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Caisse de dépôt: Roland Lescure ne succédera pas à Sabia

Caisse de dépôt du Québec
Photo Agence QMI, Jocelyn Malette Roland Lescure, député français

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L’ex-numéro 2 de la Caisse de dépôt et placement, Roland Lescure, n’en sera pas le prochain PDG. L’ancien bras droit de Michael Sabia ferme catégoriquement la porte à un retour, en entrevue au Journal

Plusieurs ont vu un clin d’œil à M. Lescure lorsque le premier ministre François Legault a affirmé que le prochain président et chef de la direction de la Caisse de dépôt et placement du Québec ne devait pas obligatoirement être Québécois.

L’ex-premier vice-président et chef des placements de la Caisse a quitté l’institution en 2017 pour devenir député en France. Il est aujourd’hui président de la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale française. 

« Hors de question »

Quoi qu’il en soit, M. Lescure a soutenu en entrevue qu’il est « hors de question » pour lui de chercher à succéder à Michael Sabia, qui a annoncé à la surprise générale qu’il quittera la direction de la Caisse en février prochain.

« Il y a 2 ans, j’ai fait un saut personnel et professionnel », dit-il. « J’ai quitté un job que j’adorais à la Caisse pour me lancer en politique. C’est un mandat de cinq ans, et il est hors de question pour moi d’abandonner en milieu [de mandat]. Je reste évidemment très attaché à l’institution qu’est la Caisse. Ça restera une de mes plus belles expériences professionnelles », confie-t-il. 

« Je souhaite plein de bonnes choses à cette institution dont le Québec peut être fier, mais ce sera sans moi », ajoute-t-il. 

Il ajoute ne pas vouloir offrir de conseils à celui ou celle qui succédera à M. Sabia à l’hiver.

Taxe GAFA, taxe Champagne ?

Ces jours-ci, le député est fort occupé avec la taxation des géants d’internet. C’est que Paris et Washington sont à couteaux tirés concernant la « Taxe GAFA » (Google, Amazon, Facebook, Apple) imposée par la France. 

L’administration Trump a menacé lundi de surtaxer « jusqu’à 100 % » l’équivalent de 2,4 milliards $ de produits français, dont des champagnes, fromages et cosmétiques. 

« C’est difficile [avec Trump] de savoir si on a vraiment avancé, ou si c’est un pas en avant pour mieux en faire deux en arrière. J’avais l’impression qu’on avait une compréhension mutuelle de ce qu’on allait faire », dit-il. Il se réjouit que le Canada souhaite emboîter le pas à la France dans ce dossier, de concert avec les 30 autres membres de l’OCDE.