successifs contre des formations parmi la crème en Green Bay et Baltimore, ce n’est pas demain que les 49ers auront du lousse au bruyant domicile des Saints. Chez les Saints, au contraire, il n’y a pas eu d’affrontement contre une équipe gagnante depuis la semaine 3. Les Saints forment une fantastique machine, mais ils n’ont pas été physiquement agressés comme ils risquent de l’être par le jeu au sol dominant et le front défensif redoutable des 49ers (45 sacs). Un choc à ne pas manquer! San Francisco par 1

Lions de Detroit (3-8-1) vs Vikings du Minnesota (8-4)

MARGE DE MANŒUVRE RÉDUITE

La défaite face aux Seahawks de lundi dernier fait en sorte que les Vikings s’accrochent au sixième et dernier rang qui donne accès à une place en séries dans la conférence. Les Rams leur soufflent dans le cou et ainsi, ils ne peuvent se permettre de regarder les Lions de haut. Le match est dans leur stade, où ils n’ont pas perdu cette saison (5-0). Malgré sa blessure, Dalvin Cook devrait être en uniforme et galoper allègrement. Et s’il devait s’absenter, Alexander Mattison ferait le boulot. Minnesota par 13

Broncos de Denver (4-8) vs Texans de Houston (8-4)

GROS TEST POUR LOCK

Dimanche dernier, le quart recrue des Broncos, Drew Lock, remportait son premier départ en carrière. Mais la tâche s’annonce plus ardue face aux Texans. La défensive des Texans a beau être 28e en termes de verges accordées contre la passe, mais l’attaque a les munitions pour marquer beaucoup de points. Les receveurs Will Fuller et Kenny Stills sont des menaces en zone profonde, tandis que DeAndre Hopkins attire toute l’attention. Les Broncos résisteront un moment, mais ne marqueront pas assez de points. Houston par 10

Ravens de Baltimore (10-2) vs Bills de Buffalo (9-3)

UN DUEL DE DURS

Voilà un deuxième duel de suite pour les Ravens qui s’annonce physique à souhait dans les tranchées. Les Ravens sont de loin les meilleurs de la ligue par la course avec une moyenne ridicule de 207,8 verges par match, mais les Bills ne font pas figure d’enfants pauvres au cinquième rang avec une moyenne de 137,9 par rencontre. À Buffalo, il n’est jamais commode de gagner en décembre, mais les Ravens sont construits pour gagner même au Groënland s’il le faut. Baltimore par 8

Bengals de Cincinnati (1-11) vs Browns de Cleveland (5-7) 

BATAILLE DE L’OHIO

Une bonne vieille bataille entre les deux rivaux de l’état! Les Browns sortiront sans doute l’artillerie lourde, entre Nick Chubb et Kareem Hunt, qui malgré des opportunités limitées, fait très bien lorsqu’il touche au ballon. Surtout que les Bengals, malgré un fort match défensif dimanche dernier, se font déchirer au sol semaine après semaine. Il est sans doute trop peu trop tard pour les Browns et reste à voir si les joueurs auront abandonné, mais ce match leur appartient. Cleveland par 7 

Redskins de Washington (3-9) vs Packers de Green Bay (9-3) 

JAMAIS DEUX SANS TROIS?

Est-ce que, vraiment, les Redskins peuvent remporter trois matchs de suite? Pas à Green Bay contre une équipe qui mise sur Aaron Rodgers et des secondeurs extérieurs qui se feront un plaisir de harceler le jeune Dwayne Haskins. Cela dit, les Packers concèdent 4,7 verges par portée à leurs rivaux cette saison, ce qui leur vaut le 27e rang. Il s’agit clairement d’une lacune qui pourrait leur faire mal en janvier. Un bon pas serait d’abord de freiner Derrius Guice et Adrian Peterson. Green Bay par 14

Chargers de Los Angeles (4-8) vs Jaguars de Jacksonville (4-8) 

LE RETOUR DE MINSHEW

On l’écrivait dans ces pages le weekend dernier, les Jaguars s’entêtaient à donner le ballon à Nick Foles en raison de son salaire et non de son jeu. Ils ont retrouvé la raison et s’en remettent finalement au jeune Gardner Minshew, qui devrait bien faire contre une défensive qui concède un taux de 69,9% de passes complétées. Les deux équipes ne jouent que pour la fierté à ce stade-ci de la saison, mais Minshew, lui, se bat pour le poste de quart partant l’an prochain. Jacksonville par 2

Steelers de Pittsburgh (7-5) vs Cardinals de l’Arizona (3-8-1) 

ENCORE LE CANARD

Devlin Hodges, dit le «Canard», conserve son poste de partant, après qu’il ait savouré la victoire à ses deux seuls départs. Ce qui joue à son avantage cette semaine, c’est que les Cardinals sont une véritable passoire en défensive. Hodges a développé une belle chimie avec le receveur James Washington, qui semble enfin atteindre son potentiel en l’absence de JuJu Smith-Schuster, toujours un cas incertain. Attention, on le répète, les Steelers s’abaissent souvent au niveau de leurs rivaux. Pittsburgh par 4

Titans du Tennessee (7-5) vs Raiders d’Oakland (6-6)

GARE AU «BLACK HOLE»

Sur papier, on a affaire avec les Titans, une équipe en pleine ascension et dont l’attaque est devenue efficace autant par la passe que par la course avec un Derrick Henry en feu. On a aussi affaire à des Raiders en déroute après deux dégelées de suite par 31 points. Pourquoi donc opter pour les Raiders? Parce qu’ils retrouvent leur «Black Hole» adoré, le stade où ils jouent pour la dernière année et où ils sont 4-1 cette saison. Et aussi un peu parce que les Titans sont dus pour décevoir. Oakland par 1

Chiefs de Kansas City (8-4) vs Patriots de la Nouvelle-Angleterre (10-2)

MATCH REVANCHE ATTENDU

Voilà un match revanche fort attendu de la dernière finale de la conférence américaine, remporté en prolongation par les Patriots en janvier dernier. Chez les Patriots, l’attaque est tellement au neutre que la défensive passe trop de temps sur le terrain. Résultat, la fatigue s’est faite sentir dernièrement, surtout contre Houston et ses receveurs explosifs. Les Chiefs misent justement sur quelques marchands de vitesse. En décembre à Foxborough, les Pats sont 25-1 face aux équipes de l’AFC depuis 16 ans. Surprise en vue! Kansas City par 4

Seahawks de Seattle (10-2) vs Rams de Los Angeles (7-5)

MATCH DE LA DERNIÈRE CHANCE

Pour les Rams, ça sentira vraiment la fin s’ils échappent un deuxième match cette saison face aux Seahawks. Il faut prévoir un affrontement corsé, six des neuf derniers duels entre les deux rivaux de division s’étant soldés par des écarts de sept points ou moins. Les Rams, avec une victoire et une défaite des Vikings face aux Lions, se retrouveraient en position de faire les séries, mais c’est beaucoup demander à une équipe qui est 1-4 face aux clubs gagnants cette saison. S’ils continuent de nourrir Todd Gurley, sait-on jamais... Seattle par 3

Giants de New York (2-10) vs Eagles de Philadelphie (5-7)

ELI LE REVENANT

Puisque le quart-arrière recrue des Giants, Daniel Jones, est blessé, revoilà Eli Manning. Le vétéran en sera à son premier départ depuis la semaine 2 et voudra laisser bonne impression. Contre la tertiaire des Eagles que tous prennent un plaisir à abuser, tout est possible. Mais s’il y a une seule bonne nouvelle dans la dernière débâcle des Eagles face aux Dolphins dimanche dernier, c’est que l’attaque aérienne semble ressuscitée. On a vu des lundis soirs plus enlevants dernièrement. Philadelphie par 10