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Conflit de travail à Drummondville: le syndicat des chauffeurs de transport en commun accuse la Ville

Conflit de travail à Drummondville: le syndicat des chauffeurs de transport en commun accuse la Ville
Photo courtoisie

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DRUMMONDVILLE – Des chauffeurs du service de transport en commun de Drummondville déplorent «l'attitude» et «le parti pris» de la Ville qui, de son côté, dénonce une prise en otage des usagers, après le lock-out décrété vendredi par son mandataire Multi-Transports Drummond.  

Le Syndicat des travailleurs de Multi-transports (CSN) a dénoncé vendredi l’utilisation par Multi-Transports Drummond, sous-traitant de la Ville de Drummondville, d'un «bazooka pour tuer une fourmi».   

C’est la grève tenue jeudi par les chauffeurs qui aurait mis le feu aux poudres.   

«Nos membres ont eu toute une surprise en arrivant au travail [vendredi] matin: une porte barrée, un stationnement vide et des patrons absents», a soutenu dans un communiqué le président du syndicat, Gilbert Bondu.   

Depuis jeudi, il n'y a donc pas de service de transport en commun ni de taxibus dans la plus importante ville du Centre-du-Québec.   

Le syndicat ne s’explique pas l’utilisation du recours au lock-out, estimant que «la différence entre nos demandes et la dernière offre patronale n'est pas énorme et qu'on croyait qu'une entente pourrait survenir à court terme».   

Depuis, les syndiqués ont d’ailleurs voté à l'unanimité pour un mandat de grève générale illimitée.   

La Ville a de son côté dénoncé «vigoureusement l’interruption de service de son réseau de transport en commun», tout en soutenant que «son champ d’action est restreint».   

Drummondville a invité le syndicat et la partie patronale à négocier de bonne foi, espérant «un règlement du conflit dans les plus brefs délais».   

Le syndicat estime toutefois que la Ville s'en lave les mains et a indiqué que «ce mépris de la Ville pour les travailleurs qui offrent un service essentiel à la population est incompréhensible».   

«Quand le syndicat a déclenché une grève d'une seule journée, la Ville a porté plainte au Tribunal administratif du travail», a ajouté Jean-Pierre Bourgault, vice-président et trésorier de la Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN).