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Camila Cabello sera donc la «Grinch» des Fêtes 2019

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Alors que la presque totalité de ses congénères se découvre une inspiration sans borne pour la gadoue, les atocas et les hymnes de Noël, la chanteuse pop Camila Cabello n’en fait qu’à sa tête avec Romance, un deuxième LP aux antipodes des Fêtes... à moins que votre plan pour la fin d’année soit d’être enroulé dans un ruban de Möbius où les béguins et les ruptures amoureuses se multiplient en boucle, évidemment.

Camila Cabello

Photo Courtoisie

★★★½

Romance

L’année dernière, Camila Cabello était acclamée pour son mariage adroit d’influences latines et de pop du moment retrouvé sur son premier album. Le succès incontournable de Havana en témoigne... et est sûrement lié à l’association auprès du grand public, d’ailleurs.

Ici, Cabello évite l’étiquetage en levant le pied sur la pédale. Outre Should’ve Said it, le duo avec Shawn Mendes Señorita, voire la ballade Feel It Twice, les racines cubaines de l’artiste pointent à peine, laissant davantage place à de la pop diablement accrocheuse, sans être bébête.

Il faut dire que l’interprète a recruté, pour Romance, des collaborateurs de la trempe de l’auteure Ali Tamposi (à qui l’on doit Havana, justement), Justin Tranter (qui a signé des textes pour Britney Spears et Linkin Park, notamment) et le compositeur Jeremy Zuckerman (à qui l’on doit moult trames sonores de spectacles de danse moderne). Un équipage dépareillé, donc, mais qui fait front avec une sélection intéressante de mélodies pas piquées des vers.

Le hic...

Camila Cabello fait fi d’un réflexe, mais rentre également dans les rangs avec Romance, un album plus près de ce que ses consœurs et confrères pop font de nos jours (outre de la musique des Fêtes, évidemment).

Sans rendre l’œuvre moins pertinente, elle s’avère tout de même moins « unique » en son genre, malheureusement. Ceci étant dit, Romance demeure une agréable surprise de fin d’année.

DAMIEN ROBITAILLE

Photo Courtoisie

★★★

Bientôt ce sera Noël

L’auteur-compositeur-interprète et crooner humoristique à ses heures semble entre deux chaises avec cet album des Fêtes. D’un côté, il se donne à fond avec un LP de pièces originales sur fond de musiques ciselées (l’œuvre n’a pas été envisagée sur un coin de table et ça s’entend). De l’autre, Robitaille pointe tout de même un pied vers la sortie avec un second degré qui ne s’avère pas si drôle au final et qui nuit à l’intention première : faire un bon disque de Noël qui s’assume. Satisfaisant toutefois. 

IAN KELLY 

Photo Courtoisie

★★★

Sous la glace

L’auteur-compositeur-interprète folk pop local, lui, opte pour une approche plus hivernale pour cette parution de décembre : un maxi de quatre pièces (dont un remix electro planant aussi inattendu que surprenant). Outre une réalisation tellement lisse qu’il est impossible de s’y accrocher, Sous la glace est un EP plus chaleureux que son titre peut le laisser entendre. En concert, ça doit cartonner, mais sur disque, toutefois, on dirait que c’est davantage destiné aux radios FM qu’aux mélomanes amateurs de folk. Pour fans surtout.

CHANTAL KREVIAZUK

Photo Courtoisie

★★½

Christmas Is A Way Of Life, My Dear

Bien que l’œuvre se veut festive, sans prétention et un « trip de gang » (Kreviazuk chante notamment avec son époux, mais aussi leur fils), Christmas Is A Way Of Life, My Dear demeure une production endisquée, distribuée par une étiquette majeure et accompagnée d’une tournée des Fêtes de surcroît. Bref, elle n’est pas à l’abri des critiques et, malheureusement, Christmas Is A Way Of Life, My Dear ne se distingue pas du lot actuel. 

COUP DE COEUR 

SARAH TOUSSAINT-LÉVEILLÉ

Photo Courtoisie

★★★★

La solitude des flocons

Il y a quelques semaines, l’autrice-compositrice-interprète mettait la table à l’hiver avec un mini-album qui se veut également un baume pour les cœurs esseulés en cette fin d’année. Au programme : des pièces pop planantes souvent pianotées (pour les amateurs de comparaisons : les fans de Klô Pelgag et de Sharon Van Etten vont adorer). Outre une chanson de Noël en anglais qui fait hétérogène (la poésie de l’artiste s’y impose moins, tout simplement), La solitude des flocons s’avère particulièrement rassembleur.